|
L'INDONESIE

|

|
Récit de voyage
Bali, Lombok et Java
| Dates : |
du 26 août au 20 septembre 2006 |
| Durée : |
25 jours |
| Pays visités : |
Indonésie |
| Villes visitées : |
Jakarta - Ubud -
Amed
- Pemuteran - Cemoro Lawang
-
Yogyakarta |
| Sites visités : |
Lombok -
Gili Trawangan -
Gili Meno - Bali
-
Tulamben -
Batur -
Java - Kawah
Ijen - Semeru - Bromo -
Prambanan -
Borobudur - Merapi
|
| Hébergements : |
Guest House et Losmen (chez l'habitant) - Hôtel |
| Moyen de transports : |
Bus - Bajaj (voiturette à moteur) - Avion - Taxi - Bateau - Cidomo (petite carriole tirée
par un cheval) - Bemo (taxi collectif) - Ferry - Becak (pousse-pousse à vélo) -
Scooter |
| Nombre de personnes : |
2 (ma femme Emmanuelle et moi Gilles) |
| Langue utilisée : |
Anglais |
| Taux de change moyen au moment du voyage : |
1 EUR (Euro) = 11630 IDR (Rupiah indonésien) = 1,28 USD
(Dollar américain) |
Résumé du circuit

La préparation
Etant donné la grande superficie de l'Indonésie, il nous a fallu faire un
choix sur les îles à visiter. En effet, l'Indonésie est le plus grand archipel
du monde avec plus de 13.000 îles disséminées sur plus de 5.000 km d'est en ouest et
presque 2.000 km du nord au sud. Bali est l'île la plus touristique, mais avec les évènements
tragiques de ces dernières années (attentats,
tsunamis, tensions, ...), celle-ci est beaucoup moins fréquentée. Nous avons
choisi de rejoindre rapidement l'île de Lombok par un vol intérieur, puis
de poursuivre par l'île de Bali et pour finir, de découvrir l'Indonésie plus
authentique sur la grande île de Java. Compte tenu des grandes distances et pour faciliter
nos déplacements, nous
avons pris 3 vols intérieurs.
En dehors des vols aller/retour (Allemagne-Indonésie) et du 1er
vol intérieur, nous n'avions rien réservé d'avance.
Nous sommes partis avec les guides "Petit Futé" et "Le Guide du Routard" en
poche.
L'aller
Le voyage aller s'est effectué en trois vols de la compagnie "Gulf Air" d'une
durée totale de 15h25, à laquelle s'ajoutent les escales. Un premier vol de
Francfort (Allemagne) à Bahreïn (ou Bahrain), puis un second de Bahreïn à Muscat
(Sultana d'Oman), et un dernier vol de Muscat à Jakarta (Indonésie). A Jakarta, nous avançons nos
montres de 5h (soit 5 heures de plus que la France en heure d'été). Nous établissons notre
visa au bureau de douane de l'aéroport (un guichet avant de passer le contrôle de douane) pour
25 USD/personne, soit environ 20 EUR.
|

|
VISA INDONESIEN
Le visa indonésien peut être établi lors de votre arrivée dans le
pays (attention, renseignez-vous sur sa faisabilité si vous arrivez par la
mer). Au sein de l'aéroport de Jakarta, il suffit d'aller au bureau des
visas situé avant le contrôle de douane. Le visa coûte 25 USD, soit environ 20 EUR. Il
est visiblement préférable de le payer en Dollar (USD). Son établissement est
rapide et n'oubliez pas de récupérer votre reçu ! Une autre possibilité est
d'établir le visa depuis son pays d'origine, mais celui-ci vous coûtera
alors plus
cher. |
|
Après avoir changé quelques Euros (EUR) en Rupiahs indonésiennes (IDR), nous
prenons un bus pour rejoindre la gare routière de "Gambir" au centre de Jakarta
(en sortant à gauche, au niveau du panneau "Damri Bus" ; 1,30 EUR/pers. ; 0h45
de route ; billet à acheter au petit stand au niveau de l'arrêt de bus). En
chargeant nos sacs dans la soute, je constate avec stupeur que mes mains
ressortent noires de cambouis ! Je reprends aussitôt les sacs mais
il est déjà trop tard : ceux-ci sont recouverts de graisse noire !!! L'aventure
commence... ;o) ! Nous essayons tant bien que mal de les nettoyer et le
chauffeur accepte que nous les emportions avec nous dans le bus !
JAKARTA (ou DJAKARTA)
Jakarta, la capitale de l'Indonésie, est située à l'ouest de la grande île de
Java. Celle-ci est un passage quasi obligé pour découvrir le pays puisqu'elle
est le point d'atterrissage de nombreux vols internationaux. Nous pensons n'y
passer qu'une nuit et reprendre l'avion, le lendemain, pour
rejoindre l'île de Lombok.
A la gare routière de "Gambir" située dans la ville, nous prenons un Bajaj
(voiturette à moteur ; prononcé "badjadj") pour rejoindre la rue "Jalan Jaksa"
(0,86 EUR le trajet).
"Jalan Jaksa" est une ruelle où se trouve un bon nombre d'hébergements
pour routards. Aujourd'hui, c'est visiblement jour de fête et la rue est remplie
de familles indonésiennes qui assistent aux nombreux spectacles (concerts,
théâtre, jeux) pour le plus grand plaisir des petits ! De
nombreux "warungs" (gargotes) montés pour l'occasion, nous permettent de goûter
nos premières spécialités de Java (nem = 0,21 EUR ; soupe de pâtes = 0,86 EUR ; épi de
maïs cuit à la vapeur = 0,17 EUR). Nous flânons parmi cette foule en sirotant
ici et là quelques boissons. Pour l'instant, nous nous méfions encore des boissons locales et
préférons rester sur de classique jus de fruits et Coca (0,47 EUR).
L'atmosphère est joyeuse et la rue très colorée. Les yeux des enfants brillent de
bonheur et certains se promènent fièrement avec un ballon gonflable dans une
main et une glace dans l'autre ! Les parents qui les accompagnent nous sourient
gentiment en nous croisant. Il est vrai que les touristes sont rares dans cette
foule !
Nous nous couchons vers 22h au "Hostel Bloen Steen" (sommaire ; douche et WC
extérieur ; 3,50 EUR ; au calme, mais au milieu de la nuit, une bagarre dans le
hall nous réveille ! tél. +62.21.31925359).
Dépenses de la journée : 5,12
EUR/pers.
(transport, dîner, hébergement)
A 4h30 du matin, c'est la première prière de la journée qui nous réveille !
Il ne faut surtout pas oublier que nous
sommes dans le plus grand pays musulman du monde ! Ainsi, durant 30 mn, tous les
minarets de la ville émettent leur prière et cette symbiose n'est finalement pas
si désagréable pour nos oreilles... Les voix sont mélodieuses et nous nous
rendormons vite au son de ces "chants".
Nous nous levons à 5h30 et prenons un Bajaj jusqu'à la gare routière "Gambir"
(0,86 le trajet ; attention, en arrivant à la gare routière, les véhicules et
Bajaj doivent payer une taxe pour rentrer dans l'enceinte de la gare routière !
Pour éviter de payer, nous descendons avant l'entrée). Nous prenons le 1er
bus "Damri" pour rejoindre l'aéroport international (1,30 EUR/pers. ; 1h de
trajet ; le bus passe d'abord par l'aéroport domestique, puis l'aéroport
international). A l'aéroport, nous prenons un petit déjeuner dans un KFC (fish
fillet = 0,88 EUR ; vraiment trop épicé). Nous en profitons pour réserver un vol
(Yogyakarta-Jakarta) que nous prendrons dans 3 semaines (41 EUR
HT/pers/aller).
Nous enregistrons nos bagages, puisque nous nous apprêtons à rejoindre Lombok
en avion. Dans la zone "Duty Free", nous remarquons de
nombreux restaurants dits "rapides" dont les devantures alléchantes
pourraient nous mettre l'eau à la
bouche... si nous n'avions pas déjà petit-déjeuné !
(vol acheté un France à 102 EUR TTC/pers/aller ; compagnie Garuda,
l'une des seules compagnies à décoller de l'aéroport international (et non
domestique) pour les vols intérieurs et sûrement l'une des meilleures compagnies
d'Indonésie).
Notre vol se déroule en deux étapes : un 1er vol
Jakarta-Yogyakarta (1h de vol ; grand plateau repas), puis après 1h d'arrêt dans
l'avion, un second vol Yogyakarta-Mataram (1h10 de vol ; petit plateau repas).
Sur le trajet, nous survolons de
nombreux volcans, dont certains actifs comme le Merapi ou le superbe Semeru que
nous nous réjouissons de pouvoir observer.
LOMBOK

Nous atterrissons à Mataram, capitale de l'île de Lombok. Il nous faut
encore avancer nos montres d'1h par rapport à Jakarta (Java), soit 6h de plus que
l'heure française (heure d'été).
A la sortie du petit aéroport, nous achetons, auprès d'un rabatteur, un
trajet complet pour rejoindre l'île de Gili Trawangan (10 EUR/pers
comprenant 1/2h de taxi et 1/2 de bateau public). Nous partons donc en taxi à
travers une belle route de montagne où nous apercevons de nombreux singes sur les bas côtés.
1/2h plus tard, nous arrivons à l'embarcadère. De nombreux rabatteurs nous
assaillent afin de nous proposer des places de bateau
pour rejoindre une des îles Gilis. Comme nous avions acheté un "package", notre
chauffeur de taxi s'occupe lui-même d'acheter nos places et nous donne ensuite
nos billets avant de repartir. Ces derniers affichent visiblement un tarif de
8000 IDR, soit environ 0,70 EUR/pers (tarif à vérifier). Il faut maintenant
attendre que notre embarcation soit pleine pour partir....ce que nous faisons
très rapidement après
seulement 10 mn d'attente !
|

|
REJOINDRE UNE ILE "GILI" DEPUIS L'AEROPORT DE
MATARAM (LOMBOK)
Il faut tout d'abord rejoindre l'embarcadère de Bangsal en
Taxi (30 mn de trajet) ou Bemo (taxi collectif). Puis de l'embarcadère, il
faut prendre un petit bateau public, qui part seulement lorsqu'il est
plein, soit environ 20 personnes (environ 1/2h de trajet selon l'île et les
arrêts). Une autre possibilité est de prendre un bateau privé, qui a
l'avantage de
partir quand vous le souhaitez, mais celui-ci vous coûtera environ 2x plus cher
! (selon la négociation)
Vous pouvez aussi, comme nous et par facilité, faire confiance à un
rabatteur à l'aéroport, qui vous organisera le tout, moyennant une
commission qu'il empochera. Pour notre part, le trajet complet nous a coûté
10 EUR/pers. (taxi + bateau public). |
|
La mer est agitée malgré le beau temps ; je me fais asperger durant le trajet
par une grosse vague, mais
c'est agréable car l'eau est chaude ! Sur notre droite, Gili Air, puis Gili
Meno. Il est environ 15h30 lorsque nous arrivons à Gili Trawangan.
|

