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Carte Polynésie française

Polynésie française

Les île de la Société

Ayant prévu de passer quatre semaines en Polynésie française, nous devions choisir, parmi les 118 îles de l'archipel, celles que nous allions visiter. Notre choix s'est porté vers les îles ayant un paysage de montagne, plutôt que les îles exclusivement coralliennes et nous avons opté pour les îles de Tahiti, Raiatea, Tahaa, Maupiti, Bora-Bora et Moorea.

Nous avons choisi de ne réserver que les deux premières nuits sur l'île de Tahiti, ainsi que les nuits sur l'île de Maupiti. Pour les autres îles, nous chercherons les hébergements directement sur place. Nous avons également réservé deux voitures de location sur les îles de Tahiti et Moorea.

Lieux visités

Îles Les visites
Tahiti Jardins d'Eaux de Vaipahi - Le Trou du Souffleur - Belvédère du Tahara'a - L'intérieur de l'île - Papeete
Raiatea Marae de Taputapuātea - Pain de sucre de Fareatai - Uturoa - Les motus - L'intérieur de l'île
Tahaa Les fermes perlières - Patio - La culture de la vanille - Le lagon et les motus
Maupiti Plage de Tereia - Le lagon et les motus - La route circulaire - Mont Teurafaatiu
Bora-Bora Vaitāpē - Plage de Matira - Le lagon - L'intérieur de l'île
Moorea Baie Cook & Baie d'Ōpūnohu - Vallée d'Ōpūnohu - Les traditions polynésiennes - Sortie en mer - Les plages publiques

Présentation

La Polynésie regroupe un grand nombre d'îles situées dans l'Océan Pacifique. Certaines sont américaines (Hawaï), chiliennes (Ile de Pâques), françaises... D'autres sont indépendantes. Dans ce récit, nous ne présentons que la partie française que l'on appelle tout simplement "Polynésie française".

Le nom de "Tahiti" est souvent confondu avec la Polynésie française, alors qu'il ne s'agit que d'une île parmi les 118 îles que compte l'archipel français. 2 500 km séparent les îles les plus éloignées. Les îles de la Polynésie française sont rassemblées en 5 groupes (5 archipels) : l'Archipel de la Société, l'Archipel des Australes, l'Archipel des Tuamotu, l'Archipel des Gambier et l'Archipel des Marquises. On les appellera également : Iles de la Société, Iles Australes, Iles Tuamotu, Iles Gambier et Iles Marquises.

Pour ce voyage, nous nous cantonnerons à l'archipel de la Société, qui englobe Tahiti et les îles alentours. L'archipel de la Société est subdivisé en deux sous-groupes : les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent. Les îles du Vent englobent les îles de Tahiti, Moorea, Tetiaroa, Maiao et, à l'extrême Est, Mehetia ; tandis que les îles Sous-le-Vent comprennent Bora-Bora, Huahine, Maupiti, Raiatea, Tahaa et, à l'extrême Ouest, Manuae, Maupihaa et Motu One.

La Polynésie française fait rêver bon nombre de voyageurs, mais malheureusement, l'éloignement et le coût élevé du voyage sont des éléments qui peuvent dissuader certains touristes d'entreprendre un séjour dans ces îles. La Polynésie est une COM (Collectivité d'Outre-Mer) située en plein Océan Pacifique, à 18 000 km de la France métropolitaine. Ici, la monnaie nationale n'est pas l'Euro mais le Franc Pacifique.

Argent

La monnaie en Polynésie française est le Franc Pacifique (ou simplement Franc). Le Franc Pacifique est utilisé dans les CFP (Collectivités Françaises du Pacifique) dont la Polynésie française fait partie. On appelle le Franc Pacifique également Franc CFP. Le Franc Pacifique est codifié XPF (parfois CFP). La République française reconnait donc, en plus de l'Euro, le Franc Pacifique, son taux de change étant fixé sur l'Euro (1 EUR = 119,33 XPF). Sur place, il n'y a aucune difficulté pour changer des Euros ou faire des retraits de Francs avec sa carte de crédit. Attention car les distributeurs de billets se trouvent uniquement sur les îles les plus peuplées (Tahiti, Moorea, Bora-Bora, Raiatea, etc.). Les hôteliers, les agences ainsi que les loueurs acceptent généralement aussi les Euros.

Seules 67 îles (sur les 118) sont habitées par 270 000 habitants qui parlent le français et le polynésien.

Les langues en Polynésie française

La langue officielle est le français, mais la langue polynésienne y est également pratiquée. De nombreuses variantes existent comme le tahitien et le marquisien. Voici quelques exemples de mots en langue tahitienne : « Bonjour » se dit « Ia ora na » ; « Merci » se dit « Māuruuru », prononcé « Maourourou » ; « Au revoir » se dit « Nānā » ; « Bon appétit » se dit « Tama'a Maita'i ». D'autres langues polynésiennes existent à l'extérieur de la Polynésie française comme le rapa, le tongien ou encore le hawaïen.

Pour les locaux, les français qui viennent de métropole sont des « popa'a », signifiant « roussi » en polynésien, désignant ainsi les premiers colons dont la peau était rougie par les coups de soleil.

Les îles se classifient en 2 catégories : les îles coralliennes et les îles montagneuses. Certaines îles montagneuses sont parfois bordées de plages de sable noir , alors que d'autres sont entourées d'une ceinture formée par une barrière de corail. Les îles coralliennes sont, quant à elles, plates et dépourvues de montagnes (celles-ci ayant disparu) car il ne reste plus que la barrière de corail. Les îles coralliennes sont également appelées "atoll".  La présence d'une barrière de corail permet de casser les grandes vagues venues du large en formant un lagon aux eaux calmes et peu profondes. Ce sont les résidus de la barrière de corail qui créent les plages de sable blanc. Sur les barrières de corail se trouvent parfois des îlots appelés "Motu".

Les îles de la Société sont montagneuses et entourées d'une barrière de corail, ce qui leur confère un charme tout particulier qui représente bien la Polynésie française (montagne acérée au centre de l'île entourée d'un lagon, le tout cerclé par une barrière de corail). Parmi les îles de la Société, l'île de Bora-Bora, avec son magnifique lagon et ses bungalows sur pilotis, est l'île la plus touristique de la Polynésie française.

Les îles des Tuamotu sont, quant à elles, des îles coralliennes. Ces îles paradisiaques plates, qui sortent d'à peine quelques mètres de l'eau, sont idéales pour les fans de plongée en bouteille ! Rangiroa est la destination la plus connue des Tuamotu.

Quant aux majestueuses îles des Marquises à la végétation luxuriante et aux montagnes escarpées, elles sont dépourvues de véritable barrière de corail. Il s'agit des plus jeunes îles de la Polynésie française.

La pratique de la plongée et du PMT (Palmes, Masque et Tuba ou "snorkeling") pourra s'effectuer depuis toutes les îles.

Histoire

Les îles polynésiennes sont nées d'une intense activité volcanique il y a environ 60 millions d'années. Leur formation s'est effectuée de la sorte : un volcan surgit de la mer, celui-ci cesse son activité, une barrière de corail se forme autour du volcan, le volcan s'érode et disparaît petit à petit pour laisser la place à un grand lagon central entouré d'une barrière de corail qui grandit toujours plus. Le corail est vivant et poursuit sa croissance au fil du temps.

Il semblerait que la Polynésie ait été peuplée, durant le 1er siècle de notre ère, par des habitants en provenance du sud-est asiatique.
Tahiti fut ensuite découverte en 1767 par l'explorateur britannique Samuel Wallis ; en 1768, le navigateur et explorateur français Louis-Antoine de Bougainville y débarqua à son tour ; puis se fut James Cook (navigateur, explorateur et cartographe britannique) en 1769.
Au 13e siècle naît la Dynastie des Pomare, de l'alliance entre un chef de Tahiti et les anglais ; des missions britanniques se mettent alors en place à Moorea.
La France implante ses colonies en Polynésie à partir de 1840. Puis, en 1880, Pomare V (fils de la Reine de Tahiti Pomare IV, 5e et dernier roi de la dynastie des Pomare) accepte de céder Tahiti à la France. Elle devient ainsi partie intégrante des EFO, les Etablissements français d'Océanie.
En 1946, les EFO passent du statut de colonie à celui de Collectivité française d'outre-mer (COM) et le code postal "987" leur est attribué ; en 1957 naît la Polynésie française.
A partir de 1962, elle devient "centre d'expérimentation" avec des essais nucléaires qui débutent en 1966 et cesseront définitivement en 1997.
La reconnaissance officielle des dégâts causés par les essais nucléaires aura lieu en 2010.
En 2014, Edouard Fritch devient le nouveau Président du Gouvernement de la Polynésie française.

L'aller

Notre vol, en provenance d'Auckland (Nouvelle-Zélande), atterrit de nuit et sous la pluie sur l'aéroport de Tahiti (vol aller/retour Auckland - Papeete à 572 EUR TTC avec Air Tahiti Nui ; siège avec beaucoup d'espace ; écran individuel de très bonne qualité ; service impeccable ; bon repas ; 5h05 de vol ; réservé à partir de notre comparateur de billets d'avion (cité dans le 19:45 d'M6) ).

Billet d'avion pour la Polynésie française

L'aéroport international de la Polynésie française se trouve sur l'île de Tahiti et se nomme "Tahiti Faa'a". Il se trouve à proximité de la ville de Papeete. Il y a environ 19h de vol depuis la France métropolitaine et au plus bas, les tarifs débutent à environ 1 200 EUR TTC aller-retour pour un Paris - Papeete. Parmi les compagnies aériennes qui desservent l'île depuis la France, on note Air France et Air Tahiti Nui.

En arrivant de Nouvelle-Zélande, notre vol a passé la ligne de changement de date.

Ligne de changement de date

La ligne de changement de date est une ligne imaginaire qui relie les deux pôles en passant par le Détroit de Béring et coupe ainsi l'Océan Pacifique en deux. A gauche (à l'Ouest) de la ligne il y a toujours 1 jour de plus qu'à droite (à l'Est) de la ligne. Un phénomène curieux mais logique et obligatoire pour le bon fonctionnement des fuseaux horaires. Cette ligne n'est pas droite et zigzague entre les îles du Pacifique qui ont le choix d'être placées à l'Ouest ou à l'Est de cette ligne, en fonction des échanges commerciaux qu'elles privilégient. Pour les touristes arrivant de France, cette ligne sera traversée seulement si votre vol part vers l'Est (vers l'Asie).

Ainsi, nous sommes partis de Nouvelle-Zélande, située à l'Ouest de la ligne, puis nous avons atterri, 5h05 plus tard, à Tahiti, située à l'Est de la ligne : nous avons dû reculer nos montres de 22h, ce qui provoque un recul de 1 jour ! Concrètement, nous avons décollé d'Auckland le dimanche 14 septembre à 14h40 et avons à Tahiti le samedi 13 septembre à 21h45 !!! Résultat, nous avons passé deux samedis soir 13 septembre consécutifs. Où étions-nous dans la nuit du 13 au 14 septembre ? Nous étions à la fois à Auckland et à Papeete !!! Donc attention à vos réservations d'hébergements ! Dans notre exemple, nous avions un logement réservé à Auckland pour la nuit du samedi 13 septembre, mais également un logement réservé à Tahiti pour cette même nuit du samedi 13 septembre !

Entrée et Visa

Pour les ressortissants français et pour les séjours inférieurs à 3 mois, une carte d'identité ou un passeport en cours de validité suffit pour venir en Polynésie française. Attention toutefois, car de nombreux vols font escale aux Etats-Unis ! Dans ce cas, il vous faudra obligatoirement un passeport, ainsi qu'un visa ou une autorisation d'exemption de visa (ESTA). Information actualisée en 2017.

Après avoir atterri, nous nous retrouvons dans le hall de l'aéroport de Papeete, sur l'île de Tahiti. Les notes d'un ukulélé (prononcer « youkoulélé »), cette petite guitare qui rythme les danses et chants polynésiens, parviennent à nos oreilles : une magnifique danseuse tahitienne, parée du costume traditionnel, nous adresse un large sourire en signe de bienvenue : ça y est, nous sommes en Polynésie !!!


L'île de Tahiti

Tahiti

Pour nos premiers pas en Polynésie, nous avons choisi de nous poser deux jours sur l'île de Tahiti et avons réservé deux nuits en chambre d'hôtes chez Géraldine, une métropolitaine installée à Papeete depuis quelques mois. A la sortie de l'aéroport, nous sommes accueillis par Géraldine qui passe à nos cous le célèbre collier de fleurs de tiaré ! Le temps de passer chez Europcar prendre notre voiture de location (réservée depuis la France ; 124 EUR pour 2 jours), nous suivons la voiture de Géraldine jusqu'à son domicile.