|
LES GILIS : TRAWANGAN, MENO OU AIR ?
"Gili" veut dire "île" dans la langue locale. Autour de la
grande île de Lombok, se trouvent une multitude d'îles paradisiaques bien plus
petites : Gili Lawang, Gili Sulat, Gili Pentangan, Gili Indah, Gili Poh,
Gili Gede, Gili Nanggu, Gili Trawangan, Gili Meno, Gili Air, ...
Ces 3 dernières îles (Trawangan, Meno et Air) sont les plus connues et
offrent une bonne infrastructure pour recevoir les touristes. Elles sont regroupées et se trouvent à environ 1,5 km de
l'embarcadère de Bangsal.
Elles sont très différentes les unes des autres, c'est pourquoi il faut bien choisir son île
ou, pourquoi pas, les "tester" toutes les trois ! Pour notre part, nous avons séjourné
sur Gili
Trawangan et Gili Meno :
Gili Trawangan est la plus grande et la plus touristique. L'on y
trouve
des hébergements et des restaurants (avec discothèque parfois) pour tous les budgets.
C'est donc l'île la moins calme !
Gili Meno, la plus
calme des trois, propose beaucoup moins d'infrastructures pour accueillir les
touristes. Les plages sont plus sauvages et l'accès à la mer y est plus
difficile. Les fonds marins sont, en revanche, plus riches.
Gili Air est la plus petite et représente le juste milieu des deux autres îles.
Nous n'y avons malheureusement pas séjourné, aussi je ne m'avancerais pas
quant à sa description. |
|

Gili Trawangan
Nous débarquons à Gili Trawangan. La plupart des Losmens (chez
l'habitant) et hôtels se trouvent au niveau de l'embarcadère. Il y en a pour
tous les budgets : de l'hébergement sommaire à celui haut de gamme, avec piscine à
débordement, spa (massage, bien être, ...), etc.. Autour, de nombreux
restaurants, là aussi, pour tous les budgets. Comme Gili Trawangan est réputée
pour être
bruyante, et sur les conseils de touristes que nous avions croisés à Jakarta, nous décidons
de nous installer de l'autre côté de l'île. Nous prenons un cidomo (petite carriole tirée par un cheval ; 1,70 EUR le cidomo sans
négociation, par égard pour la triste condition du cheval) et après
1,5 km et 15 mn de piste, nous nous arrêtons à un hébergement de
charme au calme, "Hari-Puri Lumbung" (26 EUR/chambre ; immense chambre sur
pilotis ; style superbe ; très accueillant ; Tél. (0370)643666 ou (0370)693777).
En définitive, nous nous posons au "Sunset", bien moins cher (4,30
EUR le bungalow sur pilotis sommaire ; petit déjeuner compris ; douche à l'eau
de mer ; la douche et les WC sont attenants au bungalow à ciel ouvert ; très
calme ; loin des 1er restaurants). L'endroit n'est cependant pas des
plus plaisants pour se baigner, car
le sable est presque inexistant, la mer très agitée de ce côté de l'île, et de
nombreux coraux apparaissent au ras de l'eau ce qui rend l'entrée dans l'eau
très difficile. Jo, le très sympathique propriétaire des
lieux qui parle un peu le français, nous accueille chaleureusement. Nous nous
installons dans notre bungalow et posons notre moustiquaire. Dans une chambre
adjacente, se trouve un jeune
français qui est moniteur de plongée et qui habite là depuis plusieurs mois. Il nous conseille sur les
endroits où l'on peut "snorkler" en toute sécurité, compte tenu des
forts courants marins autour de l'île.
Nous repartons, cette fois à pied, sur plus d'1 km pour rejoindre
le côté "embarcadère et restaurants" de l'île pour nous restaurer. De ce
côté de l'île, il y a de nombreux restaurants et à tous les prix. La plupart
proposent diverses variétés de poissons, fraîchement pêchés, présentés sur un étalage. Il suffit de
désigner le morceau de son choix pour qu'il soit cuisiné dans la demie-heure,
selon votre convenance (vapeur, frit ou grillé au
barbecue).
Après notre repas, nous regagnons notre hébergement à la lueur de
nos lampes de poche (environ 1 km).
Dépenses de la journée : 19 EUR/pers.
(transport bus, taxi, bateau, cidomo, petit déjeuner, dîner,
hébergement)
Nous sommes réveillés durant la nuit par... un crabe qui visite le
sac en plastique qui contient nos palmes ! Un gecko, perché au mur, lui tient
compagnie.
|

|
LE GECKO INDONESIEN
Le gecko est un lézard de la
famille des gekkonidae. Il a des sortes de ventouses au bout des pattes
qui
lui permettent de se déplacer sur toutes les surfaces, qu'elles soient
verticales ou même à l'envers. Son nom provient du malais "Gekoq", qui
est une onomatopée correspondant au cri d'un gecko indonésien.
La famille des geckos est grande et elle est répartie dans la plupart des
pays chauds, mais c'était bien la 1ère fois que nous en voyions un si grand
et avec ce cri très caractéristique qui est comme composé des 2 syllabes "ge" "cko"
! |
|
Nous nous réveillons à 7h30 et prenons un petit déjeuner sur une terrasse du "Sunset" (compris avec
l'hébergement) bercés par le bruit des vagues. Nous sommes seuls et nous apprécions ce calme. Nous partons
ensuite de l'autre côté de l'île qui est plus propice pour la baignade. Cette
fois, au lieu de longer la côte, nous traversons l'île par de petits sentiers
(sans indication). Nous traversons un petit village composé de maisonnettes en
bois
aux toits de chaumes. Des vaches paissent dans les pâtures. Les villageois vaquent à leurs occupations
quotidiennes. Des poules en libre
parcours picorent ici et là... Ici plus question de "grippe aviaire" ! Le chemin est un peu difficile à trouver, mais nous arrivons
finalement de l'autre côté de l'île.
Pour nous adonner au snorkeling, nous déposons nos sacs dans un club de plongée
; l'employé nous précise toutefois qu'il n'y
a pas de soucis pour laisser nos affaires sur la plage. Nous partons à pied
vers le nord de l'île avec nos palmes, masques et tubas (apportés de France).
Nous avons également avec nous des
combinaisons légères de planchiste pour nous protéger des rayons ardents du
soleil. Avant de nous jeter à l'eau, nous nous couvrons de crème solaire
"bio".
|

|
RESPECTER LA FAUNE ET LA FLORE SOUS-MARINE
Tout au long de notre voyage, nous
avons à plusieurs reprises pu constater que, pour accéder à suffisamment de fond
pour nager, les baigneurs marchent intempestivement sur la barrière de
corail. Il est vrai qu'avec les palmes aux pieds, il est facile de ne pas se couper, mais
malheureusement, les coraux souffrent de ce piétinement ! Même si la plupart
des coraux sont morts, il y a de nombreux jeunes coraux qui essaient, tant
bien que mal, de grandir !
Pour certaines personnes, il semble normal de marcher jusqu'à
avoir l'eau au niveau du torse, avant de commencer à nager ! Faux ! Avant la
barrière de corail, l'eau est généralement calme et il est alors possible
de nager sans difficulté dans à peine 50 cm d'eau ! Avec un masque, il est
de surcroît très facile de contourner les
patates de coraux pour se diriger tranquillement vers le large, en palmant
toutefois très doucement car les coraux sont extrêmement fragiles ! De plus, il est
bien moins risqué (pour vous et pour les coraux) d'entrer dans l'eau avec cette méthode. En
marchant, vous pouvez facilement perdre l'équilibre et tomber ainsi sur les coraux,
au risque non seulement de les briser, mais également de se faire très mal
!!!
Voici quelques conseils pour respecter cette
magnifique nature
sous-marine dont la beauté s'offre à nous : ne pas toucher les coraux, les poissons, ni les tortues
; ne pas non plus les nourrir, car il est important de ne pas
changer leur comportement naturel ; utiliser des crèmes solaires
biologiques (=composées d'éléments naturels qui n'affectent pas l'écosystème) afin de ne pas empoissonner ce merveilleux
environnement si fragile ! |
|
Nous nous glissons dans cette eau turquoise si délicieusement
chaude et nous faufilons entre
les coraux afin de passer la barrière de corail.
Passée celle-ci, un léger courant nous emporte vers le sud de l'île
(vers l'embarcadère, où nous avons laissé nos affaires). Durant 1h, nous nous
laissons porter par le courant dans cette eau limpide, où nous découvrons avec
émerveillement une multitude de poissons colorés, des tortues (3 !), des sèches, mais malheureusement
peu de coraux vivants ! Des bans de minuscules méduses nous piquent
régulièrement le corps. Elles laissent parfois des traces rouges, sur nos bras
et nos jambes, qui démangent, un peu comme des piqûres d'orties ! Mais cela s'estompe au
bout de quelques heures sans que nous ayons besoin d'avoir recours à la médecine
!
Nous passons ensuite le reste de la journée sur la plage (du côté
de l'embarcadère). Nous déjeunons et dînons en bord de mer puisque la plupart
des restaurants sont pourvus de tables sur pilotis, avec juste des coussins en
guise de chaises (très sympa). Il y a du choix, mais voici un exemple de
restaurant que nous avons apprécié : le "Juku
Restaurant" (très bon ; 5 EUR un repas complet comprenant un cocktail, 1 plat et
1 dessert).

Sur la plage, nous nous amusons avec des enfants qui, poussés par
la curiosité, se sont approchés de nous. Nous
dessinons des animaux dans le sable, et ils nous indiquent le mot indonésien qui
correspond au dessin...
|

|
LA LANGUE INDONESIENNE
Nous avons trouvé la langue
indonésienne chantante et très agréable à l'oreille. Afin de communiquer un
minimum avec la population, nous avons rapidement acquis les
quelques mots rudimentaires suivants :
- oui : ya ;
- non : tidak ;
- bonjour (jusqu'à midi) : selamat pagi ;
- bonjour (de midi à 15h) : selamat siang ;
- bonjour (de 15h à 18h) : selamat soré ;
- bonjour (après 18h) ou bonsoir : selamat malam ;
- bienvenue : selamat datang ;
- bonne nuit : selamat tidur ;
- au revoir : selamat jalan ;
- merci : terima kasih ;
- de rien : sama sama ;
- tapanama ? : comment t'appelles-tu ? ;
- français : Perancis ;
- ville : kota ;
- montagne : gunung ;
- volcan : gunung api ;
- banane : pisang ;
- poulet : ayam. |
|
Ce soir, nous terminons notre douche à l'eau de mer, par un
rinçage avec de
l'eau minérale en bouteille (1
bouteille pour 2) !
Cela permet d'enlever les reliquats de savon qui se rincent très difficilement
avec uniquement l'eau de mer !
Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 12 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, boissons, hébergement)
Le lendemain matin, nous quittons notre hébergement pour gagner l'embarcadère
à pied (30 mn de marche avec nos gros sacs sur le dos). Nous y prenons un bateau
pour rejoindre l'île Gili Meno (1,70 EUR/pers. ; départ à 9h30 ; bon à savoir : le bateau continue ensuite sa navigation vers Gili Air).
Gili Meno
Après 15 minutes de navigation, nous débarquons sur Gili Meno. Cette île semble bien plus calme,
mais les plages sont moins attrayantes. Quelques hébergements sont disposés
autour de l'embarcadère. Je me lance, seul et à pied, à la recherche d'un
hébergement en faisant le tour de l'île, soit environ 1h30 de marche.
Pendant ce temps, Emmanuelle m'attend en sirotant des jus de fruits frais. Je trouve
un magnifique endroit, mais complètement à l'opposé de l'île (encore une fois !)
et donc loin des lieux pour se restaurer.
Mon choix se porte sur le "Good Heart" qui propose de mignons
petits bungalows sur pilotis (11 EUR avec petit déjeuner ; très propre ;
moustiquaire ; douche à l'eau douce ; très bien situé pour effectuer du snorkeling, mais un peu difficile d'accès à marée basse ; possibilité de prendre des repas à tout moment de la journée, soit dans une
salle ouverte et couverte, soit sur la plage). Le fait qu'il y ait un
restaurant, nous évitera cette fois de faire plusieurs kilomètres pour trouver
de quoi manger !

"Good Heart"
Je retourne à l'embarcadère chercher Emmanuelle et nos sacs. Deux gars du
"Good Heart" proposent de m'accompagner afin de me montrer le chemin le plus
court et de nous aider à porter nos sacs. Nous marchons en coupant dans l'île
durant environ 1/2h.
Nous retrouvons Emmanuelle et repartons au "Good Heart" (1/2h de marche).
Emmanuelle découvre à son tour ce petit coin de paradis.
Juste à côté, le "Sunset Gecko" propose deux types d'hébergements, un grand
bungalows (13 EUR le superbe bungalow comprenant 2 chambres ; grandes terrasses
au 1er étage ; belle salle de bain ; au calme) et d'autres petits
bungalows avec salle de bain commune extrêmement propre. L'accueil y est
chaleureux.
Nous nous lançons à l'eau, afin de découvrir les fonds marins en snorkeling.
L'accès à la barrière de corail est un peu difficile. Ensuite, les fonds sont
magnifiques ! Il y a encore, fort heureusement, beaucoup de coraux vivants (roses,
violets, oranges, rouges, bleus). Nous ne nous lassons pas d'observer cette
faune, grouillante de poissons de diverses tailles aux mille couleurs dont des poissons lions...
ou encore des bénitiers... une tortue ! L'eau est, par endroit très trouble, et à d'autres
endroits très limpide, en fonction des courants. Nous sommes émerveillés !
Nous déjeunons au "Good Heart" sur la plage (très bon ; special fried
nooddles = 1,70 EUR ; gado gado = 1,30 EUR ; jut de fruit = 0,70 EUR ; Coca =
0,43 EUR ; lait de noix de coco = 0,86 EUR). Les employés ont toutefois tendance
à mettre, à notre goût, un peu trop de musique !!!
|

|
CUISINE ET BOISSONS
La cuisine indonésienne change d'un endroit à l'autre du
pays.
Personnellement, nous l'avons beaucoup appréciée ! Voici quelques plats typiques des
régions que nous avons visitées (Lombok, Bali et Java) :
- mie goreng : nouilles frites aux légumes ;
- nasi goreng : riz frit aux légumes ;
- gado gado : légumes cuits épicés accompagnés de sauce aux cacahuètes ;
- sate ou satay : petites brochettes de poulet, poissons, ... cuites au
barbecue et servies avec une sauce aux cacahuètes ou au soja ;
- krupuk : chips au goût crevette ou poisson, remplaçant le pain ;
- jaffle : pain de mie (genre croque-monsieur) fourré avec toutes sortes
d'ingrédients : tomates, olives,
avocats, câpres, fromage, poulet, oignons, thon, œufs et divers fruits.
Les petits déjeuners sont généralement
composés de thé, café, assiette de fruits (ananas, papaye, banane, ...),
toasts, pancake, confiture, œufs et jaffle.
Voici deux boissons traditionnelles
que nous avons adorées :
- es kopyor (gelé de noix de coco + sucre de palm) ;
- es dawet (fleur de riz + lait de noix de coco + sucre de palm).
Sinon, on y trouve toute sorte de boissons
(jus de fruit, milkshake, coca, thé, chaï, café, ...).
Attention, dans certains restaurants,
l'addition est majorée d'une taxe de 5 à 15% !
Nous précisons également que sur les 3 semaines passées là-bas, nous
n'avons jamais été malade ! |
|
Nous passons l'après-midi sur la plage du "Sunset Gecko" qui est plus calme
(pas de musique) et où l'on peut s'allonger sous un abri sur pilotis. L'endroit est
très agréable et nous profitons de cette quiétude, bercés par le bruit des vagues clapotant
sur le sable, en sirotant de délicieux jus de noix de coco (avec ou sans
lait)(je recommande aussi le pancake à la banane ! ;o).

Dépenses de la journée : 13 EUR/pers.
(bateau, déjeuner, dîner, boissons, hébergement)
Aujourd'hui, 31 août 2006, c'est mon anniversaire ! Quel bonheur d'être dans
cet endroit paradisiaque !
Après le petit déjeuner à notre hébergement, nous repartons snorkeler. Les petites méduses nous ont
retrouvés et malgré notre T-shirt-combi, nous ressentons de nombreuses piqûres
qui deviennent, à la longue, fort désagréables ! Nous décidons alors de nager dans une autre direction.
Nous partons ensuite nous balader à pied au centre de l'île, à la découverte
du petit lac et du
village avoisinants. Nous rencontrons fort peu d'habitants. Les habitations,
très sommaires, sont de simples cabanes en bois sur pilotis. Des biquettes et des poules se
promènent en "libre parcours"... Le lac
intérieur est un lac salé ; les habitants ont construit des bacs d'évaporation
tout autour,
afin d'y récupérer le sel.


De retour à notre hébergement, nous achetons des fruits (ananas,
bananes). Notre journée se termine sur un superbe soleil qui se couche sur les
flots argentés de la mer.

Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 11 EUR/pers.
(déjeuner, fruits, boissons, hébergement)
Aujourd'hui, nous quittons ce petit paradis. Nous prenons tout
d'abord notre petit déjeuner, puis payons la note de notre
hébergement. Nous constatons que le patron a rajouté une taxe de
séjour de 5 EUR pour chaque nuit ! N'ayant pas été avertis de cette surtaxe,
nous protestons... Ce dernier, voyant que nous ne nous laisserons pas berner,
n'insiste pas !
La veille, nous avions réservé un cidomo à un gamin pour rejoindre
l'embarcadère (0,86 EUR le cidomo), mais celui-ci n'arrive pas à l'heure au
rendez-vous ! Nous partons alors à pied, nos gros sacs sur le dos, en
direction de l'embarcadère (1/2h de marche).
A l'embarcadère, nous achetons un trajet complet (package) pour rejoindre
Ubud sur l'île de Bali (15 EUR/pers., incluant le bateau pour rejoindre Lombok,
le transport jusqu'au port de Lembar, le ferry pour rejoindre Bali et le
transport pour rejoindre Ubud ; 11h de trajet ; organisé par "Wisata Lombok" ;
le bureau (cabane) se trouve juste devant l'embarcadère de Gili Meno). On nous
remet un billet qu'on nous demande de montrer tout au long du trajet.
|

|
TRAJET : GILIS (LOMBOK) - BALI
Il existe plusieurs solutions pour rejoindre Bali depuis les îles Gilis (ou inversement) :
- la solution la plus simple et bon marché (celle que nous avons choisie)
est d'acheter un "package" auprès d'une agence. Le coût est généralement à
peine plus cher que si vous vous débrouillez par vous-mêmes pour tous les
transports (nombreux). Il sera alors facile, dès le départ de
choisir sa destination finale, comme Ubud, Kuta, Sanur ou autres. Tout au
long du trajet, vous serez pris en charge par différentes personnes.
Notre expérience s'est avérée très satisfaisante (voir récit ci-dessous) ;
- la solution la moins chère est de se débrouiller seul pour trouver et
négocier les différents transports du début à la fin. Dans ce cas, vous
serez confrontés régulièrement aux rabatteurs ;
- la solution la plus rapide et la plus chère est de prendre un bateau privé
depuis les Gilis et de relier directement la côte de Bali (bonne solution si
l'on désire rejoindre rapidement Candi Dasa ou Amed). Mais il ne faut pas
oublier que la traversée en mer est tout de même longue et que les grandes
vagues (creux) risquent de vous remuer l'estomac ! |
|
Le bateau public part à 8h. 1/4h après, nous débarquons à Bangsal sur l'île
de Lombok. De là, nous rejoignons, seuls et à pied, la route principale (300 m de
marche). Il y a également la possibilité de prendre un cidomo (supplément à payer). En
arrivant sur la route principale, plusieurs personnes nous accostent et nous
demandent de leur montrer nos billets. Une personne nous demande d'attendre dans un petit
resto (sur la droite de la barrière). Un peu méfiants, nous nous renseignons un
peu auprès d'autres personnes... Mais tout semble ok et nous attendons donc. En effet,
1/2h après, nous embarquons dans un bemo jusqu'à Mataram (capitale de Lombok),
on ne sait pas trop où (45 mn de trajet) ! Nous descendons du bemo et attendons
1/4h un autre bemo, qui nous amène au port de Lembar (30 mn de trajet).
Au port, de nombreux vendeurs ambulants proposent des fruits, diverses
boissons et plats cuisinés pour se restaurer. Après plus d'1h d'attente, nous
embarquons dans le ferry. Il est midi. Il y a énormément de monde et presque pas
de touristes. Les places assises sont rares. A l'intérieur, l'on peut soit
s'asseoir sur des banquettes en
bois, soit par terre avec la possibilité de louer un matelas. Mais nous préférons
profiter de l'air marin et nous trouvons deux petites places relativement "confortables"
sur le pont extérieur droit qui est couvert. Le ferry se
remplit rapidement et c'est un peu la cohue. Il faut faire de grandes enjambées
pour éviter les gens qui sont assis par terre. Nous
voilà tous dans le même bateau : riches, pauvres, indonésiens, étrangers... Les
enfants jouent joyeusement sur le pont. Des vendeurs ambulants sillonnent le
bateau en quête de clients... et quittent le bord dès que la sirène se fait
entendre. Le ferry s'ébroue
enfin vers 13h45, soit 1h45 après notre embarquement !
Nous voilà en pleine mer avec des vagues et des creux relativement impressionnants !
La traversée se passe sans encombre (et sans mal de mer !), avec beaucoup
d'animation et nous arrivons au port de Padangbai sur
Bali, après quelques 4h de navigation.
Toutes les photos
de Lombok...
BALI