Où dormir à Tahiti

Loger à Tahiti est facile. On y trouvera des hôtels, des farés (habitation traditionnelle) et des chambres d'hôtes. C'est certainement à Tahiti que l'on trouvera les chambres d'hôtes les moins chères de la Polynésie française (à moins de 50 EUR la nuit). Nous avons passé 2 nuits lors de notre arrivée + 1 nuit avant notre départ chez Géraldine qui propose une chambre d'hôte (excellent accueil ; belle grande chambre fonctionnelle ; grande salle de bains ; très propre ; WiFi gratuit ; 60 EUR/nuit ; malheureusement, Géraldine a arrêté son activité depuis 2016 ; ).

Tahiti est certainement l'île la plus connue, mais touristiquement, c'est surtout une île de passage. Beaucoup de personnes confondent "Tahiti" et "Polynésie française" ! Lorsque l'on cite "Tahiti", on pense tout de suite à la plage de rêve... La réalité est que Tahiti n'est pas l'île la plus attrayante de la Polynésie française puisque pour trouver des plages de rêve, il faut se rendre sur une autre île de l'archipel ! En général, après avoir atterri à Tahiti, les touristes reprennent aussitôt un vol ou un bateau pour rejoindre une autre île (Bora Bora, Moorea, etc.). Tahiti est toutefois intéressante si l'on souhaite découvrir la vie quotidienne des polynésiens. C'est sur Tahiti que se trouve la capitale, Papeete, ainsi que le seul aéroport international de la Polynésie française. C'est également l'île la plus peuplée (185 000 habitants, soit environ 70% de la population de Polynésie française), avec une forte concentration d'habitants dans la ville de Papeete.

Le lendemain matin, au volant de notre voiture de location, nous parcourons la route qui fait le tour de l'île de Tahiti (environ 120 kms). A l'Est de l'île, se trouve une presqu'île appelée Tahiti Iti (Petite Tahiti), alors que l'île principale est appelée Tahiti Nui (Grande Tahiti). La route permet de faire uniquement le tour de Tahiti Nui. Nous constatons que les côtes de l'île offrent peu de plages et sont surtout fréquentées par les surfeurs. Par ailleurs, les plages sont essentiellement constituées de sable noir.

Comment se déplacer sur une île

L'état des routes sur Tahiti est plutôt bon et facilite les déplacements.

Voiture de location :
Pour certaines îles, dont Tahiti et Moorea, une voiture de location est certainement le meilleur moyen pour découvrir les lieux. Les tarifs de location sont toutefois assez élevés. Les enseignes internationales sont présentes (comme Avis, Hertz, Sixt, etc.) et il faut compter environ 60 EUR par jour pour une petite voiture. Il est possible de trouver un peu moins cher dans les agences locales (45 EUR pour une petite voiture). Les tarifs donnés en exemple incluent l'assurance. Nous avons loué de petites voitures à Tahiti, Raiatea et Moorea. Deux d'entres elles ont été réservées depuis la France via une centrale de réservation (courtier) figurant sur notre page "Location de voiture". Réserver à l'avance permet en général d'avoir un meilleur tarif. Le carburant devra être ajouté à votre budget. Ne pas oublier d'emporter son permis de conduire. Attention également à bien vérifier l'état du véhicule avant la location, afin de ne pas être facturé d'un dégât que vous n'auriez pas occasionné lors du retour du véhicule.

Taxi :
Les taxis sont limités et on en trouvera uniquement sur certaines îles comme Tahiti, Moorea, Bora-Bora et Raiatea. Ce sont, en général, de petites agences privées.

Transports en commun :
De petits réseaux de bus existent sur certaines îles, dont Tahiti.

Sur la route qui fait le tour de l'île, nous nous arrêtons ici et là pour visiter les lieux ci-dessous :

Le Jardin d'Eau de Vaipahi

Ce magnifique jardin (dont l'entrée est gratuite) permet de découvrir facilement la flore de la Polynésie (ouvert tous les jours de 7h30 à 17h). Un petit parcours aménagé et très facile, traverse un jardin botanique agrémenté d'étangs, de ruisseaux et d'une cascade. Pour faire plus long, trois itinéraires forestiers sont proposés, allant de 1h à 2h de marche (de 2 à 5 km ; ; à parcourir en période sèche car sinon le patinage dans la boue est garanti !).

Le Jardin botanique Harrison Smith

A 3 km du Jardin d'Eau de Vaipahi, se trouve le Jardin botanique Harrison Smith (5 EUR/adulte ; gratuit pour les enfants de moins de 13 ans ; moitié prix pour les grands enfants ; ouvert tous les jours, sauf les jours fériés ; 9h à 12h et 13 à 16h).

Au même endroit se trouve le musée Paul Gauguin (fermé depuis 2013 ; réouverture prévue en 2016).

Le Trou du Souffleur

Nous nous arrêtons au Trou du Souffleur (Ara Ahoaho) situé au Nord le l'île. Depuis le petit parking, il suffit de marcher quelques mètres pour observer ce phénomène où l'eau des vagues pénètre une cavité et provoque, dans un souffle bruyant, un grand jet d'eau. Il y a en fait deux souffleurs sur le site (gratuit).

Belvédère du Tahara'a

Nous nous arrêtons au belvédère du Tahara'a (ou col du Tahara'a). Situé non loin de Papeete à 70 m d'altitude, il offre un beau point de vue sur la mer et les baies de Papeete .

L'intérieur de l'île

L'île de Tahiti est très montagneuse. L'intérieur de l'île nous rappelle les magnifiques paysages de l'île de La Réunion : montagnes acérées, vallées profondes et végétation luxuriante. Du haut de ses 2 241 m d'altitude, le Mont Orohena est le point culminant de Tahiti. Malheureusement, très peu de sentiers sont balisés sur l'île. Découvrir l'intérieur de Tahiti est donc difficile... mais pas impossible. L'utilisation d'un guide est certainement judicieux. Pensez à emporter un anti-moustique !

Aucune route ne pénètre l'intérieur de l'île, mais seulement quelques pistes ! Des agences proposent d'emmener les touristes en 4x4 sur une piste qui traverse l'île du Nord au Sud. Cette piste passe par plusieurs cascades, lacs et même un tunnel étroit.

Peu avant midi, nous retrouvons Philippe, un ancien camarade de fac d'Emmanuelle installé à Tahiti depuis plus de 20 ans, et nous faisons la connaissance de sa femme Brigitte et de ses 2 filles Mayline et Charlène. Philippe nous fait découvrir une partie de l'intérieur de l'île. Nous empruntons ainsi un tronçon du sentier pédagogique d'Aneane (ou Ane Ane ; ) qui propose des itinéraires jusqu'à 3 ou 4 heures de marche et jusqu'à une altitude de 800 m. Sur l'itinéraire, nous croisons de belles chèvres. A savoir : cet itinéraire passe par un domaine privé et, en février 2016, l'accès a été fermé (cadenassé) en attendant une entente entre le maire et le propriétaire ! A suivre...

Le succulent déjeuner que nous a préparé Brigitte nous permet de goûter aux spécialités polynésiennes et nous découvrons ainsi le délicieux taro (féculent), le mahi-mahi (poisson) à la sauce coco ainsi que le po'e, un délicieux dessert. Encore un grand merci à Philippe et sa famille pour leur chaleureux accueil dans leur patrie d'adoption !

Cuisine
Poisson cru au lait de coco - Polynésie française Chao mein - Polynésie française Fruits en Polynésie française

Uru, taro , patate douce, noix de coco, mahi-mahi, po'e, ma'a Tahiti, etc. : voilà une partie des excellents mets que l'on peut découvrir en Polynésie française. La cuisine polynésienne est vraiment incontournable !
En féculent, il y a l'uru (fruit de l'arbre à pain), le taro (ou songe, madère, chou chine), la patate douce, le riz et même la farine de noix de coco. Le délicieux taro est parfois servi en purée, parfois en dés frits et même préparé comme des frites ! La noix de coco est particulièrement présente dans de nombreux plats.
En viande, on trouve principalement du porc, de la chèvre et du poulet. La viande de bœuf est importée de Nouvelle-Zélande.
Bien entendu, la gastronomie polynésienne est également tournée vers les produits de la mer (thon, saumon, espadon, daurade, langouste, etc.). Le mahi-mahi (ou dorade coryphène) est l'un des poissons les plus populaires des îles. On évitera de manger de la viande de tortue de mer car sa pêche est interdite ! Elle est malheureusement toujours la proie des braconniers sur certaines îles !

Le poisson cru au lait de coco est le plat polynésien par excellence ! Le poisson est coupé en fines tranches et est mariné dans du jus de citron et du jus de noix de coco. Attention à ce qu'il soit frais, car qui dit "cru", dit "risque" ! Nous avons mangé de tout, y compris du poisson cru à de nombreuses reprises... En revanche, Emmanuelle et Yann étaient malades juste après avoir quitté la Polynésie et ce durant une bonne semaine !

Les plats d'origine chinoise sont courants, comme le chao mein (ou chao men), composé de vermicelles, légumes, poisson et viande frits. Un plat souvent proposé par les roulottes dans la rue. Pas de problème pour trouver des pizzas et autres cuisines du monde. On trouvera également facilement du pain ainsi que des viennoiseries façon "France métropolitaine" (baguettes, croissants, etc.).

En dessert, il y a le po'e à base de farine de tapioca ou de manioc, mélangé avec des fruits (par exemple, le po'e banane).
N'oublions pas les délicieux fruits tropicaux : ananas, banane, mangue, pamplemousse, papaye, etc.. Pour nous, la plus surprenante découverte a été le Caïmite. Gouter le caïmite (ou pomme de lait, ou encore pomme étoile) a été une aventure. Sa peau sécrète une véritable colle qui sèche rapidement. A tester sur les doigts de préférence, car Gilles en a fait l'expérience sur les lèvres ! Résultat : un bon quart d'heure pour enlever les résidus de colle ! Conclusion, il faut le manger seulement lorsqu'il est bien mûr ! On le coupe en deux et on ne mange que l'intérieur avec une petite cuillère !
Le corossol n'est pas forcément appétissant. Son surnom est "Cœur de bœuf". A consommer bien mûr (mou) et attention à ses graines qui sont toxiques !
Il y a aussi l'atte (ou pomme cannelle).
Pour plus de détails sur ces fruits exotiques, voir www.fruits-exotiques.fr.

L'eau en bouteille est au prix d'environ 1 EUR la bouteille de 1,5L. L'eau minérale "Royale - te vai arii" provient du mont Aorai situé sur l'île de Tahiti .

Parmi les repas complets typiques, il y le Ma'a Tahiti cuit à l'étouffé dans la terre.

Papeete

Papeete, la capitale de la Polynésie française, héberge environ 26 000 habitants. Autour de la commune de Papeete se trouvent les communes de Punaauia, Faaa, Piare, Arue et Mahina. Ces 6 communes, toutes situées aux Nord-Ouest de Tahiti, réunissent presque la moitié de la population entière de la Polynésie française. Ici, on retrouve les avantages et les inconvénients des grandes villes. Aux heures de pointe, Papeete est confrontée à une circulation dense et à des embouteillages quotidiens. Le marché de Papeete se tient tous les jours.

En fin de journée, nous nous promenons encore un peu sur le front de mer de Papeete et dînons à l'une des roulottes (restaurants ambulants) qui se trouvent au port.

Où manger
Roulotte en Polynésie française

Les restaurants existent sur les îles les plus peuplées mais les touristes choisissent souvent de manger dans leur hôtel. Certains polynésiens proposent des tables d'hôtes, une bonne occasion de découvrir une vraie cuisine polynésienne. Il existe également les roulottes, des camionnettes "snack" qui proposent des pizzas, des steak-frites, de la cuisine asiatique, mais aussi locale. Souvent, celles-ci disposent autour de la roulotte, des tables ou juste de simples tabourets en plastique. C'est bon marché, il y a la quantité, mais la qualité n'est pas toujours présente (environ 10 EUR pour un plat) ! Souvent, un plat suffit pour deux. La plupart des roulottes s'installent, en fin de journée, sur les places des villes et des villages, ou sur les quais des ports des principales îles. Certaines sont ouvertes pour midi. Si on choisit de se faire la cuisine, les supermarchés existent et on retrouve certaines enseignes de métropole (Carrefour, Super U, Champion). A Tahiti, ils sont nombreux. Attention toutefois à la chaîne du froid qui n'est pas toujours respectée ! Elle laisse vraiment à désirer dans certains congélateurs de supermarchés (produits décongelés) et cela peut s'observer à l'œil nu ! Autre expérience vécue : nous avons acheté un yaourt au chocolat d'une grande marque et dont la date n'était pas périmée ; mais, à l'ouverture, le yaourt était desséché et avait laissé la place à un immense champignon !