Vu du pont du bateau, Padangbai nous semble un charmant village de pêcheurs.
Nous débarquons très rapidement et, toujours grâce à nos billets,
on nous prend en charge en nous dirigeant vers un bemo. Nous apercevons au loin
plusieurs hébergements ainsi que des clubs de plongée. Nous partons donc en bemo vers Ubud,
la destination finale de cette journée (1h de trajet).
Bali est certainement l'île d'Indonésie la plus touristique. Appelée également
"l'île des dieux", elle est la seule île où domine la
religion hindoue.
Ubud
Nous arrivons à Ubud de nuit, puisqu'il est déjà 19h ! Je pars seul à la
recherche d'un hébergement et il me faut près de 2h pour en trouver un, non pas
qu'ils soient rares,
mais justement par la profusion de choix ! De plus, ils diffèrent complètement d'un quartier à l'autre. Pendant ce temps, Emmanuelle dîne
seule dans un restaurant.
Je choisi le "Gusti's Garden Bungalows" (13 EUR la chambre, petit
déjeuner compris ; au calme ; grande chambre propre ; eau chaude ; certaines avec
grande baie vitrée donnant sur le superbe jardin luxuriant ; petit
piscine ; bassin et ruisseaux ; restaurant).
Située au centre de l'île de Bali, Ubud est implantée au milieu de champs de
riz, ce qui lui confère un charme tout à fait particulier. Une fois passé
l'effervescence du centre-ville ou véhicules et piétons se croisent, des
ruelles, moins fréquentées permettent d'accéder aux rizières dont la localité
est entourée. Ubud peut être découverte aussi bien à pied, à vélo ou encore en
scooter.
De nombreux hébergements et restaurants, de toutes catégories, permettent de se
poser confortablement pendant quelques jours. A mon goût, 3 jours, au minimum,
doivent être consacrés à la visite d'Ubud et de ses environs. Notre hébergement, le "Gusti's Garden Bungalows",
se trouve
dans la rue "Jalan Kajeng" très calme, située perpendiculairement à la route
principale "Jalan Raya Ubud" (voir plan).
Le sol de cette ruelle est constitué de dalles de béton dans lesquelles figurent
toutes sortes d'inscriptions, modestement inspirées de la célèbre "star avenue"
de Los Angeles. On y trouve aussi bien des empreintes de mains que des enseignes
publicitaires ou encore, plus romantiques, des messages laissés par des amoureux
transis. En effet,
lors de sa construction, tout un chacun pouvait acquérir une dalle et y inscrire
son bon vouloir. N'est-il pas moyen plus original pour financer la construction
d'une route ?!?!!
|

|
HEBERGEMENT A UBUD
Voici quelques hébergements que nous
avons visités :
- "Han Sual" (3 rue Jalan Kajeng ; au calme ; superbe chambre ; 17 EUR ;
beau jardin) ;
- "Gusti's Garden Bungalows" (rue Jalan Kajeng ; au calme ; grandes chambres
propres, dont certaines avec une grande baie vitrée ; 13 EUR la chambre ;
jardin luxuriant ; petite piscine ; bassins et ruisseaux ; restaurant ; laundry
service ; tél.
(0361)973311 ; gustigarden@yahoo.com
; voir plan) ;
- "Artini Cottages" (rue Honoman ; rue passante ; 13 EUR ; propre ; les
chambres sont disposées dans une architecture balinaise individuelle,
ressemblant à un temple) ;
- "Gusti's Garden 2" (Jalan Abangan ; 13 EUR ; petit déjeuner inclus et
servi sur la terrasse de la chambre ; au calme et au milieu des rizières ;
très propre ; belle piscine ; tél. (0361)971474 ;
gustigarden@hotmail.com ; voir
plan ). |
|
Dépenses de la journée : 35 EUR/pers.
(trajet Gilis-Ubud, déjeuner, dîner, hébergement)
Le lendemain matin, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse, au
milieu du luxuriant et agréable jardin de notre hébergement. Il est composé d'une
belle assiette de fruits frais (papaye, ananas et banane), au choix, d'un pancake,
de toasts ou d'un jaffle, d'un jus de fruit, d'un thé ou café.

"Gusti's Garden Bungaloaws"
Nous partons ensuite au centre d'Ubud à la recherche d'un cyber-café pour donner des nouvelles à notre famille. Nous en trouvons plusieurs, mais
un seul offre des services de VoIP/SIP (téléphonie par Internet) avec des
débits très rapides. Il s'agit du cyber-café "@Highway" (ouvert 24/24h ; 800
IDR/mn, soit 0,07 EUR/mn pour un accès Internet ; 1000 IDR/mn (0,09 EUR) en
plus pour un accès VoIP/SIP ; situé dans la rue Jalan Raya Ubud ;
www.highwaybali.com ).
Nous nous baladons ensuite à pied, à la découverte des rizières. Il y a de
nombreuses balades à faire tout autour d'Ubud et comme nous ne savons pas par où
commencer, nous demandons conseil dans la rue et partons dans la direction indiquée.
Un bon quart d'heure plus tard, nous voilà au milieu de magnifiques rizières
verdoyantes. Durant près de 5h,
nous nous promenons dans cet environnement paisible, en ne rencontrant qu'un seul couple de touristes
!
De nombreuses oies se dandinent sur les chemins et des canetons pataugent, ici
et là, dans les rizières inondées par les canaux d'irrigations ! Nous croisons de nombreux locaux, qui
nous saluent gentiment tout en vaquant à leurs occupations, à l'abri du soleil
sous leurs grands chapeaux coniques. A plusieurs
reprises, nous croisons des enfants qui font fièrement voler, au gré du vent,
les immenses cerf-volant qu'ils ont confectionnés. C'est à celui qui touchera en
premier les nuages ! Il s'agit apparemment d'un jeu très prisé à Bali...

De retour au centre d'Ubud, nous visitons quelques superbes temples. Ici, pas
de harcèlement, comme dans certains pays. Cette ville est vraiment agréable et
de surcroît très propre. Nous assistons également à quelques festivités
religieuses, animées de musique traditionnelle. Les balinais sont vêtus de
leur costume traditionnel. Un sarong pour les hommes (sorte de jupe longue),
alors que les femmes sont parées de magnifiques chemisiers en dentelle de couleurs
vives, des paniers d'offrandes remplis de fleurs et de fruits, posés en
équilibre sur leur tête.

Vers le centre se trouve le marché de la ville. Nous
achetons des fruits de la passion, des mangoustans, des grappes de "longan" que l'on
trouve surtout au centre de Java, ainsi que des gousses de
vanilles, à un prix plus que "bon marché" ! (7 EUR les 350 grammes environ)

dans l'ordre : Fruit de la passion - Mangoustan - Salacca (fruit
à peau de serpent) - Tamarille ou Tomate arbuste

Longan (ou Longane)
Pour notre dîner, nous choisissons le "Nomad", choix que nous ne
regrettons pas puisque nous sommes servis comme des rois ! (service impeccable ;
restauration quasiment semi-gastronomique ; délicieux ; très propre ; malheureusement situé en bordure de la
rue principale d'Ubud, au 35 Main Street (voir plan) ; 5,50 EUR un
repas complet ; nous vous le recommandons fortement ; quelques idées de tarifs : grande
brochette de bœuf = 4 EUR, nasi goreng au poulet = 2,50 EUR ; thé ou chaï (thé
au lait) = 0,80 EUR ; jus de fruit frais = 1 EUR ; Coca = 0,60 EUR ; dessert =
1,40 EUR ; excellent Tapas ; Tél. (0361)977169).

Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 12 EUR/pers.
(dîner, hébergement)
Ce matin, réveil vers 7h et petit déjeuner toujours à notre hébergement. Des
statues divines sculptées dans la pierre sont disséminées ici et là dans le
magnifique jardin. Elles sont parées de superbes fleurs aux couleurs éclatantes,
fraîchement coupées. De petits paniers d'offrandes ont également été
religieusement placés à leur pied.
Aujourd'hui,
nous louons un scooter 100 cm3 à vitesses automatiques (3,50
EUR/jours assurance comprise ; service proposé par notre hébergement). Nous
partons ainsi à la découverte de Bali, sans pour autant trop nous éloigner
d'Ubud. Nous ne manquons pas de faire tout d'abord le plein d'essence. Dans
cette région de l'île, de véritables stations essence, identiques à celles que
l'on trouve chez nous en
France, ont été construites. En revanche, les prix pratiqués sont nettement inférieurs puisque le
litre d'essence est seulement à 0,37 EUR !!!
Nous prenons tout d'abord la grande route jusqu'à Klungkung, puis
une route plus petite en direction de Selat. De part et d'autre, de splendides
rizières en terrasse s'offrent à nos yeux. Aujourd'hui, le ciel se couvre de
gros nuages blancs.

Nous passons le village de Selat, et poursuivons jusqu'à Bangli, puis Tampaksiring. A quelques kilomètres d'Ubud, nous passons par le village de Pejeng où nous
découvrons encore de magnifiques rizières (quelques km à l'Est d'Ubud).