Une fois la nuit tombée, nous retournons à notre hébergement pour nous coucher ; demain nous quitterons Tahiti pour aller découvrir les autres îles de la Polynésie française.

Plus de photos de Tahiti...


L'île de Raiatea

Raiatea

Le lendemain matin, nous nous rendons à l'aéroport de Tahiti pour rendre notre voiture de location. Puis, après un rapide enregistrement de nos bagages, nous nous envolons pour l'île de Raiatea (45 mn de vol ; compagnie Air Tahiti).

Depuis les hublots de l'avion, nous profitons de la magnifique vue aérienne que nous avons de Raiatea.



Comment rejoindre d'autres îles
Air Tahiti Ferry en Polynésie française Croisière en Polynésie française

Il est assez facile de passer d'une île à l'autre, mais cela peut être onéreux. Pour rappel, les 5 archipels qui constituent la Polynésie française s'étalent sur 2 500 km ! Ainsi, selon la distance, le temps et le budget, on choisit le mode de transport le plus adéquat.

Avion :
Air Tahiti (et non "Air Tahiti Nui") est l'unique compagnie aérienne qui relie la plupart des îles de l'archipel pourvues d'un aéroport ou aérodrome. Un "pass" inter-îles est proposé par la compagnie à un tarif plus avantageux. Celui-ci inclut plusieurs vols vers 2 à 8 îles. Pour obtenir le meilleur tarif, il faut réserver longtemps à l'avance, car ce "pass" est très prisé et n'est disponible qu'à certaines dates et heures du calendrier ! Ces avions étant petits, l'enregistrement des bagages et leur retrait est relativement rapide. L'enregistrement est également très simplifié car, en dehors de l'aéroport de Tahiti, les aérodromes des autres îles ne reçoivent qu'un seul vol en même temps. Entre deux vols, l'aérodrome est désert.

Bateau :
Prendre le bateau est possible pour certaines îles. Certains trajets très courts (moins d'une heure) comme ceux reliant Tahiti à Moorea ou encore Raiatea à Tahaa, sont proposés par la compagnie Aremiti qui dispose de ferries. Rejoindre les îles Marquises depuis Tahiti prendra plusieurs jours en bateau (contre environ 4 heures en avion). On pourra également embarquer sur un bateau cargo de ravitaillement des îles, comme l'Aranui. Une autre solution est de prendre un bateau de croisière.

L'aérodrome de Raiatea se trouve à proximité d'Uturoa, la ville principale de l'île. Nous pensions parcourir l'île en empruntant les transports en commun et chercher ainsi un hébergement. Cependant, nous comprenons vite que cela ne sera pas chose aisée car il n'y a pas de bus en vue et que seuls quelques taxis privés sont présents sur l'île (par exemple : "Warren", +689 72 20 52) ! Nous nous rendons compte que nous aurions dû réserver notre hébergement à l'avance ! Nous décidons alors de louer une voiture. Dans l'aérodrome, il y a deux petits kiosks avec les enseignes (des loueurs) Hertz et Avis ; nous avons cependant repéré un loueur local et c'est là que nous décidons de louer une voiture pour 4 jours ("Moana Rent A Car" ; très bon service ; 42 EUR/jour la petite voiture ; situé à 300 m de l'aérodrome ; ; www).

Nous voilà au volant de notre petite voiture sillonnant les routes de Raiatea... Ici, très peu de circulation, contrairement à Tahiti. Nous passons d'hébergement en hébergement sans rien trouver ! Soit, les hébergements que nous visitons sont déjà complets, soit il sont trop sommaires (4 murs, un matelas au sol, toilettes et salle de bains en commun) et se négocient à difficilement en-dessous de 90 EUR la nuit ! De plus, nous souhaiterions un logement avec kitchenette afin de réduire les frais de repas ! Nous trouvons enfin où nous loger chez "Yolande".

Où dormir à Raiatea

L'île de Raiatea est moyennement pourvue d'hébergements. Il est donc prudent de réserver à l'avance !

Voici quelques hébergements :

  • "Yolande", où nous avons logé durant 4 nuits (situé en bord de mer ; Plan : repère R1 ; bon accueil par Yolande, une femme de caractère et qui aime la compagnie ; cuisine équipée ; chambre sans moustiquaires, ni aux fenêtres, ni au-dessus des lits ; pas d'Internet ; pas vraiment de plage, mais un aménagement en bord de mer permettant la baignade ; transats ; kayaks gratuits ; 71 EUR/nuit ; )
  • "Hotel Atiapiti" (situé à 2 pas du Marae de Taputapuātea ; Plan : repère R2 ; hébergement réputé à Raiatea)
  • "Sunset Beach" (dispose de bungalows ; hébergement réputé à Raiatea, mais très vite complet ; Plan : repère R3)
  • "Opoa Beach" (Plan : repère R4)

En fin de journée, nous sommes assaillis de moustiques !!! Comme nous n'avons pas de moustiquaire, ni aux fenêtres, ni au-dessus des lits, Yolande part en acheter en ville ; elle revient avec 1 seule moustiquaire pour nous 3. Gilles part donc à son tour dans un magasin d'Uturoa en acheter 2 supplémentaires ! A chaque réveil matinal nous observons la trentaine de moustiques accrochés à notre moustiquaire qui attendent que nous en sortions pour nous dévorer ! Alors, chaque matin, c'est à celui qui s'habillera le plus rapidement pour ensuite s'asperger d'anti-moustique !

Le lendemain matin, à bord de notre voiture, nous partons sur la route circulaire qui fait tout le tour de l'île (en 100 km). L'île de Raiatea est jolie et sauvage. La route n'offre pas beaucoup de vues sur la mer, mais quand il y en a une, c'est souvent magnifique ! Nous observons même une baleine de loin ! Malheureusement, nous ne trouvons pas de plage digne de la carte postale polynésienne ! Raiatea n'est donc pas la destination à choisir pour ses plages paradisiaques !

Marae de Taputapuātea

Situé à l'Est de l'île, le Marae de Taputapuātea est le plus grand site archéologique de toute la Polynésie française. C'est d'ailleurs pour cela que l'île de Raiatea est surnommée "La Sacrée". L'accès est gratuit et de nombreux panneaux expliquent bien son histoire et son rôle.

Marae

Véritable temple à ciel ouvert, cet ensemble architectural maori était composé d'une cour, d'une plate-forme (ahu) ainsi que de pierres dressées. Ce lieu traditionnel de haute spiritualité était le siège de grandes cérémonies comme les mariages, les baptêmes ou encore les funérailles. Au-delà des célébrations religieuses, le Marae était le reflet de l'organisation culturelle, sociale et politique de la population de l'époque. Présents sur toutes les îles polynésiennes, on en dénombre plus de 500 sur Tahiti, 40 d'entre eux étant aujourd'hui des sites protégés. Les plus anciens (trouvés sur l'île de Moorea) datent du 13e siècle.

Pain de sucre de Fareatai

Au Sud-Est de l'île se trouve un pic rocheux appelé "Pain de sucre de Fareatai", et observable depuis la route.

Nous empruntons également la route traversière qui est l'unique route qui traverse l'intérieur de l'île.

Uturoa

C'est la ville principale de l'île Raiatea. C'est ici que l'on trouvera le port principal de l'île et, à seulement 3 km, l'aérodrome. C'est aussi le centre administratif des Iles Sous-le-Vent. Petite, elle est parfois déserte, parfois animée. Nous découvrons son marché couvert (tous les jours de 6h à 16h, sauf le samedi après-midi et le dimanche). Pour nous, c'est le bonheur, car nous pouvons faire le plein de fruits et de légumes ! En soirée (plus rarement en journée), sur le port, quelques roulottes s'installent et proposent une restauration bon marché. Il y a plusieurs petites supérettes dans la ville, le plus grand supermarché étant un "Champion" (situé en face du port).

Les motus

L'île de Raiatea est entourée d'une barrière de corail qui se trouve à environ 1 km de la terre. Sur la barrière de corail se trouvent quelques îlots que l'on appelle "motus" en Polynésie française.

Motu
Motu - Polynésie française

Un motu (prononcer « motou ») est un mot d'origine tahitienne qui désigne essentiellement une île ou un îlot. Les motus se forment en général lorsque du sable corallien s'est accumulé sur la partie émergée d'une barrière de corail ou d'un récif corallien. Une végétation peut s'y être implantée, généralement des cocotiers. Certains motus peuvent disparaître lors de tempêtes tropicales, alors que d'autres peuvent en naître. Les motus sont un bon point de départ pour faire du snorkeling ou de la plongée sous-marine. Pour y accéder, on peut s'y rendre en kayak ou en utilisant les services d'un taxi-boat (bateau-taxi ; environ 10 EUR/pers. l'aller-retour ; renseignez-vous à votre hébergement). Une autre solution est de se joindre à un tour organisé (de 15 à 30 EUR par pers. selon l'éloignement).

On peut se rendre sur un motu de Raiatea en kayak, en taxi-boat, ou en rejoignant un tour organisé. Faire un tour complet de l'île en bateau, via plusieurs motus, revient à environ 100 EUR/pers.. Parmi les motus les plus populaires, il y a le Motu Oatara (ou Motu aux Oiseaux), Motu Iriru et le Motu Nao Nao. Nous nous sommes posés sur deux d'entres eux...

Motu Oatara

Le lendemain, nous nous joignons à un tour organisé par l'hôtel "Atiapiti", qui propose à ses clients de les déposer sur le Motu Oatara (17 EUR/adulte ; www). Cet îlot, situé à l'Est de l'île, est tout rond et ne fait que 90 m de diamètre. Une petite langue de sable permet de s'y poser. Une fois sur place, nous avons quartier-libre ; nous nous jetons à l'eau et partons tous les trois faire le tour de l'îlot en snorkeling. L'eau est claire et nous voyons des coraux ici et là, de nombreux petits poissons et même une grande murène ! La température de l'eau est à environ 30°C !

Pour notre pause déjeuner sur le motu, c'est pique-nique tiré du sac !

Motu Iriru

Le jour suivant, nous nous rendons au Motu Iriru, cette fois en taxi-boat (bateau-taxi ; 8 EUR/adultes aller-retour). Le bateau vient nous chercher à notre hébergement et nous dépose, quelques minutes plus tard, sur le motu. Il reviendra nous chercher quelques heures plus tard. Nous nous retrouvons seuls sur le motu ! Il y a toutefois quelques huttes désertes, ainsi que des toilettes. Nous profitons de la plage. C'est le moment de jouer à Robinson Crusoé et Yann et Gilles s'en donnent à cœur joie ! L'île est parfaitement plate et ne fait que 370 m de long sur 100 m de large ! Elle est remplie de magnifiques cocotiers, auxquels il nous faut faire attention car gare aux chutes de noix de coco ! D'ailleurs, par moment, nous entendons un bruit sourd et bref, provoqué par le choc de la noix de coco sur le sol !

Au loin, nous observons avec émotion une baleine qui fait plusieurs sauts hors de l'eau !

Puis, Gilles part seul faire un peu de snorkeling. L'eau n'est pas très limpide, mais en s'éloignant, elle devient plus claire et il peut alors observer de nombreux coraux, anémones et ses poissons clowns, rascasse (attention à ne pas les toucher), etc..
Nous savourons chaque moment passé sur ces magnifiques îlots !

L'intérieur de l'île

L'île de Raiatea est très montagneuse avec une végétation luxuriante. Le point culminant de l'île est marqué par le Mont Tefatua qui culmine à 1 017 m d'altitude. Une seule route traverse l'intérieur de l'île. Des itinéraires de randonnées existent, mais malheureusement sans aucun balisage. Randonner seul peut s'avérer difficile, c'est pourquoi les hébergements et agences privées proposent des randonnées guidées. Si vous randonnez, pensez à emporter un anti-moustique ! L'un des parcours de randonnée permet d'atteindre le Mont Tapioi à 294 m d'altitude (1 à 2h de marche ; départ au parking de terre ). Il y a également le sentier des 3 cascades et celui de Faaroa. Nous n'avons toutefois testé aucun de ces itinéraires...

Plus de photos de Raiatea...

Suite à nos grandes difficultés à trouver un hébergement sur l'île de Raiatea, nous décidons de réserver les hébergements pour toutes les nuits à venir ! Pour cela, nous trouvons un accès à Internet à La Poste d'Avera (payant ; ).

Après avoir passé 4 nuits sur la belle île de Raiatea, nous rendons notre voiture de location puis quittons l'île par bateau pour rejoindre l'île de Tahaa.