Plus de
photos...
Notre balade à scooter fut vraiment très agréable, mais fatigante, puisque nous avons parcouru
environ 100 km ! Mais après une bonne douche et un saut dans la piscine, nous
voilà requinqués !
Pour le dîner, nous hésitons entre le "Wayang's Cafe" qui propose un buffet
balinais à
12 EUR/pers et le "Nomad",
que nous avions tellement apprécié la veille ! Ce dernier a laissé un tellement
bon souvenir à nos estomacs, que nous réitérons avec joie l'expérience !!!
Après le dîner, nous assistons à un petit spectacle balinais gratuit avant
d'aller nous coucher.
Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 15 EUR/pers.
(dîner, scooter+essence, hébergement)
Ce matin, nous laissons
à notre hébergement la moitié de nos affaires. Nous avons rajouté quelques jours
à la location de notre scooter, bien que nous ne sachions pas exactement quand
nous serons de retour... (voir plus bas, la suite d'Ubud).
Notre souhait est de rejoindre Amed, situé à l'Est de Bali et à environ 80 km d'Ubud.
Nous repassons tout d'abord par le village de Pejeng pour revoir les magnifiques
rizières que nous avions découvertes la veille. Nous rejoignons la grande route
jusqu'à Klungkung, puis roulons jusqu'à Candi Dasa Beach où nous marquons la
pose déjeuner au bord de la mer. Candi Dasa propose une grande infrastructure
touristique, la côte est vraiment belle et l'eau d'un bleu turquoise limpide...
Nous poursuivons notre trajet toujours sur la même route. Nous remarquons
fréquemment le panneau avec l'indication "hati hati", qui signifie "attention" !
D'ailleurs, un agent de police est posté à presque tous les grands carrefours.
Au bout d'un moment, leur immobilité nous semble suspecte, d'autant plus qu'ils
se ressemblent tous ! Mais bon, vu de notre scooter, nous passons tout de même
quelques "agents" avant de nous rendre compte qu'il ne s'agit que de statues
"trompe-l'oeil" !
Nous nous arrêtons, pour étudier un policier sous toutes ses coutures... Les détails sont
étonnants !!! Les statues du musée Grévin n'ont qu'à bien se tenir !
La route quitte
maintenant la côte et grimpe jusqu'à un petit col. Sur notre droite, tout juste
avant d'atteindre le sommet,
de superbes rizières s'étendent à perte de vue. Nous retenons
l'endroit pour pouvoir y revenir un autre jour. Après le col, le paysage devient
plus aride. La route se rétrécie et la circulation se fait plus rare. Les
stations essences ne sont pas parvenues jusqu'ici et nous devons faire le plein
auprès des particuliers. En effet, sous des stands en bois, construits
fortuitement ici et
là au bord de la route, de l'essence, stockée dans des bouteilles
en verre ou en plastique,
est vendue au prix (oserais-je dire dérisoire ?!?) de 0,43 EUR le litre !
Au centre du village de Culik, il ne faut pas rater la petite
route à gauche pour rejoindre Amed. Un peu plus loin, un péage nous
oblige à payer des droit d'accès (0,27 EUR pour nous deux et le scooter ; avec
accès multiple).
Amed
Amed (ou Ahmed) est un petit village de pêcheurs. Toute la côte est
longée par une toute petite route sinueuse et vallonnée. On trouve aux abords de
la route, plusieurs hôtels ou losmens pour toutes les bourses. Certains
hôtels de luxe proposent même des chambres à 250 EUR ! Les plages sont
couvertes de sable et
de galets noirs, en raison de la proximité des volcans. D'ailleurs le Gunung Agung
domine la baie du haut de ses 3100 mètres d'altitude. Ici, l'eau n'est pas
turquoise, du fait de la couleur foncée du sol. Mais elle est toutefois très limpide
et riche en faune et en flore. Amed est aussi le coin de Bali le plus aride où il
est quasi certain de trouver le soleil !
Nous nous posons au "Bamboo Bali" (6 EUR un beau bungalows ;
petit déjeuner ; propre ; eau froide ; moustiquaire ; accueil sympa ; beau
jardin ; restaurant ; loue des équipements pour le snorkeling) et partons aussitôt snorkeler
avec notre propre matériel. Il nous suffit de traverser la route pour accéder à
la plage. Une fois la tête sous l'eau, nous n'en croyons pas nos yeux ! Nous n'avons jamais vu des
fond aussi beaux !!! Nous nous laissons porter par le courant jusqu'à la crique d'Amed (voir plan
ci-dessous).

Après notre dîner au "Bamboo Bali" (pas cher ; bon), nous nous couchons,
la tête remplie de mille et une superbes images aquatiques !
Dépenses de la journée : 9 EUR/pers.
(dîner, scooter+essence, hébergement)
Le lendemain, nous partons à nouveau snorkeler. L'eau est trouble par endroits
ce matin, mais les fonds sont tout aussi fabuleux (tant au niveau de la variété
des poissons que des coraux). Durant 1h30, nous sommes émerveillés par ce que nous
avons la chance de pouvoir observer.
Nous sommes ravis d'avoir notre scooter car les transports en communs locaux
sembles rares. Nous remarquons qu'il est possible de louer des vélos ou des
scooters. Nous partons découvrir le reste de la côte assis sur
notre scooter. La
région est facile à visiter et il est impossible de se perdre, puisqu'il n'y a qu'une
petite route qui longe la côte sur des dizaines de kilomètres. Il y a vraiment très peu de
touristes et les hébergements sont presque vides, ce que déplorent les balinais
qui vivent nombreux du tourisme.
Vers midi, nous sommes de retour à Amed et déjeunons au "Amed Cafe" (très bon ; bon service ; propre ; tarif
correct ; à 200 m du Bamboo Bali ; www.amedcafe.com).
Sur la plage, une multitude de petits bateaux de pêcheurs attendent de
prendre le large. Au loin, des
enfants s'amusent dans l'eau.

Dans l'après-midi, nous partons à scooter rejoindre le site d'un bateau japonais
échoué dans la mer (7 km à l'Est de "Bamboo Bali"). Comme on nous
l'avait indiqué, il y a bien un fanion blanc au niveau de l'épave. Nous garons
notre scooter et descendons sur la plage de galets noirs. Le fanion se trouve à
environ 20 mètres du rivage.
Nous nous mettons à l'eau avec notre équipement de snorkeling, curieux de ce
que nous allons y trouver... A coups de palmes, nous nous approchons d'une
grande masse sombre lorsque nos yeux
découvrent la silhouette de la carcasse du bateau d'environ 20 m de long ! C'est
la première fois que nous voyons ce genre de vestige et nous sommes déjà
impressionnés par cette vue ! Mais quelle n'est pas notre surprise de constater, en
nous approchant, à quel point la vie prend ses droits et s'impose ! Ce n'est que pure
émerveillement !!! Nous contemplons
dans cette eau cristalline à peine trouble, des coraux de diverses couleurs. Par
ici, ils sont oranges flamboyants et leurs branches, balayées par les
mouvements des courants, flottent dans l'eau telles les branches d'un
arbre flottant au vent. Par là, ils sont jaunes citron rigides, et, telle une
muraille, ils forment des lacets qui jamais ne se croisent. Ici encore, ils sont
bleus... Une multitude de poissons multicolores gravitent autour pour se
nourrir...
En sortant de l'eau, nous nous allongeons sur la plage, entre deux bateaux de pêcheur,
et repassons devant nos yeux les sublimes images que nous avons vues.
En fin de journée, et du haut d'un "point de vue" (voir
plan), nous observons les pêcheurs, se lancer, par
centaines dans leurs petites embarcations, à l'assaut des flots et du poisson. En arrière plan, le volcan Gunung Agung
se dresse majestueusement.
Nous sommes tout à coup envahis par une ribambelle d'enfants, entre cinq et dix
ans, à la peau brune, halée par le soleil et aux yeux bridés rieurs, qui
viennent vendre les petites corbeilles de sel ainsi que les colliers de
coquillages qu'ils ont confectionnés de leurs petites mains. C'est bien la première fois que
des enfants nous "harcèlent" depuis notre arrivée en Indonésie !
La journée s'achève et le soleil se couche sur la mer, l'illuminant de milles
feux...

Amed et le volcan Gunung Agung
Pour changer, nous dînons ce soir au "Apa Kabar Villas" (très bon service , très propre ;
bon plat ; un peu plus cher que d'habitude ; Lassis au fruit = 2 EUR ; jus de
fruit frais = 1,50 EUR ; Pepes Ikan Urab (poisson enroulé dans une feuille de
banane, légumes et riz) = 3,50 EUR ; Satay Ikan (brochette de poisson, légume et
riz) = 3 EUR).

Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 15 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)
Le lendemain matin, nous décidons de retourner, toujours à scooter, aux rizières que nous avions vues il y a 2 jours de
cela, entre Candi Dasa et Amed. A Culik, nous reprenons la route principale en
direction de Candi Dasa Beach. Nous passons le col et peu de temps après, nous
arrivons au niveau des fabuleuses rizières (avant la ville de Tirtagangga). Nous abandonnons notre scooter et marchons durant 2h à travers ces
champs. Les touristes qui s'aventurent jusqu'ici ne doivent pas être bien
nombreux car les gens qui travaillent et qui nous saluent gentiment sourient
d'un air amusé !
L'une des particularité de l'Indonésie, est que l'on y cultive le riz toute
l'année ce qui permet d'en observer tous les stades de la culture. Ici,
certaines parcelles sont labourées alors que sur d'autres, le riz a déjà
quelques centimètres de haut. Certains, les pieds dans l'eau, arc-boutés sous leur chapeau de paille, plantent régulièrement des semis qui atteindront entre 80 et 120 cm de haut.
Ici, pas de machines agricoles polluantes : des bœufs tirent une charrue qui laboure le sol de gros
sillons.