L'île de Tahaa

Tahaa

Tahaa ne possédant pas d'aéroport, il faut donc rejoindre l'île par bateau. A Raiatea, nous nous rendons au port d'Uturoa pour prendre la navette publique (bateau). En effet, Tahaa ne se trouve qu'à 5 km à vol d'oiseau de Raiatea et des bateaux publics font régulièrement le trajet entre le port d'Uturoa sur Raiatea et plusieurs ports sur Tahaa ("Enota Transport Maritime" ; environ 7 EUR/adulte pour le trajet le plus court). Il est également possible de prendre des bateaux privés (taxi-boat), mais ce sera un peu plus cher ("TTR" (Tahaa Transport Rapide) ; 13 EUR/adulte pour le trajet le plus court ; +689 74 72 22). Les deux îles partagent le même lagon et la navigation se fait donc sur une mer calme. Pour ceux qui souhaitent arriver par les airs, ce sera forcément avec un atterrissage sur l'île de Raiatea, puis en empruntant un bateau pour Tahaa. 

Nous arrivons au port de Fa'a'aha sur l'île de Tahaa. Nous sommes les seuls à débarquer et le port est désert (pas de taxi, pas de loueurs de voiture, pas de bus... ; ). Il y a quelques jours, nous avions réservé un hébergement sur internet, le transport du port jusqu'à l'hébergement étant inclus. Effectivement, 10 minutes après que nous ayons accosté, Bruno, le propriété de notre logement, vient nous chercher. Nous avons bien fait de réserver un hébergement avant notre arrivée ! Après quelques minutes de route, nous arrivons à l'hébergement "Le Passage".

Où dormir à Tahaa

Pour l'île de Tahaa, il est particulièrement déconseillé d'arriver sans avoir réservé un hébergement au préalable ! Les villages de l'île sont petits et n'offrent que quelques rares hébergements. Par ailleurs, certains hébergements sont situés à l'extérieur des villages et donc plus difficile d'accès. De plus, il n'est pas désagréable qu'un chauffeur vienne vous chercher au port.

Voici quelques hébergements :

  • "Le Passage", où nous avons logé 4 nuits (situé en bord de mer, mais nécessité de traverser la route (très peu passante) pour accéder à la mer ; Plan : repère T1 ; bon accueil par Marie-Thérèse et Bruno (lui est de métropole, elle est polynésienne) ; plusieurs types d'hébergements : très beaux bungalows, chambres ou chalet (127 EUR/nuit pour le chalet) ; certains bungalows sont dotés d'une cuisine équipée, ainsi que le chalet ; très propre ; WiFi gratuit ; très beau jardin ; petite piscine ; transats ; cuisine extérieure avec barbecue, micro-ondes, plaque de cuisson, etc. ; petite plage privée ; ponton ; mise à disposition gratuite de kayaks ; ne propose pas de repas ; loue des voitures ce qui est très pratique pour visiter l'île (selon la durée et le type de séjour, une voiture peut être prêtée gratuitement) ; ; www)
  • "Au Phil Du Temps" (situé en bord de mer, mais la route (très peu passante) sépare la résidence de la mer ; en face du jardin de corail de Tahaa ; Plan : repère T3 ; pas vraiment de plage, mais un ponton ; bungalows propres ; propose tous les repas ; propose des excursions ; Flo et René vous accueilleront ; Personnellement, nous avons été extrêmement mal reçus par René (de tous nos voyages, c'est la première fois que cela nous arrivait !!!). A partir du moment où nous avons osé donner notre avis sur le rapport qualité-prix des chambres, il nous a vraiment pris de haut et nous a pratiquement jeté dehors !!! ; )
  • "Fare Pea Iti" (bon hébergement d'après les avis Internet ; nous n'avons pas pu visiter les chambres car toutes étaient occupées ! Accueil froid de la propriétaire que nous avions l'impression de déranger ; le cadre et la piscine sont sympas ; pas vraiment de plage, mais un ponton ; conclusion : voyageur indépendant, s'abstenir ! Plan : repère T2)

Dès le lendemain matin, nous empruntons la voiture (mise gratuitement à notre disposition par notre hébergement) pour faire le tour de l'île, c'est-à-dire 60 km de route. Tahaa (ou Taha'a) est encore moins peuplée que sa voisine Raiatea (environ 5 000 habitants). Avoir une voiture est impératif pour découvrir l'île, car Tahaa ne possède aucun réseau de bus. Il existe toutefois des taxis privés (+689 72 32 27). A savoir : même sans résider à l'hébergement "Le Passage", il est possible d'y louer une voiture (80 EUR pour 8h ; +689 65 66 75 ou +689 72 07 71). L'île de Tahaa est sauvage et il y a très peu de circulation. Il n'y a que deux stations-essence sur l'île, dont l'une dans la ville de Patio. La route longe une côte qui n'offre aucune plage digne de ce nom ! L'île de Tahaa, elle aussi, n'est pas la destination à choisir pour fréquenter les plages paradisiaques. Quelques pistes permettent de rejoindre un peu l'intérieur de l'île et les hauteurs.

Nous passons le village de Ha'amene et y trouvons une supérette et une pharmacie, regroupés dans un petit bâtiment appelé "Centre Commercial Tearoha"; . Nous en profitons pour faire nos courses, puisque nous souhaitons cuisiner par nous-mêmes à notre hébergement. Nous sommes à chaque fois accueillis par de larges sourires. Les polynésiens sont très accueillants et souriants (sauf lorsque l'on visite un hébergement qui est déjà complet :-)). En Polynésie, tout le monde se tutoie et nous nous plions volontiers à la mode locale ! A midi, à défaut de trouver une plage, nous pique-niquons au bord de la route ! Nous apercevons quelques sensitives, cette plante étonnante dont les feuilles se "fanent" temporairement lorsqu'on les touche !

Sensitive

La sensitive est une plante très particulière que nous avons pu observer en Polynésie française, sur l'île de La Réunion, mais aussi dans plusieurs pays d'Asie. Sous le nom de Mimosa pudique ou Sensitive, son système de défense la fait bouger lorsqu'elle est touchée ! En une seconde, la plante se ferme et semble fanée ! Elle n'a pas encore livré tous ses secrets aux botanistes, mais cette réaction est certainement là pour dissuader les prédateurs brouteurs et pour se protéger des intempéries. Pour tester le phénomène, il suffit de la toucher ! Le déclenchement est instantané puisque la plante ferme ses feuilles et baisse ses branches en 1 ou 2 secondes. Voici une petite image animée qui vous montre son apparence normale, puis son apparence après que nous l'ayons touchée .

Les fermes perlières

En Polynésie française, la culture des huîtres perlières est chose courante. Souhaitant visiter une ferme perlière à Tahaa, nous nous rendons à la ferme perlière "Champon". Nous avons droit à une petite explication très intéressante sur l'huître et la culture de la perle. Puis la patronne nous présente des perles et nous explique leur classement selon la qualité, la forme, la taille et la couleur. Elle nous présente également de superbes bijoux montés qu'il est possible d'acheter.

Patio

Au Nord de l'île, se trouve Patio, la plus grande ville de l'île (ou plutôt, le plus grand village). On y trouve quelques supérettes et parfois des roulottes. Nous avons de la chance car, précisément aujourd'hui, de nombreux polynésiens répètent pour une fête à venir ! Nous assistons avec plaisir à cette répétition où musique et danses traditionnelles sont à l'honneur !

La culture de la vanille

La vanille est une spécialité de l'île de Tahaa, qui lui vaut le surnom d'"Ile Vanille".

Un autre jour, nous partons à pied depuis notre hébergement, pour nous rendre 1,2 km plus loin, à la "Vallée de la Vanille". Il s'agit d'une exploitation de vanille qui accueille des touristes pour leur présenter la culture de la vanille, son séchage, etc.. Sur place, un magasin vend de la vanille et toutes sortes de produits dérivés.

Le lagon et les motus

L'île de Tahaa est pauvre, même très pauvre en plage. Pour en trouver, il faut se rendre sur un motu. Le snorkeling est particulièrement propice autour des motus, encore plus à proximité du Motu Tau Tau qui héberge un jardin de corail (coral garden).Les motus se trouvent sur la barrière de corail qui entoure Tahaa, à environ 2 km de la terre. On peut y aller par ses propres moyens en utilisant par exemple un kayak. Sinon, les hébergements organisent des tours en bateau pour visiter le lagon et quelques motus (environ 25 EUR pour un tour de 2 à 4 heures). Du côté Ouest de l'île de Tahaa, on aperçoit bien la silhouette de l'île de Bora-Bora.

Un autre jour, nous partons avec deux kayaks de notre hébergement (gratuit), sur le lagon et en direction d'un motu. A mi-chemin, nous passons au-dessus d'un récif corallien qui nous invite à snorkeler, mais malheureusement, nous n'avons pas nos masques avec nous ! Ramer 2 km jusqu'au motu n'est finalement pas si facile et nous finissons par faire demi-tour.

Après 4 nuits passées à Tahaa, nous nous apprêtons à quitter l'île. Bruno, le propriétaire de notre hébergement, nous conduit au port de Fa'a'aha. Seuls sur le quai, nous attendons le bateau qui nous amènera à Raiatea (bateau que nous avons appelé auparavant pour nous assurer qu'il vient bien à l'horaire annoncé). Après une longue attente pleine d'incertitude, le bateau arrive et nous mène au port d'Uturoa sur Raiatea.

Plus de photos de Tahaa...

A Raiatea, nous appelons le taxi privé "Warren" (voir Raiatea). Nous convenons avec lui qu'il charge nos sacs dans le coffre de sa voiture et nous les garde environ 2h, ce qui nous laisse le temps d'aller manger sans nos gros sacs à dos. Puis le taxi nous cherchera pour nous emmener à l'aéroport.


L'île de Maupiti

Maupiti

A 15h, nous décollons de Raiatea. Aussitôt après le décollage, nous passons à proximité de Bora-Bora, ce qui nous donne l'occasion d'avoir une magnifique vue aérienne sur l'île !

L'approche aérienne de Maupiti est également splendide !

Après seulement 25 minutes de vol, nous touchons le sol de Maupiti, ou plus exactement un motu de Maupiti. En effet, l'aérodrome de Maupiti ne se trouve pas sur l'île principale mais sur le motu Tuanai, situé sur la barrière de corail qui l'entoure. A l'aérodrome, la petite Poérina (8 ans) et sa petite soeur Remiti, nous attendent avec notre nom inscrit sur une pancarte. Poérina nous offre, en guise de bienvenue, ces magnifiques colliers de fleurs blanches qui sentent si bon ! Nous avons prévu de nous poser durant 5 nuits dans une pension familiale. Nous embarquons dans un bateau conduit par Coco (leur papa) et filons à travers le lagon jusqu'à notre hébergement situé sur l'île principale de Maupiti. Il fait bon être accueilli de la sorte et nous sommes heureux d'avoir effectué cette réservation avant notre départ !

Où dormir à Maupiti

L'île de Maupiti est particulièrement petite. Il y a des hébergements mais ils sont disséminés, autant sur l'île principale que sur ses motus. Comme l'aérodrome se trouve lui-même sur un motu, il est donc isolé. Il apparaît comme plus que difficile de chercher un hébergement une fois sur place ; mieux vaut réserver sa chambre à l'avance ! De plus, Maupiti est une destination prisée, donc les hébergements affichent vite "complet". On trouve surtout à Maupiti de petits hébergements sans grand luxe. Il n'y a pas vraiment d'hôtels ici, mais plutôt des pensions et c'est ce qui donne tout son charme et toute son authenticité à l'île. Les hébergements sont pourvus de plage lorsqu'il sont situés sur un motu, tandis que sur l'île principale, c'est bien plus rare, sauf pour les hébergement situés au niveau de la magnifique plage de Tereia.

Voici (presque) tous les hébergements sur Maupiti :

Sur l'île principale de Maupiti :

  • "Pension Espace Beach Maupiti", où nous avons logé 5 nuits (située au niveau de la plage de Tereia ; très bon emplacement ; repère 1 sur le plan ; service et gentillesse exceptionnels ; très bon accueil par Teva (le gérant) et par Coco, ainsi que tout le reste de la famille ; petite chambre, pas très bien insonorisée mais très propre ; 2 salles de bains communes très propres ; machine à laver à 9 EUR ; bon WiFi gratuit ; bombonne d'eau en libre service ; plage privée, propice à la baignade et idéale pour les enfants ; transats ; espace détente très bien aménagé et situé devant le magnifique lagon ; kayaks, paddles, pirogues et matériel de snorkeling gratuits ; repas délicieux (poisson cru, mahi-mahi, langoustes, etc.) ; tour dans le lagon offert selon le nombre de jours passés à la pension ; 163 EUR/nuit en demi-pension ; ; depuis notre passage, de nouveaux bungalows ont été construits ; www)
  • "Maupiti Résidence" (devant la plage de Tereia ; repère 1 sur le plan ; )
  • "Pension Tereia" (pas très loin de la plage de Tereia ; tenu par Sandra et Kété)
  • "Ludo et Moyra" (pas de plage ; repère 3 sur le plan)
  • "Pension Tautiare Village" (pas de plage, mais un long ponton ; repère 2 sur le plan)
  • "Chez Manu" (au cœur du village de Vaiea ; pas de plage, mais présence d'un ponton)
  • "Pension Teheimana" (située à 5 minutes à pied de la plage de Tereia)

Sur les motus :

  • "Pension Papahani" (située sur le motu Tiapaa ; repère 8 sur le plan)
  • "Le Kuriri" ou "Kuriri Village" (situé sur le motu Tiapaa ; repère 7 sur le plan)
  • "Maupiti Village" (situé sur le motu Tiapaa ; repère 6 sur le plan)
  • "Pension Rose des Iles" (fermée depuis 2015 ! située sur le motu Tiapaa)
  • "Fare Pae'ao" (situé sur le motu Pae'ao ; repère 5 sur le plan)
  • "Pension Maupiti Paradise" (située sur le motu Tuanai ; repère 10 sur le plan)
  • "Poe iti" (situé sur le motu Tuanai ; repère 9 sur le plan)
  • "Pension Auira" (située sur le motu Auira ; repère 4 sur le plan)

Durant 5 jours, nous nous émerveillons des paysages qu'offre cette petite île de 1 200 habitants ; c'est pour nous un véritable coup de cœur ! C'est d'ailleurs la première fois que, depuis notre arrivée en Polynésie, nous sommes subjugués par la beauté des paysages terrestres et marins ! Le lagon est d'un bleu intense et l'eau est incroyablement limpide ! Chaque bout de terre est couvert de cocotiers qui se balancent au gré du vent. Pas de grands bâtiments, pas d'hôtels, pas de bungalows sur pilotis mais un lagon à l'état naturel ! Maupiti a toujours refusé les projets de construction d'hôtels et a ainsi su préserver son milieu naturel. Elle est surnommée la petite Bora-Bora car sa configuration est proche de cette dernière, mais sans les hôtels de luxe. Nous sommes à 315 km de Tahiti. Les principales ressources sont la culture de la pastèque, du melon et du coprah et, bien entendu, le tourisme.

Tous les soirs, nous dînons à la pension, en compagnie des autres résidents, puisque nous sommes en formule "demi-pension". Les repas sont excellents ! Au menu : poisson cru, langoustes, riz, légumes de la région (dont l'uru, le fruit de l'arbre à pain, l'avocat, etc.), ainsi que divers fruits (banane, papaye, pamplemousse, ananas, noix de coco, etc.). Nous nous régalons !

Plage de Tereia

La plage de Tereia est l'unique véritable plage située sur l'île centrale de Maupiti. Elle figure parmi les plus belles plages de l'atoll (île centrale + motus). En face de la plage, se trouve le motu Auira qu'il est possible de rejoindre à pied (de préférence avec des sandales), puisqu'ici, le lagon est très peu profond. Il est possible d'y louer des paddles et des kayaks mais notre hébergement, situé sur cette plage, les met gratuitement à notre disposition. Pour les petits creux, il y a le snack "Mimi" (non testé ; ).

Nous savourons et profitons tous les jours de ce cadre paradisiaque !
La couleur de l'océan change au fil de la journée et nous assistons tous les soirs à un magnifique coucher de soleil... et lorsque le soleil passe derrière le motu Auira, c'est tout simplement magique !

Le lagon et les motus

Un lagon de toute beauté entoure l'île de Maupiti. Celui-ci s'étend jusqu'à la barrière de corail qui se trouve à une moyenne de 2 km de la terre. Sur la barrière de corail se trouvent plusieurs motus (îlots) : Auira, Tiapaa, Pitiahe Pae'ao et Tuanai, qui accueille l'aérodrome. Au niveau de la plage de Tereia, le lagon est si peu profond qu'il est possible de marcher jusqu'au motu Auira. Un jour, plutôt que de le rejoindre à pied, nous empruntons 2 kayaks pour partir à l'aventure ! Une fois sur le motu Auira, nous posons nos 2 kayaks pour contourner le motus en longeant la plage à pied et nous rapprocher de la partie extérieure de la barrière de corail. Puis, munis de nos masques, nous partons snorkeler. Comme nous sommes seuls, et par mesure de sécurité, nous restons à l'intérieur de la barrière. La météo se gâte tout-à-coup, et il se met à pleuvoir. Heureusement, ce n'est qu'une petite averse. Nous retournons ensuite à nos kayaks pour effectuer le retour vers la plage de Tereia et notre hébergement.

Pour découvrir encore davantage le lagon, le lendemain, nous faisons une sortie en bateau avec Coco (offert par notre hébergement). Nous faisons le tour complet du lagon pour essayer d'observer des raies Manta. Nous nous jetons à l'eau pour snorkeler et oh magie, nous apercevons 4 magnifiques raies Manta ! C'est la première fois que nous en voyons ! Elles ont environ 3 mètres d'envergure et semblent voler dans l'eau... C'est impressionnant et magique à la fois ! Les raies Manta sont inoffensives puisqu'elles ne se nourrissent que de plancton et n'ont pas de dard. La nage est sportive car y a beaucoup de courant. D'ailleurs, attention à ne pas nager dans la passe d'Onoiau, située entre les motus Pitiahe et Tiapaa, car il y a toujours du courant et à certaines heures, il est même très fort ! La passe d'Onoiau est la seule véritable passe de Maupiti.

Nous nous arrêtons également sur la plage aux eaux calmes du motu Pitiahe où nous apercevons une dizaine de raies Pastenague ! Ces dernières sont peu farouches et n'hésitent pas à nous approcher de très près. Elles semblent être habituées à Coco qui vient apparemment souvent les nourrir. Plusieurs d'entre elles viennent d'ailleurs se coller à lui ! Les raies Pastenague mangent des poissons et non du plancton ; elles peuvent toutefois être dangereuses car elles possèdent un dard venimeux situé sur leur queue.

La Raie Manta
Raie Manta

La raie Manta est la plus grande des raies ! Elle se caractérise par un corps plat et des nageoires triangulaires qui peuvent atteindre 7 mètres d'envergure pour la raie océanique et 3.5 mètres pour la raie de récif.
On peut l'observer dans toutes les mers tropicales et tempérées. Ses prédateurs sont les grands requins et les orques. Son espérance de vie est d'environ 50 ans ! Sa nourriture est essentiellement constituée de plancton : elle ouvre grand sa gueule et filtre l'eau de mer pour récupérer le krill et les petites crevettes. Elle possède, de chaque côté de la bouche, des nageoires céphaliques (qui ressemblent à des cornes) qu'elle déroule pour diriger l'eau vers sa bouche quand elle se nourrit. La raie Mobula est souvent confondue avec la raie Manta en raison de sa ressemblance avec cette dernière ; elle porte, par ailleurs, le surnom de "diable de mer", en raison de ses cornes.

La route circulaire

Une petite route de 8 km fait le tour de l'île de Maupiti. Une distance raisonnable qui se fait facilement à vélo et pourquoi pas à pied. Notre hébergement met gratuitement des vélos à la disposition de ses pensionnaires. Quant aux autres touristes, ils peuvent les louer. Depuis la plage de Tereia, nous partons sur nos vélos dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La route est plate, sauf qu'au niveau de la plage de Tereia, la route s'éloigne un peu du bord de mer pour passer un petit col qui correspond à un petit dénivelé de 30 m. En haut de la colline, la vue sur le lagon est superbe !

Aussitôt après la descente, la route passe juste à côté des vestiges d'un marae. Nous traversons la partie de l'île la plus peuplée et, au village de Vaiea, nous trouvons une église à toit rouge ainsi que quelques petites supérettes. Au Nord de l'île, il y a une construction particulière faite de coquillages et de coraux.

Mont Teurafaatiu

"Maupiti" signifie "Les deux montagnes". Un sentier permet d'atteindre le sommet du Mont Teurafaatiu (ou Te Uru Faatiu, ou encore Nuupure) à environ 380 m d'altitude. Au village de Vaiea, nous lâchons nos vélos au niveau du sentier que nous trouvons sans peine. Rapidement, il nous offre des points de vue époustouflants sur le village Vaiea, le lagon et les motus. Plus on monte, plus le sentier s'avère difficile, avec des passages aménagés de cordes dans les rochers. Emmanuelle et Yann s'arrêtent à mi-chemin tandis que Gilles continue jusqu'en haut où l'attend un panorama grandiose à quasi 360° ! Il lui a fallu environ 1h30 de marche pour monter (1h pour les très bons marcheurs). Le sentier est souvent à l'ombre et offre plusieurs magnifiques points de vue !

Toutes les bonnes choses ont une fin et nous quittons à regret l'île de Maupiti sur laquelle nous étions si bien ! Ce jour-là, comme à l'aller, nous embarquons dans le bateau que Coco pilote. Direction le motu Tuanai et son aérodrome. Nous attendons l'avion et assistons de près à son impressionnant atterrissage ! Nous disons au-revoir à la famille de Coco et nous voilà partis pour Bora-Bora !

Plus de photos de Maupiti...


L'île de Bora-Bora

Bora-Bora

De Maupiti, nous n'avons que 20 minutes de vol pour rejoindre l'île de Bora Bora. Lors de notre vol de Tahaa à Maupiti, nous avions survolé en partie l'île de Bora-Bora et la vision époustouflante que nous avions eue de notre hublot nous avait plus que jamais donné envie de découvrir ce petit paradis terrestre !

L'aérodrome de Bora-Bora se trouve sur le motu Mute. Une fois l'avion posé, les passagers doivent se diriger au port du motu. Certains touristes sont cherchés en bateau par leur hôtel alors que d'autres, comme nous, embarquent dans la navette (bateau) fournie gratuitement par Air Tahiti, qui nous mène, en 20 mn, au port de Vaitāpē, situé sur l'île principale de Bora-Bora.

Bora-Bora est la perle des « Iles Sous-le-Vent » et porte même le surnom de « Perle des Mers du Sud » ; un joyau dont la beauté est à couper le souffle ! Ce n'est pas pour rien que Bora-Bora est devenue l'île la plus visitée de la Polynésie française ! Ici, les hôtels avec ou sans bungalows sur pilotis sont omniprésents. Il s'agit, pour la plupart, d'hôtels de luxe.

Vaitāpē

Au port de Vaitāpē nous attend Gérard, le propriétaire de notre hébergement, réservé sur internet il y a quelques jours de cela.

Où dormir à Bora-Bora

L'île de Bora-Bora est très fournie en hébergements. On y trouve des hôtels "haut de gamme", mais également des hôtels "meilleur marché" ainsi que de petites pensions familiales, que l'on trouvera essentiellement sur l'île principale. Les motus sont, quant à eux, occupés par des hôtels "haut de gamme".

Voici l'hébergement dans lequel nous avons logé :

  • "Sunset Hill Lodge" (tenu par Gérard ; situé à Vaitāpē ; très propre ; appartement fonctionnel, tout équipé, avec kitchenette ; plusieurs bungalows se sont effondrés en raison d'un glissement de terrain ; l'appartement situé à côté du glissement de terrain est moins cher en raison de son accès difficile ; des travaux sont en cours... ; vélos gratuits ; pas de plage à proximité ; 117 EUR/nuit ; )

Pour découvrir d'autres hébergements :

Munis de nos vélos prêtés par notre hébergement, nous circulons facilement dans la ville de Vaitāpē. Nous partons faire quelques achats alimentaires pour préparer nos repas. Il y a de nombreuses supérettes un peu partout sur l'île.

Parfois, nous achetons notre repas auprès des "roulottes" qui s'installent, en fin de journée, à proximité du port de Vaitāpē. Un plat suffit amplement pour nous trois !

Plage de Matira

Nous rejoignons à deux reprises la plage de Matira, située à la pointe de Matira. Comme elle se trouve tout de même à 8 km de notre hébergement, nous effectuons le trajet en bus, en taxi et même en stop. La plage de Matira est la plus belle plage de l'île principale de Bora-Bora. C'est ici que de nombreux hôtels se sont implantés ; mais la plage de Matira reste une plage publique, non surveillée. Pour trouver d'autres plages, il faut se rendre sur un motu. La plage de Matira est vraiment agréable, avec un beau sable blanc et fin, une eau cristalline et calme. Sur place, on trouve des toilettes et des douches. Elle manque cependant d'ombre...

Par moment, des raies Pastenague s'approchent avec curiosité du bord de la plage et des baigneurs... (seraient-elles à l'affût de nourriture, parfois donnée par certains touristes ?)