Plus de
photos...
Nous rentrons ensuite à Amed. Sur la route, à Culik, nous nous restaurons de
fruits exotiques (papaye = 0,43 EUR ; ananas = 0,26 EUR). De retour au "Bamboo
Bali", nous récupérons notre matériel de snorkeling et repartons à Tulamben, situé à 13 km à l'Ouest d'Amed (30 mn de trajet
en scooter).
Tulamben
La principale "attraction" de Tulamben est une épave qui gît à seulement une
vingtaine de mètres du bord. Il s'agit en fait d'un cargo torpillé lors de la
2ème guerre mondiale. La poupe de celui-ci est enfoncée à environ 30 m de fond,
tandis que la proue (l'avant du bateau) est seulement à 3 m de fond (selon la
marée). Il semblerait préférable de découvrir cette épave en plongée,
mais nous tentons tout de même le snorkeling.
En arrivant au village de Tulamben, nous constatons très vite la présence de
nombreux clubs de plongée... C'est le signe que nous sommes proches ! Nous devons
tout de même demander notre chemin aux locaux pour trouver exactement l'endroit.
La plage est faite de gros galets noirs et les gros rouleaux qui s'y abattent ne facilitent pas l'accès à l'eau. Nous nous lançons, munis de nos
palmes, masques et tubas. L'eau n'est pas très engageante, puisqu'ici, elle est
très foncée ! Elle est, de plus, extrêmement trouble, et on n'y voit rien du tout !
Nous nageons vers le large, sans vraiment savoir dans quelle direction aller. De temps en
temps je replonge la tête sous l'eau... mais rien... L'eau n'est plus trouble,
mais je ne vois que le noir profond et angoissant ! En regardant vers la plage,
j'aperçois quelqu'un qui me fait des signes afin de m'indiquer la bonne direction.
Nous nageons... et soudain, une silhouette monstrueuse et noire apparaît à nos
yeux... c'est
l'épave ! Nous restons bouche bée ! En nous approchant, nous apercevons une multitude de coraux accrochés
sur cette carcasse et autant de poissons nageant
autour. C'est tout simplement fabuleux ! Par chance, nous sommes à marée basse et la proue de l'épave
est seulement à 2 m de nous. En plongeant en apnée, l'eau devient encore plus
limpide et les couleurs deviennent bien visibles. Je descends plusieurs fois à
près de 15 m de profondeur. Je rentre même dans la carcasse de l'épave où je
suis surpris par un ban d'énormes poissons ! L'épave est couchée sur environ 30
à 50 m de large. Fatigué de mes
apnées, nous retournons à la plage où nous retrouvons nos affaires.
C'était tellement beau que cela nous donne envie d'en voir plus et,
finalement, après être allés prospecter quelques clubs de plongée, nous réservons une plongée
pour le lendemain !
En attendant, nous retournons au "Bamboo Bali" à Amed. Pour nous
relaxer, nous acceptons de
nous faire masser dans notre chambre par les masseuses de notre hébergement. Ce massage
indonésien est effectué en enduisant le corps d'huile de noix de coco. Toutes les vertèbres et
tous les muscles sont passés en revue ! De temps en temps, cela détend vraiment,
mais par moment, cela fait mal !!!
C'est tout de même très zens, que nous allons dîner au bord de mer au "Amed Cafe".
Nous sommes sous le charme de ce petit village (Amed) où il fait bon
se laisser vivre !
Dépenses de la journée : 11 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)
Ce matin, nous quittons Amed. Nous achetons sur le chemin un appareil photo étanche argentique
réutilisable qui supporte 30 m de profondeur (18 EUR ; acheté dans une petite superette
située en face
de l' "Amed Cafe"). Puis nous filons sur notre scooter, notre sac sur
le dos, en direction de Tulamben afin de rejoindre le club de plongée dans
lequel nous avions réservé la veille (13 km ; 30 mn de
trajet).
Nous effectuons notre plongée avec le "Blue Water" (tél. 62-(0363)-22912)
pour un coût de 39 EUR pour nous deux. Nous sommes chacun accompagné d'un
moniteur, puisqu'aucun de nous deux n'a de niveau officiel, bien que nous ayons
déjà
plongé à plusieurs reprises. J'ai plus d'expérience qu'Emmanuelle, mais je juge
plus prudent d'avoir quelqu'un qui m'accompagne tout au long de cette plongée.
Nous enfilons nos combinaisons et partons à pied vers la plage. Nos
bouteilles sont transportées sur une moto. Sur la plage, nous enfilons nos
bouteilles, testons le matériel, puis nous nous lançons. La rentrée dans l'eau est
difficile car il ya de grosses vagues et de gros galets jonchent le bord de mer. Une fois bien installés dans l'eau
et stabilisés par nos gilets, nous mettons nos masques et détendeurs pour
ensuite nager vers le large. Nous nous enfonçons enfin dans l'eau à la verticale
en dégonflant nos gilets. Une
fois au fond, nous longeons le sable jusqu'à l'épave. Soudain, nous apercevons la
silhouette sombre et imposante de l'épave, que nous découvrons au fur et à
mesure que nous avançons : c'est vraiment grandiose ! Nous longeons
les bords de l'épave et nous nous dirigeons doucement vers la poupe, tout en
descendant en douceur. D'après mon profondimètre, je suis à 27 m de profondeur !
Emmanuelle s'est arrêtée à 16 m (il s'agit de sa troisième plongée !) et je la
vois s'enfoncer, avec son moniteur, dans un trou béant de la carcasse rouillée
du navire.
Nous avons chacun notre accompagnateur et nous pouvons donc nous séparer et
aller chacun à notre rythme. L'épave est recouverte de coraux de plusieurs
couleurs autours desquels gravitent une kyrielle de petits poissons bariolés.
J'aperçois tout à coup une grosse tortue, puis un immense barracuda qui nagent
tranquillement, une raie à pois bleus et bien entendu plein d'autres poissons et
coraux. Fort heureusement, j'ai mon appareil à photo pour immortaliser toute
cette somptueuse vie aquatique qui cohabite
en symbiose, mais le résultat des clichés est malheureusement loin de la réalité
!


Plus de
photos...
Après 35 minutes de plongée, nos bouteilles sont presque vides et nous commençons
la
remontée. Sortir de l'eau est assez périlleux car les vagues nous font vaciller,
avec le risque d'être projetés sur les gros galets ! Nous sommes heureusement
aidés par nos deux accompagnateurs. Nous étions
seuls à plonger, mais en sortant, un groupe d'une dizaine de plongeurs se jettent
à l'eau à leur tour. Nous retournons en combinaison et avec tout notre attirail, au club
plongée avec une multitude de magnifiques images en tête.
Nous nous douchons avant de reprendre la route en scooter vers 10h30.
Nous nous dirigeons vers l'Ouest de Bali et longeons la côte. Nous nous
arrêtons pour manger quelques fruits, visitons un temple et faisons plusieurs
rencontres attendrissantes...

Plus de
photos...
A Tejakula, nous prenons à gauche, une petite route en direction de Kintamani
(un panneau l'indique, mais presque aucune carte routière n'indique cette route).
Le but était de ne pas faire le grand tour par Kubutambahan. Nous
faisons ici le plein d'essence (pas de station dans cette région, mais seulement
des stands vendant de l'essence en bouteille). Nous quittons ici la côte et
commençons une raide et longue montée. Notre scooter à vraiment de la peine à
monter certaines pentes, même avec un élan préalable ! Ici, une délicieuse odeur de
clou de girofle remplit nos narines. Plus on monte, plus la température baisse et nous devons
nous habiller.
Batur
Nous arrivons enfin au sommet qui se trouve à 1600 m d'altitude. La route est
superbe et
les vues grandioses ! Nous sommes en fait sur le bord d'un grand cratère d'un
ancien volcan, avec en son centre, un volcan actif plus jeune, le Batur. Sur
l'un des versants, nous voyons très bien les traces des dernières coulées de
lave qui datent du XXe siècle. Aujourd'hui, du
volcan ne s'échappent plus que quelques fumées. Il est même possible de faire l'ascension du volcan.
Tout à côté, se trouve le lac Batur.

A Kintamani, situé sur les lèvres de l'ancien cratère, nous visitons le
temple "Batur" (accès gratuit ; mettre un sarong ; magnifique).
|

|
TENUE POUR LA VISITE D'UN TEMPLE
Pour visiter un temple, il est nécessaire de porter une
tenue décente. Il est souvent obligatoire de porter une ceinture (sash) ou
une tunique (sarong). Le sarong est un large tissu que l'on fixe autour de
la taille et qui recouvre toutes les jambes. Si vous êtes en short ou en
jupe, vous n'échapperez pas au "sarong". Pour porter un "sash" ou un
"sarong", soit vous le louez à chaque fois (à négocier ; environ 0,17 EUR)
ou vous en achetez un, une fois pour toute. |
|

Plus de
photos...
Heureusement le soleil est présent, car à cette altitude, il fait
vraiment plus frais ! Nous entamons ensuite la descente jusqu'à Ubud.
Ubud
Juste avant d'arriver à Ubud et avant que le soleil ne se couche, nous
repassons encore une fois du côté du village Pejeng, où nous avions déjà repéré
les belles rizières.


A 18h30, il fait déjà nuit. Nous arrivons à Ubud après cette longue journée
de scooter de 8h !
Nous nous rendons directement à notre hébergement "Gusti's Garden
Bungalows" où nous avions laissé des affaires, mais aussi pour y prendre une
chambre. Malheureusement, celui-ci est complet ! Le propriétaire nous propose
alors une chambre au "Gusti's
II", situé un peu plus loin (voir plan)...ce
que nous acceptons volontiers après l'avoir visité (13 EUR/chambre TTC ; au calme et en plein dans
les rizières ; grandes chambres ; belle piscine ; très propre ; petit déjeuner
inclus et servi sur la terrasse de la chambre ; tél. (0361)941476 :
gustigarden@hotmail.com ; voir
plan).
Après une bonne douche (froide, mais comme c'est agréable !), nous retournons
dîner pour la 3ème fois au "Nomad" (voir plan
; voir plus haut pour les commentaires) !

Nous passons ensuite un peu de temps dans un cybercafé pour donner des
nouvelles à notre entourage.
Dépenses de la journée : 34 EUR/pers.
(plongée, déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)
Ce matin, après une grasse matinée bien méritée, nous profitons pleinement de notre
hébergement (petit déjeuner copieux sur notre terrasse juste devant les
rizières, baignade à la piscine, ...). Notre petit déjeuner est composé d'un
assiette de fruits (papaye, ananas et banane), d'un pancake, d'un toast ou d'un jaffle au fruit, thé ou café.

Nous partons ensuite visiter "Goa Gadja" (grotte de l'éléphant) (0,50
EUR/pers ; à quelques km d'Ubud). Il s'agit d'une caverne dont l'entrée est
sculptée, d'un bassin avec des statues fontaines et d'un parcours dans la forêt
avec plusieurs minuscules temples. Curieusement, nous sortons du site par un sentier
de la forêt, où il n'y a ni barrière, ni caisse. Nous tombons sur un village et
essayons de retrouver la route pour rejoindre notre scooter garé sur un parking.
Nous repartons ensuite vers Ubud et dans les faubourgs de la ville, nous nous arrêtons dans une rue où sont
regroupés plusieurs sculpteurs. De magnifiques statues en bois jonchent les
trottoirs devant des magasins remplis à craquer de sculptures plus belles les unes que les
autres ! (située juste à l'entrée d'Ubud, en venant
de "Goa Gadja" ; impossible de rater ; une des adresse www.budiasa-art.com)
Nous revisitons le temple au centre d'Ubud (entrée libre), puis retournons
nous reposer à notre magnifique hébergement.
En fin de journée, nous assistons à un spectacle de nuit, intitulé "Kecak
Ramayana and Fire Dance" (4,50 EUR/pers ; durée : 1h30 ; tous les lundi et
vendredi à 19h30 ; les billets sont à acheter à l'entrée du spectacle ou dans la
rue tout au long de la journée et au même prix). Il s'agit d'une sorte de
théâtre musical composé de danses et de chants. Les acteurs sont maquillés,
parés de nombreux bijoux en or et vêtus de costumes hauts en couleurs. Ils sont
entourés d'un groupe d'une trentaine d'hommes qui, les uns à côté des autres, forment un demi-cercle.
Ces derniers sont plus modestement vêtus et leurs chants mélodieux rythment le
jeu des acteurs car il n'y a pas d'instruments de musique. On voit tour à tour,
sur le devant de la scène, un roi, sa fille, son prince charmant ainsi qu'un
méchant sorcier, dont le visage est caché par un horrible masque ! Et bien
évidemment, c'est l'amour qui triomphe à la fin !

Ce soir, nous dînons au "Cafe Lotus" (superbe cadre au bord d'un grand bassin
rempli de lotus, de nénuphars et de grenouilles ; assez cher ; service anodin ;
bon ; propre ; pas très copieux). Pour le désert, nous préférons quitter le "Cafe
Lotus" et essayons le "Barberkyu" (très bon dessert (2 EUR) ; raffiné ; bon service ;
situé sur la Monkey Forest Road). Pour finir la soirée, nous prenons un thé au
"Hu Rai" (situé dans la même rue) avant d'aller nous coucher.
Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 21 EUR/pers.
(déjeuner, dîner, scooter+essence, hébergement)
Après un délicieux petit déjeuner, un dernier bain dans la piscine et après
avoir rendu notre scooter, nous quittons Ubud. Nous avons réservé, la veille, un
trajet en bus pour rejoindre Lovina. Un 1er minibus nous récupère au bord de la
route et nous emmène à une mini gare routière d'où partent tous les grands bus.
1/2h après, nous embarquons dans un bus (départ à 10h30 ; 3h de route ; 20 mn de
stop à Bedugul ; très vieux bus aux suspensions douteuses ; 6,50 EUR/pers ;
compagnie Perama).
Durant le stop à Bedugul, nous avons le temps de nous promener dans un grand
marché qui propose de nombreux fruits et légumes (courgettes, tomates,
aubergines, fenouils, carottes, radis, etc.) et autres produits divers.
A Lovina, de nombreux rabatteurs envahissants nous abordent ! Ils proposent
tous des hébergements, des tours en mer pour faire de la plongée ou observer les
dauphins. Nous déclinons leurs offres puisque Lovina n'est qu'une étape pour
nous, Pemuteran étant la destination finale.
Pemuteran
Bien entendu, les rabatteurs nous déconseillent d'aller à Pemuteran (trop
cher, pas de bus, ...). En effet, nous savons que la région est chère et nos
différents livres "guides" ne nous donnent pas beaucoup d'informations, mais nous
voulons justement découvrir cette partie de Bali. Nous avons quelques difficultés
pour trouver le moyen pour rejoindre Pemuteran. Postés sur la route, vers 15h,
nous hélons un bus privé qui accepte de nous prendre (climatisé ; 4,50 EUR/pers ; 1h de route).
A 16h, le bus nous dépose. Curieusement, aucun rabatteur ! Je me lance seul à
la recherche d'un hébergement durant plus d'une heure.
|

|
HEBERGEMENT A PEMUTERAN (voir plan ci-dessous)
Voici quelques hébergements que nous
avons relevés à Pemuteran (d'Ouest en Est) :
- "The Gawana Menjangan Beach Resort" ;
- "Rare Angon Home Stay & Restaurant" (très belle chambre ; propre ; salle
de bain extérieure ; 22 EUR) ;
- "Taman Sari Bali - Montain Resort By The Sea" (chambres et bungalows de standing ; restaurant excellent ; Tél. 0062(0362)94755 et
0062(0362)93264 ; www.balitamansari.com) ;
- "Pondok Sari Bungalow Resort & Restaurant" (42 EUR la double ; 37 EUR la
simple ; 8 EUR le lit supplémentaire ; Tél. 0362 94738) ;
- "Taman Selini Beach Bungalows & Restaurant" (à partir de 47 EUR la
chambre) ;
- "Amertha Bali Beach Front Residence" (de 155 à 315 EUR la villa) ;
- "Jubawa Home Stay & Restaurant" (chambre au 1er étage,
au-dessus du restaurant ; accès Internet ; centre de plongée) ;
- "Matahari Beach Resort" (Relais & Chateaux 5 Etoiles ; jusqu'à 315 EUR).
Tous les tarifs indiqués incluent le petit
déjeuner pour 2 personnes. |
|

Il n'y a en effet que très peu d'hôtels "bon marché", alors nous nous faisons plaisir en louant une petite villa appelée "Amertha Bali Beach". Comme
certaines villas des alentours sont encore en cours de construction, ce qui peut
occasionner du bruit, on nous propose la villa à un très bon prix (après tout de
même 1h de négociation), soit 35 EUR la villa au lieu de 215 EUR ! A ce prix,
nous aurons également droit à des petits déjeuners royaux !
Il s'agit d'une villa composée de 2 immenses chambres (dont une complètement
ouverte à l'étage et une fermée, avec de grandes baies vitrées et climatisée), 2 salles de bain
(2 douches et 1 baignoire) , une cuisine extérieure, une terrasse et un espace
vert privé, un service impeccable (serviettes changées plusieurs fois par jour,
lits et ménage faits plusieurs fois par jour).


Puisque cet endroit ne dispose pas encore, ni d'un restaurant, ni d'une
piscine commune, nous avons accès à l'infrastructure de l'hôtel "Taman Sari Bali" situé
à 400 m par la plage.

L'endroit est très calme, certaines villas sont avec piscine privée au prix
de 313 EUR (qui nous avaient été proposées à 59 EUR en raison des travaux
avoisinants).
Dépenses de la journée : 36 EUR/pers.
(trajet Ubud-Pemuteran, dîner, hébergement dans une villa)
Ce matin, nous nous réveillons en pleine forme !?!! Nous prenons notre petit déjeuner au "Taman Sari Bali"
comme prévu (compris dans le prix de la villa ; petit déjeuner américain, soit 1
jus de fruit, 1 pancake ou toasts, œufs/bacon/jambon/saucisse, assiette de
fruits, thé ou café).
Nous partons ensuite snorkeler en face du "Taman Sari Bali". Les plages sont
de sable noir. Les vagues
qui s'abattent sur la plage ne facilitent pas l'entrée dans l'eau. De plus, il
faut faire attention aux rochers. L'eau est assez trouble. Des bouées délimitent
la zone de snorkeling. En s'éloignant, l'eau
devient un peu plus claire, et nous découvrons quelques coraux magnifiques (orange,
roses, bleus et jaunes), mais nous constatons également d'énormes coraux détruits,
qui gisent à l'envers sur le sable ! De plus, la mer semble ramener ici de
nombreux déchets comme des sacs en plastique. Nous en récupérons un maximum
pour les jeter à la poubelle.
Pemuteran à mis en place un programme de stimulation des coraux qui a été mis
en œuvre par le biais de câbles électriques reliés à de grands paniers sur lesquels les coraux ont commencé à pousser et sont mêmes très nombreux (cela
semble bien fonctionner).

Il est possible d'aller snorkeler ou plonger sur l'île de Pulau Menjangan qui
semble magnifique (tarif proposé par l'hôtel = 35 EUR/pers., incluant le
trajet en bateau (1h aller et 1h retour), la location du matériel et le repas de
midi pris sur l'île ; durée totale = 4 à 5h).
Nous nous promenons ensuite dans le village et nous croisons de nombreux locaux
qui arborent de grands sourires chaleureux et qui
s'empressent de venir nous dire "bonjour" en essayant de discuter avec nous. A aucun moment,
nous n'entendrons "money" ou "school pen". Ici, les touristes sortent apparemment
rarement des complexes hôteliers ce qui a préservé l'authenticité
des habitants.
Il y a en effet très peu d'hébergements pour routards. Nous relevons toutefois
quelques "Home Stay" (hébergement chez l'habitant) et "Warung"
(petit restaurant), ainsi que des lieux pour louer un véhicule ou du matériel de
plongée.
|

|
RESTAURANTS ET MAGASINS UTILES A PEMUTERAN (voir
plan ci-dessus)
Voici quelques restaurants et
magasins utilises à Pemuteran, que nous avons relevés d'Ouest en Est :
- "Rare Angon Home Stay & Restaurant" ;
- "Warung Nasi Purnama Sari" (restaurant très simple) ;
- "Warung Nasi Small" (petit restaurant mignon) ;
- "Rumah Maka Badini" (restaurant et propose des hébergements) ;
- "Tirta Luhur" (superette assez fournie ; laundry service ;
location de voiture et scooter à 6,50 EUR/jour le scooter ; réservation de
bus) ;
- "Jubawa Home Stay & Restaurant" (chambre au 1er étage au
de-dessus du restaurant ; accès Internet ; location de matériel de plongée).
Pour se restaurer, il est également possible
de prendre un repas dans un hôtel haut de gamme cité plus haut. |
|
Nous passons l'après-midi à la piscine du "Taman Sari Bali", sur la
plage ou encore dans notre chambre plein air de la villa... Une après-midi fort
reposante et très appréciée !
Le soir, nous dinons à l'hôtel (excellent).
Plus de
photos...
Dépenses de la journée : 25 EUR/pers.
(dîner, hébergement dans une villa)
Grasse matinée et petit déjeuner à l'hôtel "Taman Sari Bali" (compris). Nous profitons
ensuite pleinement de notre villa jusqu'à midi, avant de la quitter, car
l'aventure nous appelle...
Nous sommes à peine postés sur la route principale, qu'un bemo s'arrête pour nous proposer
ses services. Nous partons ainsi jusqu'à Gilimanuk, situé à l'extrême Ouest de
Bali (1h de trajet ; 2 EUR/pers.). A Gilimanuk, nous prenons le ferry pour
rejoindre l'île de Java (45 mn de traversé ; 0,37 EUR/pers. ; départ très
fréquent ; billet acheté sur place à la billetterie).
Toutes les photos
de Bali...
JAVA