Raie Pastenague
Raie Pastenague

La raie Pastenague est une espèce de poisson cartilagineux à corps plat (cousin du requin) dont les nageoires pectorales forment un losange qui peut atteindre 1,50 m d'envergure.
Cette variété de raies se caractérise par son aiguillon venimeux (dard), qui se superpose à sa fine queue, qu'elle utilise contre ses prédateurs.
On la trouve dans les fonds sablonneux des eaux peu profondes des mers tropicales et tempérées. Elle aime s'enfouir dans le sable et l'on peut d'ailleurs se faire malencontreusement piquer en marchant dessus. C'est pourquoi, il est recommandé de marcher en traînant ses pieds pour éviter de les piétiner.
En cas de piqure, la douleur, très vive, est maximale entre 30 et 120 mn après. Il est impératif de consulter au plus vite un médecin ou les urgences. Le venin des raies est, semble-t-il, inactivé par la chaleur ; on peut ainsi, en cas d'urgence, tremper la plaie dans de l'eau chaude pendant 30 mn (inférieur à 50°C) ou approcher le foyer d'une cigarette en faisant des va-et-vient...
Les raies Pastenague sont carnivores et se nourrissent de petits poissons, de crustacés et de mollusques.

Le lagon

Le lagon de Bora-Bora est une pure merveille ! Nous décidons de partir à sa découverte à bord d'un petit bateau à moteur loué pour la journée... Un petit extra qui nous permet de naviguer au gré de nos envies et de pouvoir nous arrêter quand bon nous semble. Pour cela, nous nous adressons à l'agence "La Plage", tenue par Frank, et située non loin de la plage de Matira (141 EUR le petit bateau pour la journée, essence incluse et transfert inclus ; www). Ce matin-là, Frank vient nous chercher à notre hébergement. Une fois à l'agence, nous prenons possession de notre tout petit bateau à moteur qui ne nécessite pas de permis. Après une petite formation, nous voilà partis... Il est 10h et nous avons prévu 7h de navigation pour faire tranquillement le tour complet du lagon (incluant les pauses snorkeling et notre repas tiré du sac). Il ne nous est pas permis de sortir du lagon car ce bateau n'est pas prévu pour la houle du large.

Notre premier stop se fait sur le motu Piti A'au. Puis, aussitôt après, nous jetons l'ancre au milieu du lagon, à proximité d'une patate de corail ; nous snorkelons dans cette eau incroyablement claire et voyons quelques poissons et une raie Pastenague.

De retour à bord, nous poursuivons notre tour de l'île principale, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Nous longeons les nombreux bungalows sur pilotis des hôtels. Les montagnes de l'île centrale sont impressionnantes et leur relief change au fur et à mesure que nous les contournons.

Nous accostons ensuite sur le motu Tevairoa. Il y a beaucoup de vagues et cela n'est pas si facile. Le motu est recouvert de cocotiers et la vue d'ici est paradisiaque ! Nous pique-niquons sur le motu en faisant attention aux cocotiers et leurs noix de coco qui peuvent tomber à tout moment sur le sol.

Nous reprenons notre navigation pour stopper rapidement à proximité du motu Tevairoa, là où le bleu de l'eau passe du clair au foncé. Il n'y a pas grand chose à voir, mais le cadre est magnifique ! Une raie Pastenague vient même nous rendre visite !

Nous poursuivons et passons à proximité de bungalows du motu Tevairoa.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Sud de l'île et Vaitāpē. Nous avons le choix entre contourner le motu To'opua par l'Est ou par l'Ouest. Nous choisissons de le faire par l'Ouest. Ce motu est un îlot situé à l'intérieur du lagon et non sur la barrière de corail. Ainsi, les eaux sont calmes tout autour du motu, même du côté Ouest (extérieur). Nous nous jetons à l'eau pour une petite baignade. Puis nous passons tout à côté de bungalows sur pilotis.

Avant de finir notre grand tour, nous nous rendons au "Jardin de Corail" situé au Sud du motu Pitu 'U'u Uta. Après avoir attaché le bateau à l'une des bouées, nous nous jetons à l'eau avec nos palmes, masques et tubas. Le lieu est réputé pour le snorkeling... Nous voyons effectivement de belles choses sous l'eau !

Une fois de retour au bateau, nous reprenons la navigation en direction de l'agence, puisqu'il est déjà 17h. Nous aurons navigué, en tout et pour tout, 7h pour faire le tour complet le l'ile principale de Bora-Bora, via le lagon. Ce fut une superbe journée ! Pour terminer, l'agence nous ramène jusqu'à notre hébergement.

Le lendemain matin, nous repartons en bateau, mais cette fois avec un tour organisé (réservé par notre hébergement ; de 50 à 85 EUR/pers. selon les agences et le type de tour). Au port de Vaitāpē, nous embarquons dans un bateau piloté par Ramon. Nous sommes en tout 11 personnes sur le bateau. Nous faisons un premier stop à proximité du motu To'opuaiti, pour faire du snorkeling. Beaucoup de poissons nagent autour du bateau : ils semblent avoir l'habitude d'être nourris par les capitaines des bateaux et par certains touristes. Conscients des désordres que peut occasionner le nourrissage des poissons, nous demandons à notre capitaine de ne pas le faire !

Puis nous naviguons un peu plus loin, avant de nous remettre à l'eau. Ici, nous nageons avec quelques requins à pointes noires ainsi que des raies Pastenague !

Requin à pointes noires
Requin à pointes noires

Le requin à pointes noires est facilement identifiable car, comme son nom l'indique, la pointe de ses nageoires est noire. D'une longueur moyenne variant entre 1,5 et 1,80 mètre, il se nourrit essentiellement de poissons et de crustacés. On l'observe souvent dans les récifs coralliens de l'Océan Pacifique et l'Océan Indien, là où les eaux sont peu profondes. Il est craintif et facilement effrayé par les nageurs dont il se laisse peu approcher ; peu dangereux, il devient cependant très excité en cas de nourrissage ! On répertorie d'ailleurs de nombreux cas de morsures très sérieuses causées à des nageurs qui souhaitaient les nourrir dans l'eau !!! Le requin à pointes noires, comme tous les autres requins, est vivipare, c'est-à-dire que les petits grandissent dans le ventre de la femelle et en sortent vivants après 12 à 16 mois de gestation. Son espérance de vie se situe entre 10 et 12 ans.

Nous quittons ensuite le lagon et passons la barrière de corail. Il y a maintenant davantage de houle. Nous nous jetons à l'eau à proximité de l'unique passe de Teavanui, située à l'Ouest de Bora-Bora. Ici, le fond est à environ 10m. Nous nageons, entourés d'une dizaine de requins à pointes noires et de deux requins citrons de 2 à 2,50 mètres de long ! Les requins à pointes noires sont assez proche. Quant aux requins citrons, ils restent vers le fond. Pour s'en approcher, Gilles descend en apnée.

Nous finissons le tour par une navigation et une baignade dans le lagon, avant de retourner au port.

Durant ce tour, nous conversons avec une sympathique famille française en plein tour du monde : les Promenons-nous sur la Terre. Il s'agit de Stéphanie, Didier et de leurs filles Capucine et Noémie. Ils logent, de surcroît, dans le même hébergement que nous ! Ainsi, le lendemain, nous passons la journée tous ensemble à la plage de Matira. Nous gardons le contact et prévoyons de faire un bout de chemin ensemble en Nouvelle-Zélande dans 1 semaine environ...

L'intérieur de l'île

Une route côtière permet de faire le tour de l'île principale en 31 km. Elle est parsemée d'habitations presque tout le long. On peut louer un vélo ou une voiture pour faire le tour de l'île ; il existe également quelques bus (tarif correct) et des taxis (assez onéreux). Ne manquez pas de faire un petit détour sur la pointe de Anau, à l'Est de l'île, pour voir les vestiges de canons américains. Vaitāpē, la ville principale de l'île, abrite également le port principal. L'intérieur de l'île de Bora-Bora est montagneux, son point culminant étant le Mont Otemanu qui culmine à environ 730 m d'altitude. Un itinéraire permet d'atteindre un autre sommet, le Mont Pahia, qui lui culmine à environ 660 m d'altitude.

Nous quittons aujourd'hui Bora-Bora et nous rendons au port de Vaitāpē, environ 1h30 avant le décollage de notre vol. Un catamaran, affrété par Air Tahiti, nous emmène en 20 minutes sur le motu Mute où se trouve l'aérodrome. L'enregistrement des bagages se fait rapidement et simplement, et nous voilà embarqués à bord de l'avion pour Moorea. Au revoir sublime Bora-Bora !

Plus de photos de Bora-Bora...


L'île de Moorea

Moorea

Après 4 nuits passées sur Bora-Bora, nous prenons l'avion (45 mn de vol) à destination de Moorea. La météo n'étant pas bonne lors de notre atterrissage, nous ne profitons malheureusement pas de la magnifique vue aérienne que nous aurions dû avoir...

Comme il est prévu que nous restions 5 nuits sur Moorea et souhaitant nous déplacer librement sur l'île, nous avons réservé une voiture de location. Le loueur vient nous chercher à l'aérodrome et nous conduit jusqu'à l'agence qui se trouve à Vai'are où nous attend notre Twingo (59 EUR/jour - réservée via notre page voitures).

L'île de Moorea se trouve tout à côté de l'île de Tahiti, ce qui explique certainement leur similitude. Tout comme l'île de Tahiti, Moorea possède de magnifiques montagnes acérées et est dépourvue de véritable lagon. L'île possède bien une barrière de corail, qui se trouve en moyenne à 1,5 km de la terre, mais les motus sont rares. Une route, longue de 60 km, fait le tour complet de l'île. D'autres routes et pistes secondaires permettent de pénétrer l'intérieur de l'île, très montagneux, avec de majestueux pics. Nous tombons sous le charme de cette île magnifique...

Après quelques kilomètres de route, nous arrivons à l'hébergement "Fare Vaihere" que nous avions réservé sur internet il y a 10 jours de cela. Comme la réservation de 5 nuits consécutives n'était plus possible, nous logerons ici (au Nord de l'île) durant 2 nuits, puis passerons les 3 nuits suivantes au Sud de l'île. Nous sommes chaleureusement accueillis par Corinne et Philippe et découvrons notre très joli bungalow placé en bord de mer.

Où dormir à Moorea

L'île de Moorea est très fournie en hébergements. On y trouve de tout : hôtels "haut de gamme", hôtels "bon marché", mais également beaucoup de farés (maisons d'hôtes).

Voici quelques exemples :

  • "Fare Vaihere", où nous avons logé 2 nuits (excellent accueil par Corinne et Philippe, un couple de métropolitains ; situé dans la Baie d'Ōpūnohu, à 1 km de la plage publique de Ta'ahiamanu ; Plan : repère 1 ; très jolis bungalows ; très propre ; moustiquaires au-dessus des lits ; au calme ; pas de plage privée mais un ponton permettant la baignade ; propose des petits-déjeuners ainsi que des dîners (excellents) ; Philippe est de très bon conseil ; 150 EUR/nuit ; ; www)
  • "Les Tipaniers" (situé à proximité des motus Fareone et Tiahura ; Plan : repère 2 ; 22 bungalows ; belle plage privée ; le restaurant de la plage est seulement ouvert pour midi ; ; le restaurant au bord de la route est ouvert le soir (beau cadre ; très bon ; ) ; www)
  • "Tehuarupe", où nous avons logé 3 nuits (situé à côté de Vai'anae, au Sud de l'île ; Plan : repère 3 ; beaux bungalows modernes tout équipés, avec balcon donnant sur la mer ; les bungalows sont en hauteur ; la route passe entre les bungalows et la mer ; kayak gratuit ; belle piscine ; moustiquaires aux fenêtres ; à moins d'1 km d'une supérette ; 111 EUR/nuit ; )

Pour découvrir d'autres hébergements :

Nous avons réservé le dîner du soir à notre hébergement. Nous découvrons une table magnifiquement préparée et savourons un excellent repas. Le lendemain matin, nous assistons, dans le jardin, à l'ouverture de quelques noix de coco agrémentée d'explications sur leur exploitation.

Baie Cook & Baie d'Ōpūnohu

Grâce à notre voiture, nous pouvons visiter l'île librement. Au Nord de l'île, se trouvent deux magnifiques baies : la Baie Cook et la Baie d'Ōpūnohu. Nous les parcourons aujourd'hui par la route. Dans quelques jours, nous les contemplerons depuis la mer. De grands voiliers y ont jeté l'ancre et cela nous fait indéniablement penser aux images du film « Les révoltés du Bounty » qui s'est tourné ici, ainsi qu'à l'explorateur britannique James Cook, qui donna son nom à l'une des deux baies (en 1769).

La baie d'Ōpūnohu abrite la plage publique de Ta'ahiamanu.

Vallée d'Ōpūnohu

Nous prenons ensuite une route secondaire qui atteint un peu les hauteurs de l'île. La route parcourt la vallée d'Ōpūnohu et offre de magnifiques paysages : pics rocheux, forêts, cultures d'ananas, villages typiques, etc.. Nous stoppons au site archéologique de la vallée (gratuit). Le site n'est pas très grand mais il est bien entretenu et se visite aisément. Il présente des ruines de marae, des habitations et autres architectures. Comme le site se trouve en forêt, nous devons nous asperger d'anti-moustiques pour ne pas nous faire piquer !

La route se termine à un magnifique point de vue qui donne sur les deux baies d'Ōpūnohu et Cook.

Pour nos déjeuners et dîners, nous nous restaurons dans les nombreux restaurants ou roulottes implantés un peu partout sur l'île. On trouve également de nombreux marchands de fruits au bord de la route.

Lorsque nous souhaitons cuisiner, nous nous rendons dans les supermarchés ou supérettes de l'île. Par exemple, un grand "Champion" se trouve à Vai'are et plusieurs petits magasins se trouvent au village de Hauru .

Les traditions polynésiennes

Les polynésiens sont fiers de leurs traditions. Elles sont très souvent présentées aux touristes dans les hôtels. Parfois, on peut les découvrir dans des lieux, certes artificiels, mais indépendants des hôtels. Avec de la chance, on pourra les découvrir de manière naturelle, lors de festivités locales par exemple. Parmi les traditions, il y a bien entendu les danses tahitiennes, mais aussi les vêtements, l'exploitation du coprah (noix de coco), la cuisine, l'huile de monoï, les tatouages, etc.. Pour découvrir les traditions culinaires, rien de tel que de goûter au Ma'a Tahiti. Bon nombre d'hôtels "haut de gamme" proposent des soirées Ma'a Tahiti.

Ma'a Tahiti
Ma'a Tahiti - Polynésie française

Le Ma'a Tahiti désigne un repas complet traditionnel, préparé dans un four traditionnel tahitien, le Ahi ma'a, où les plats sont cuits... Concrètement, il s'agit d'un trou, creusé dans le sol, dans lequel sont placés du bois et des coquilles de noix de coco séchées ; des pierres volcaniques sont ensuite placées par-dessus : elles seront chauffées à vif par le bois consumé. Une fois le four très chaud, on y dépose la nourriture à cuire. Les aliments sont enveloppés de feuilles, principalement de bananiers. Comme aliment, on peut y faire cuire des viandes comme le cochon de lait (pua) et la chèvre, des féculents (patate douce, taro, uru, ignam, etc.) ainsi que d'autres légumes et parfois du poisson. Le tout, protégé par les feuilles, est ensuite recouvert de terre. Ainsi, les aliments sont cuits à l'étouffé. C'est un repas complet et il est souvent associé à un repas de fête. Il est ensuite suivi de desserts comme le Po'e ou des fruits.

L'île de Moorea est particulièrement bien organisée pour présenter ces traditions aux touristes. Nous y avons relevé quelques lieux indépendants : "Tiki Village" (village semi-artificiel destiné aux touristes qui propose des représentations où les traditions polynésiennes sont mises en avant ; situé en bord de plage avec un beau cadre aux alentours ; pour plus d'informations, voir ci-dessous). "Pineapple Beach" (beau cadre en bord de mer ; ouvert à midi, mais pas tous les jours ; fréquenté également par les locaux ; +689 89 28 33 70 ou +689 87 28 33 70 ; situé à 2 km au Sud de "Tiki Village" ; ). Ou encore, tous les dimanches chez "Gérald" (très simple, sans chichi ; fréquenté par les locaux ; situé non loin de "Tiki Village" ; tél. 56-15-23).

Tiki Village

Tiki Village www est un village semi-artificiel permettant de découvrir la culture polynésienne d'autrefois et d'aujourd'hui. Le village est ouvert tous les jours au public de 11h à 15h (entrée gratuite). A l'intérieur, on découvre des farés (maisons traditionnelles), un petit musée, des expositions, des magasins (dont une bijouterie), des démonstrations d'artisanats et la préparation du Ahi ma'a (four tahitien), ainsi qu'un petit show de danse polynésienne (le tout est gratuit). Le restaurant "Le Tiki" est ouvert de 12h à 14h, ainsi que 3 à 4 soirs par semaine, de 18 à 22h.

En soirée, un grand show polynésien est présenté en plein air (45 EUR). On peut également choisir la formule complète incluant le repas + le show. Le dîner est un Ma'a Tahiti et on assiste à l'ouverture du Ahi ma'a. Le repas est servi dans un bel environnement et la nourriture est un grand buffet. Pendant le repas, diverses démonstrations ont lieu.

Après le dîner, le show démarre. Le show de "Tiki Village" est superbe et très varié, présenté par environ 20 danseuses et danseurs, chanteurs et musiciens. Ils nous plongent dans les légendes tahitiennes au son de leurs chants et instruments (ukulélé, tita, pahu...), le tout étant illustré de magnifiques danses (tamure, haka, danse du feu...). Nous passons un excellent moment, très chaleureux, à dimension humaine et haut en couleurs avec de somptueux costumes... Des déhanchés de rêve, des cheveux de rêve... les polynésiennes sont magnifiques... et toutes craquent pour Yann !

Tahiti Aromes

Un autre jour, nous nous rendons à "Tahiti Aromes", un centre de fabrication d'huiles comme celles du monoï, de la noix de coco, de vanille, tamanu etc. (ouvert du lundi au jeudi de 8h à 12h et de 13h à 16h et le vendredi de 8h à 12h et de 12h30 à 15h30). En arrivant, nous découvrons un bâtiment entouré d'une plantation de Tiaré dont les boutons de fleurs sont utilisés pour la fabrication du monoï. Dans le bâtiment, nous pouvons assister à une petite démonstration de la fabrication des huiles et des secrets du monoï, aujourd'hui imité partout dans le monde. L'appellation « Monoï de Tahiti » est protégée depuis 1992. Le Monoï de Tahiti doit contenir de l'huile de coprah (noix de coco) et des fleurs de tiaré, tous deux cultivées en Polynésie française. Un magasin permet d'en acheter.

Sortie en mer

Les activités en mer sont nombreuses : kayak, padle, voile, pêche au gros, plongée, snorkeling, observation des baleines, dauphins, requins, raies, etc.. Les hôteliers sont bien organisés et proposent des tours ou des locations de matériel. On peut également s'adresser soi-même aux centres nautiques ou agences. Par exemple, à côté de l'hébergement "Les Tipaniers", sur la plage, se trouve le centre nautique "Tip Nautic" (situé en face de beaux motus ; Plan : repère 2 ; loue des kayaks et autre matériel, organise des tours...).

Observation des baleines

L'observation des baleines à bosse est propice de mi-juillet à fin octobre. Nous sommes en septembre, donc c'est la bonne période. Les baleines à bosse viennent ici mettre bas dans les eaux chaudes de la région. Nous nous adressons à l'agence "Moorea Eco Tour", qui semble effectuer ses sorties dans le respect des baleines (petit catamaran ; nous serons accompagnés d'Olivier, un vétérinaire ; 90 EUR/pers.).

Ce matin, notre catamaran quitte donc le quai d'embarquement. Nous sommes environ 10 personnes à bord. Rapidement, nous voilà en pleine mer avec une bonne houle, ce qui rend plusieurs personnes malades ! Tout-à-coup, Olivier nous crie « Baleine en vue à 11h » ! Maïré, notre capitaine tahitien, coupe alors les moteurs de notre catamaran et Olivier (qui vient de métropole) se met à l'eau pour « sonder le terrain » et voir si la baleine est d'humeur à nous accepter dans l'eau à ses côtés ! Nous attendons, le cœur battant, son feu vert pour nous mettre doucement à l'eau ! Il s'agit d'une baleine et de son baleineau... Olivier nous donne alors l'autorisation de le rejoindre ! Nous sommes à environ 100-150 m de la baleine et nous nous mettons à nager calmement, mais rapidement... Finalement, ce sont les 2 baleines qui se rapprochent rapidement de nous et nous nous retrouvons, sans le vouloir, à seulement quelques mètres du baleineau ! Sa mère se trouve juste derrière ! Le baleineau se rapproche et nous observe. Sa mère est visiblement disposée à nous laisser observer son petit ! Par moment, nous devons même reculer vivement pour éviter de nous retrouver trop proche d'eux. Nous sommes émerveillés par ce spectacle incroyable que nous offre la nature ! Le baleineau se frotte contre sa maman et, par moment, elle se place sous son petit pour le soulever à la surface et lui faciliter ainsi sa prise d'oxygène. Quel moment émouvant ! Nous voyons leurs yeux qui nous observent... Nous nageons à leurs côtés jusqu'à ce qu'ils décident de regagner les profondeurs de la mer.... Nous les regardons s'éloigner... la gorge nouée par l'émotion. Quelle fabuleuse rencontre !!!

Une fois à bord, Olivier, le vétérinaire, nous confirme bien que c'est la baleine est qui venue à nous et non l'inverse et que, sans son bon vouloir, nous n'aurions jamais pu nous approcher aussi près d'elle ! Merci à toi, chère baleine !!! Nous avons conscience de la chance inouïe que nous avons eue ce matin ! Ainsi, durant la matinée, nous nous mettrons 3 fois à l'eau pour observer ces magnifiques baleines si douces avec leurs petits ... Nous sommes pleinement conscients du privilège que nous avons de nous trouver là, non loin d'elles... Car, en effet, ces observations ne sont pas toujours possibles et nous avons rencontré des personnes qui n'ont rien pu voir lors de leur sortie en mer, tandis que d'autres n'ont vu que de lointaines silhouettes. Nous avons été rassurés de constater que notre bateau et Olivier, le vétérinaire, ont pris toutes les précautions nécessaires pour effectuer cette sortie dans le respect de ces magnifiques cétacés...

Baleine à bosse
Baleine à bosse

Egalement appelé Rorqual à Bosse, ce mammifère marin peut atteindre 14 mètres de long pour un poids moyen adulte qui varie entre 25 et 30 tonnes. La Baleine à Bosse tient son nom de son plongeon très particulier. En effet, après être remontée à la surface de l'eau pour prendre de l'air, et avant de rejoindre les profondeurs, elle arque son dos (comme une bosse) ce qui rend très visible sa nageoire dorsale ; on voit ensuite apparaître sa nageoire caudale (sa queue) hors de l'eau au moment où elle plonge. La mâchoire de la Baleine à Bosse présente des protubérances rondes qui sont, en fait, des follicules pileux (que l'on trouve uniquement sur cette espèce de baleine). Cette variété de baleine vit dans tous les océans du monde, aussi bien dans les eaux polaires que les eaux tropicales ; on peut ainsi la trouver en Arctique, Antarctique, en Atlantique ou dans le Pacifique. Elle passe souvent l'été dans les eaux tempérées ou polaires à la recherche de nourriture et l'hiver dans les eaux tropicales pour s'accoupler et mettre bas (elle vit donc sur ses réserves durant cette partie de l'année). Après une gestation de 11 mois, le baleineau naît avec une longueur moyenne de 4,5 m pour 700 kg ! Sa mère l'allaitera durant 8 mois environ. Très protectrice avec son petit, elle l'aide à prendre l'air à la surface. De couleur noire ou gris foncé sur le dos, on aperçoit souvent son ventre blanc lors de ses sauts spectaculaires (qui la font parfois bondir presque entièrement hors de l'eau !) qui peuvent s'apparenter à des jeux mais que les scientifiques n'ont toujours pas réussi à décrypter. Il pourrait s'agir d'un moyen de communication ou d'une façon de chasser ou de se débarrasser de ses parasites... Très curieuse, elle s'approche volontiers des bateaux ou des plongeurs qu'elle rencontre ce qui permet de l'observer assez facilement. Lorsqu'il y a un baleineau, la mère est plus méfiante. La Baleine à bosse se nourrit principalement de krill mais également de petits poissons (comme les harengs) qu'elle retient dans ses fanons. La Baleine à Bosse frappe parfois l'eau de ses nageoires pectorales pour communiquer ou chasser les bancs de poissons. Ces nageoires sont d'ailleurs particulièrement volumineuses puisqu'elles peuvent atteindre le tiers de la longueur de son corps (ce qui n'est pas le cas des autres baleines). La Baleine à bosse, dont les principaux prédateurs sont les orques et les requins est malheureusement aussi victime de la chasse commerciale. Elle est également très sensible aux changements de l'environnement ainsi qu'aux pollutions sonores et chimiques que génère l'homme. L'espérance de vie d'une Baleine à Bosse est d'environ 50 ans.

Observation des dauphins

De la même façon, des sorties sont organisées pour observer des dauphins. Il est préférable, en effet, de les observer dans leur milieu naturel plutôt que dans un parc aquatique comme il en existe tant dans le monde ! Attention, toutefois, à choisir un bateau qui ne perturbera pas les dauphins en les pourchassant !!!

Le lagon

Le lagon de Moorea est un lagon protégé qui encercle l'île sur une largeur moyenne de 1,5 km. Durant notre sortie en mer pour l'observation des baleines, le catamaran a fait un stop au niveau du motu Tiahura (ou Moea). Cet endroit est particulièrement propice à l'observation de la faune marine en raison d'une passe qui entraîne planctons et autres nutriments. On peut s'y rendre individuellement en kayak car c'est proche de la côte. Attention à ne pas y aller à la nage, car il y a beaucoup de courant !

Les requins à pointes noires et les raies Pastenague y sont nombreux car la nourriture y est abondante. Malheureusement, nous constatons vite que les raies sont nourries. Ainsi, elles sont tellement habituées à l'homme, qu'elles s'approchent de très près des nageurs et ce, jusqu'à les toucher. Pour notre part, nous évitons tout nourrissage et surtout de toucher (même si la tentation est grande) tout animal marin afin de ne pas lui enlever sa couche protectrice et lui transmettre des maladies.

Respecter la faune et la flore marine

Tout au long de nos voyages, nous avons souvent vu des baigneurs marcher sur la barrière de corail. Il est vrai qu'avec des palmes ou des sandales aquatiques aux pieds, il est facile de ne pas se couper, mais malheureusement, les coraux souffrent de ce piétinement ! Même si, sur certaines zones, les coraux sont morts, il y a de nombreux jeunes coraux qui essaient, tant bien que mal, de repousser ! Pour entrer dans l'eau sans blesser le corail, il suffit de le faire au niveau d'une plage de sable aux eaux calmes, d'utiliser un ponton, ou encore, de se jeter à l'eau depuis un bateau. Nous avons même vu une vidéo promotionnelle d'un hébergement polynésien, qui montre plusieurs snorkeleurs nager au milieu d'un magnifique jardin de corail et l'on voit clairement leurs palmes cogner les coraux !!! Cet annonceur met en avant la beauté du corail sans dénoncer le comportement inapproprié et destructeur des snorkeleurs ! Nous trouvons réellement dommage que les locaux et les hôtels ne sensibilisent pas ou trop peu les touristes à ce sujet !
En Polynésie française, nous avons pu observer la pratique du nourrissage des poissons, pour les attirer et garantir ainsi de nombreux poissons aux touristes ! C'est une pratique qui se constate malheureusement dans de nombreux endroits dans le monde. Il faut absolument éviter de le faire et sensibiliser les capitaines des bateaux à ne pas le faire ! De nombreux problèmes, que nous ne citerons pas ici, en découlent... Toucher les animaux marins est également à éviter pour diverses raisons (dangereux, altération des protections naturelles du poisson touché, modification comportementale, etc.). Nous vous assurons qu'il n'y a rien de mieux que d'observer une vie marine naturelle où chaque poisson est à sa juste place. En effet, dans les zones de nourrissage, il est constaté que, dès que le bateau arrive, il est entouré de poissons ! Sans ce nourrissage, il est malgré tout très facile d'observer une multitude de poissons divers et variés... Le nombre de poissons dépendra du lieu et du moment (c'est la nature).
Autre point important : éviter les crèmes solaires chimiques et privilégier un tee-shirt anti-UV ou des crèmes solaires biologiques pour ne pas empoisonner ce merveilleux environnement si fragile (voir notre page "Les Crèmes solaires et la Mer ne font pas bon ménage..." pour en savoir davantage) !

Les plages publiques

Les rares plages de Moorea sont généralement monopolisées par les hôtels. Heureusement, il reste quelques plages publiques.

A l'Est de l'île, se trouve la plage de Temae. Sur le trajet, un arrêt s'impose au point de vue To'Atea, qui donne sur la plage de Temae, le lagon de Moorea et, au loin, l'île de Tahiti. Au même endroit, se trouve le mémorial du crash aérien survenu en 2007 lors d'un vol "Air Moorea" entre Moorea et Tahiti ; la compagnie a, depuis, cessé son activité.

Dans la Baie d'Ōpūnohu se trouve la plage publique de Ta'ahiamanu, également appelée plage de Mareto.

Plus de photos de Moorea...

Nous quittons, encore une fois à regret, cette magnifique île qu'est Moorea, et prenons un vol pour Tahiti (15 mn de vol). A peine avons-nous décollé, que nous entamons déjà la descente. Nous aurions pu faire ce trajet via le ferry qui fait Tahiti-Moorea depuis le port de Vai'are (Moorea), mais notre vol était inclus dans le "pass" Air Tahiti.


Le retour

A Tahiti, nous logeons à nouveau pour 1 nuit chez Géraldine qui vient nous chercher à l'aéroport. Nous passons une agréable soirée au restaurant avec la famille de Géraldine. Le lendemain matin, elle nous dépose à l'aéroport. Après 4 semaines passées en Polynésie, nous devons quitter ce paradis terrestre et nous embarquons sur un vol Papeete (Tahiti) - Auckland (Nouvelle-Zélande) (vol aller/retour à 572 EUR TTC/pers. ; 5h40 mn de vol avec la compagnie aérienne Air Tahiti Nui).

En volant vers l'Ouest, nous passons la ligne de changement de date. Dans ce sens, nous devons avancer nos montres d'1 jour de plus ! Ainsi, nous décollons de Tahiti le mercredi 8 octobre à 07h20 et après 5h40 de vol, nous atterrissons à Auckland, le jeudi 9 octobre à 12h00. Soit un décalage horaire de +23 heures en seulement 5h40 de vol. Mais où étions-nous dans la nuit du 8 au 9 octobre ? Et bien nulle part !?!

Notre voyage se poursuit maintenant en Nouvelle-Zélande où nous allons passer 2 mois et demi.


Informations complémentaires

Billet d'avion pour la Polynésie française
Où dormir en Polynésie française

Pour dormir en Polynésie française, il est conseillé de réserver longtemps à l'avance ! Cette région du monde n'est pas simple pour les voyageurs qui arrivent sans réservation. Tout d'abord, les moyens de transports n'existent pas toujours et rendent difficile la recherche d'un hébergement une fois sur place. Avoir une voiture de location simplifie un peu les choses. D'autre part, les hébergements n'ont pas l'habitude de voir arriver des voyageurs qui désirent voir et comparer une chambre ! Nous l'avons tenté mais ce fut difficile et, à plusieurs reprises, nous avons été très mal reçus par les hébergeurs ! De plus, les hébergements très prisés sont généralement complets depuis bien longtemps.

On trouve en Polynésie des hôtels de luxe, mais également des chambres d'hôtes et des hôtels beaucoup plus simples ; les tarifs varient, allant de la chambre sans vue à environ 120 EUR la nuit, au bungalow sur pilotis dans un lagon à, minimum, 500 EUR, ce tarif pouvant aller jusqu'à 3 000 EUR par nuit ! Les maisons d'hôtes sont une formule plaisante pour séjourner en Polynésie puisque les prix sont moins élevés que ceux d'un hôtel, mais surtout, cela nous baigne dans la vie traditionnelle polynésienne. Il faut tout de même compter environ 50 EUR pour une chambre très basique, à plus de 150 EUR pour une chambre plus confortable. Tahiti est l'île où l'on trouvera les chambres les moins chères. "Faré" signifie "maison" ; certains farés proposent d'ailleurs des repas en table d'hôtes. Les campings sont plutôt inexistants, mais certains hébergements privés peuvent vous mettre un bout de terrain à disposition pour une tente.

Climat en Polynésie française

Le territoire de la Polynésie française est vaste et le climat sera légèrement différent d'un secteur à l'autre. La configuration des îles aura également une influence sur le climat. Ainsi, il peut faire beau sur un motu et il peut y avoir un orage sur l'île centrale montagneuse. Justement, les îles montagneuses auront tendance à retenir les nuages et seront très souvent couvertes et pluvieuses.

La Polynésie française a un climat chaud toute l'année et est soumise aux cyclones de novembre à avril. C'est donc durant ces mêmes mois qu'il y aura le plus de précipitations. Même si l'on peut se rendre en Polynésie française toute l'année, les meilleurs mois seront durant l'hiver austral et plus précisément de juin à octobre. Pour davantage de précisions sur le climat, vous pouvez consulter notre fiche climat de la Polynésie française.

Les moustiques

Nous avons eu énormément de moustiques durant notre séjour en Polynésie ! Heureusement, le paludisme est inexistant en Polynésie française ; toutefois, les moustiques peuvent transmettre d'autres maladies comme la dengue. Donc pensez à emporter un anti-moustiques et à vous couvrir les jambes et les bras une fois la nuit tombée.

Applications mobiles

Nous avons utilisé l'application mobile "Tahiti Tourisme" (très pratique pour trouver les lieux (hébergements, visites, etc.) grâce à sa fonction GPS.

Avant de partir

Données clés du voyage

Voyage réalisé : du 13 septembre au 8 octobre 2014
Durée : 26 jours
Pays visité : France
Archipel visité : Polynésie française
Iles visitées : Tahiti - Raiatea - Tahaa - Maupiti - Bora-Bora - Moorea
Types d'hébergements : Pension
Moyen de déplacement : Avion - Bateau - Voiture de location
Nombre de personnes : 3 (Emmanuelle, Gilles et Yann (7 ans) )
Langue utilisée : Français
Taux de change : 1 EUR (Euro) = 119,33 XPF (Franc Pacifique)
Budget

Coût de ce voyage de 26 jours pour 2 adultes et 1 enfant (hors vols internationaux) : environ 6 253 EUR qui se répartissent de la manière suivante :

  • 5 vols domestiques Air Tahiti : 1 150 EUR
  • hébergements pour 25 nuits (incluant certains repas) : 2 992 EUR
  • 11 jours de location de voitures : 587 EUR
  • le reste (repas, essence, visites, etc.) : 1 524 EUR

Cela représente un budget total journalier de 241 EUR pour 2 adultes et 1 enfant (hors vols internationaux).

Concernant les vols internationaux, nous sommes arrivés à Tahiti par un vol aller/retour depuis Auckland en Nouvelle-Zélande. 1 623 EUR TTC pour nous 3. En arrivant de France métropolitaine, un vol aller-retour coûtera au moins 1 200 EUR/pers.. Si vous désirez obtenir des tarifs pour vos vols, rendez-vous sur notre page Recherche d'un billet d'avion.


Conclusion - Pourquoi aller en Polynésie française ?

La Polynésie fait rêver... Le nom de Tahiti également... D'ailleurs, un certain nombre de personnes font l'amalgame entre "Tahiti" et "Polynésie". Pourtant, l'île de Tahiti n'est qu'un tout petit bout de la Polynésie française et elle est d'ailleurs loin d'être la plus belle île de la région. Une fois sur place, on se rend vite compte que la carte postale de rêve n'est pas un mythe ! Les paysages sont vraiment sublimes, même s'il ne faut pas s'attendre à trouver partout des plages de sable blanc. Ces plages existent, mais uniquement sur certaines îles. Certaines plages sont publiques, mais beaucoup sont privatisées par les hôtels. Les lagons aux eaux claires bleu-turquoise sont de vrais petits paradis !

Même si, lorsque l'on parle de culture polynésienne, on pense aussitôt aux danseuses de "tamuré", la culture polynésienne est bien plus que cela : cuisine, tatouages, mode de vie, traditions... Les polynésiens sont fiers de leur archipel et sont fiers de nous faire partager leurs traditions. Certaines îles sont également propices à la randonnée, comme Moorea et les îles Marquises. Malheureusement, la Polynésie française est chère ! Qu'il s'agisse des hébergements, des voitures de location ou des aliments, visiter cette région du monde a un coût certain ! La distance avec la France métropolitaine plombe, d'autant plus, le coût d'un tel voyage !

Quoi qu'il en soit, on ne peut revenir qu'enchanté de cette destination ! Nous avons passé des moments inoubliables dans cette partie de la France qui est si différente de la métropole, mais oh combien attachante ! Les îles de Maupiti, Bora Bora et Moorea ont été nos grands coups de cœur ! Les îles de Raiatea et de Tahaa étaient, quant à elles, plus communes (4 jours de séjour sur chacune d'entre elles était trop long).

Nous espérons que le résumé de notre voyage vous aura apporté rêve et évasion, et qu'il vous aura peut-être donné l'envie de découvrir ce merveilleux coin de France... à l'autre bout de la planète !
Si vous souhaitez d'autres précisions pour votre futur voyage n'hésitez pas à poser vos questions dans notre forum !

Merci de votre intérêt, bon vent et à bientôt pour une nouvelle aventure !

Emmanuelle et Gilles

Toutes les photos de la Polynésie française...