L'île de Java est en fait une terre qui s'étire d'Est en Ouest sur près de
1000 km. Celle-ci regroupe de nombreux volcans actifs. En venant de Bali, il
nous faut reculer nos montres d'1 heure, soit un décalage horaire de 5h en plus
par rapport à la France (en heure d'été).
Après 45 mn de navigation en ferry, nous arrivons au port de Ketapang, situé juste à côté de la ville
de Banyuwangi.
Kawah Ijen (ou Kawa Ijen)
De là, nous essayons péniblement de trouver un moyen pour rejoindre le haut
du volcan Kawa Ijen. Normalement, les montées se font plutôt par le coté Ouest du
volcan au dire des "livres-guides" que nous avons. Puisque nous sommes à
l'Est du volcan, cela nous obligerait à faire un trajet de 2h de bus, rien que pour
contourner le volcan ! Nous souhaitons tenter le trajet "aventureux" par
l'Est, qui d'après certains "forumistes français" serait vraiment difficile !
Nous nous lançons à la recherche d'un véhicule en
demandant dans la rue. Très vite, nous sommes envahis de rabatteurs.
Après plusieurs aller-retour entre la gare routière et le port, nous trouvons
enfin un conducteur de bemo qui nous propose de nous y conduire avec son 4x4
personnel, apparemment garé à son domicile. Après négociation, nous nous mettons
d'accord sur le prix de 30 EUR le 4x4 (trajet de 35 km ; durée 2h). Il a l'air
sérieux et nous partons
donc en bemo jusque chez lui, où effectivement nous découvrons sous une bâche,
un 4x4 très récent.
Le temps d'apprêter le véhicule, nous embarquons à 4 (nous 2, le chauffeur et
son frère). Nous marquons quelques arrêts dans la ville pour
effectuer quelques achats alimentaires et faire un retrait d'espèces.
Ensuite, durant 2h de trajet, nous parcourons une toute petite route
à 90% asphaltée et tout à fait praticable. Certaines montées
sont très abruptes. Nous traversons
des cultures de café, puis une forêt tropicale dense, pour arriver enfin à notre
destination finale : Paltuding situé à environ 1800 m d'altitude.
|

|
REJOINDRE LE HAUT DU VOLCAN KAWAH IJEN PAR L'EST
(EN VENANT DE BALI)
D'après les dires des différents "livres-guides", il est
vraiment plus facile d'atteindre le sommet du volcan Kawah Ijen par l'Ouest
! Malheureusement, lorsque vous arrivez de Bali, ceci vous oblige à contourner
le volcan par une bonne route praticable en bus, mais qui prendra 2h de
trajet jusqu'à Bondowoso. Puis il faudra ensuite entamer une montée sur environ 70 km pour gravir les
1800 m de dénivelé !
Avec surprise, nous avons découvert que la montée par l'Est est bien moins
compliquée et surtout bien plus rapide ! En effet, par ce côté, il n'y a que 35 km de
montée, avec effectivement des montées plus abruptes mais tout à fait faisables en 4x4 et
certainement praticables en véhicule normal et même à scooter s'il est suffisamment
puissant. Après seulement 2h de route tout en montée, la route arrive
directement à Paltuding, point le plus proche du cratère (voir
récit ci-après).
Nous avons même trouvé que la route "normale" côté Ouest (que nous
ferons pour le retour) est bien plus
difficile et dans un très mauvais état !
La route côté Est a vraissemblablement été refaite, ce qui expliquerait
cette différence constatée avec les "livres-guides" et récits de
voyages trouvés sur Internet ! |
|
Notre chauffeur nous dépose donc à Paltuding, un lieu-dit qui regroupe quelques
baraquements où il y aurait des possibilités d'hébergement. Paltuding est aussi
le point de départ du sentier permettant d'atteindre le haut du cratère.
Finalement, il n'y a pas vraiment d'hébergement, mais on nous prête une
chambre située dans le chalet du "gardien" de Kawah Ijen. La chambre qu'on nous
propose n'est pas très reluisante et celle-ci nous est proposée à un prix
relativement élevé (6,50 EUR la chambre sommaire et sale ; pas d'électricité, mais on nous
fournit des bougies ; pas d'eau chaude ; des toilettes à éviter ! mais
l'accueil est très sympa).
En attendant la nuit, nous passons un bon moment à discuter avec les locaux,
qui nous montrent fièrement des photos prises avec Nicolas Hulot, lors de son passage à Kawah Ijen.
Nous sommes bien entendu les seuls touristes. Nous devons nous habiller
chaudement lorsque le soleil commence à se coucher, puisque nous sommes à
environ 1800 m d'altitude.
Nous dînons dans un warung, à la lampe de poche et à la bougie ; on nous
prépare un petit repas pour 0,52 EUR/pers composé d'une délicieuse soupe, de krupuk
(chips à la crevette) et d'eau en bouteille. Il fait maintenant très froid et
nous devons enfiler nos grosses polaires !


Paltuding
L'heure du coucher est arrivée, même si le lit qu'on nous a si gentiment
prêté ne nous motive pas vraiment !!! En effet, le drap est presque noir, mais en y plaçant un poncho et en dormant dans nos sacs
de couchage, nous devrions arriver à passer une nuit réparatrice.
Dépenses de la journée : 22 EUR/pers.
(trajet Pemuteran-Paltuding, dîner, hébergement)
Kawah Ijen est un volcan actif qui a la particularité de dégager beaucoup de
gaz soufré que les locaux "apprivoisent" difficilement pour en exploiter le soufre.
Les indonésiens qui y travaillent, descendent au fond de cratère et sont confrontés
aux émanations de gaz toxique ; ils remontent à chaque fois jusqu'à 90 kg de
soufre qu'ils portent dans des paniers sur leurs frêles épaules, en marchant généralement pieds nus,
chaussés de bottes pour les mieux lotis, à
travers les rochers et sur des dénivelés de plusieurs centaines de mètres !
Ces courageux pères de famille effectuent un travail de força et ce, pour environ 2 EUR par jour !
Même si ce salaire représente le double du salaire moyen en Indonésie, ces
hommes réduisent leur espérance de vie de plusieurs années ! Dans
le fond du volcan, se trouve un lac d'acide chlorhydrique d'un vert profond. Pour monter jusqu'au
cratère, il faut verser une petite contribution de 1,30 EUR/pers.
Nous nous levons à 4h30. La lueur du jour commence à apparaître. A 5h,
nous partons seuls gravir les 400 derniers mètres de dénivelé du volcan Kawah
Ijen. Il fait déjà suffisamment jour pour ne pas devoir marcher à la lampe de
poche ; nous nous sommes habillés chaudement pour parer au froid (polaire et
coupe vent). Le sentier qui permet d'atteindre le sommet est relativement large
et grimpe doucement. De temps en temps, quelques odeurs de soufre arrivent à nos
narines. Un peu plus loin, la pente devient plus abrupte. Nous passons alors à
côté de baraquements où est pesé le soufre extrait du volcan par les
travailleurs. Nous croisons quelques porteurs qui nous réclament des cigarettes ou quelque chose à manger.
Nous leur donnons les biscuits qui nous avions emportés. Des cigarettes, même
appréciées sur le moment, ne feraient qu'accentuer les maux de bronche dont ils souffrent déjà, à force de respirer les émanations de
soufre que dégage le volcan.
A partir de là, le sentier devient bien plus facile, mais un vent glacial
souffle violemment. La vue est splendide, car le ciel est bleu et nous avons les
nuages en-dessous de nous.
Après 2h de marche, nous atteignons le bord du cratère situé à environ 2200 m
d'altitude. Nous apprécions pleinement ce paysage, d'autant plus que nous sommes
seuls (ou presque) ! Nous croisons parfois quelques porteurs qui se dirigent vers le fond du
cratère, situé 150 m plus bas. Au fond, nous distinguons visiblement les fumées et le
lac d'acide de couleur vert émeraude

Du bord du cratère, 2 sentiers permettent de longer la crête. Un autre
sentier permet la descente au fond du cratère. Ce dernier est interdit aux
visiteurs (un panneau l'indique), mais les porteurs nous invitent à y descendre.
L'odeur du soufre est déjà très prononcée et décide Emmanuelle à ne pas
continuer
plus loin. J'entame alors la descente à travers un
sentier très abrupte et sur un parcours où les éboulis sont menaçants. Je
croise plusieurs porteurs qui gravissent péniblement la pente, leur chargement de
soufre sur les épaules.

Après 30 mn de descente, je me retrouve à côté de l'exploitation de soufre.
Cet endroit est grandiose et en même temps tellement terrifiant... Le jaune du
soufre sur fond de ciel bleu, le soufre rouge à l'état liquide qui sort des
canalisations posées par les hommes... et ces pauvres travailleurs qui se ruinent
la santé... Quel tableau, à la fois irréel et si poignant !
Même muni d'un masque à particules acheté en France, je supporte
difficilement les émanations de soufre. Quelques fois, le vent rabat les
fumerolles sur les porteurs et moi-même ; à ce moment-là, il est alors impossible de respirer,
ce qui
nous oblige à fuir très vite la zone enfumée. Les fumées sont tellement épaisses, que l'on
n'y voit plus
rien. De plus, ces fumées irritent les yeux qui se mettent à couler.
Tout ceci n'est pas très rassurant et je précise ici, que cette situation est
vraiment dangereuse ! J'ai eu très peur, et à un moment, ne sachant plus dans quelle direction aller, au milieu des rochers et de cette fumée
épaisse, j'ai heureusement eu le réflexe de retenir ma respiration et de suivre un
travailleur qui courait très vite et me faisait signe de le suivre !!! J'ai d'ailleurs remarqué que
le
film du caméscope déraille complètement sur les prises de vue où les fumées étaient
sur moi et le caméscope. L'électronique et le soufre ne font apparemment pas bon
ménage !


Plus de
photos...
J'entame ensuite la remontée pour rejoindre Emmanuelle. De
nombreux touristes arrivent, je pense à l'arrivée d'une agence avec
un minibus. Une fois en-haut avec Emmanuelle (30 mn de remontée ; +150 m de
dénivelé), nous constatons que les nuages, qui étaient jusque-là en contrebas, sont
maintenant à notre niveau et commencent même à couvrir le ciel, ceci étant certainement
dû à l'augmentation de
la température, ce qui me conduit à dire qu'il est préférable de visiter le Kawah
Ijen très tôt le matin. D'ailleurs, il paraîtrait qu'il est même déconseillé de
le faire l'après-midi (à vérifier).
Nous redescendons à Paltuding, où nous avons laissé nos affaires
(1h30 de descente ; -400 m de dénivelé).
Après un brin de toilette pour enlever l'odeur tenace du soufre, nous nous lançons à la recherche d'un moyen
de locomotion pour
redescendre, mais cette fois par l'Ouest du volcan. Comme ce matin,
plusieurs minibus et 4x4 ont débarqué leur flot de touristes, nous tentons de
nous joindre à eux pour le retour...mais en vain ! Des locaux nous proposent de nous descendre à moto
pour 6,50 EUR/pers. ! Ce n'est pas autant le prix qui nous inquiète, mais les 60 km
avec nos gros sacs sur le dos ! Nous refusons donc leur proposition et décidons
d'entamer la descente à pied. Nous aviserons en cours de route...
Après environ 1/2h de marche sur une route étroite au milieu de la
jungle, nous apercevons une moto qui arrive face à nous. Ils sont deux et le
conducteur s'arrête pour nous proposer de nous véhiculer jusqu'à Sempol (le 1er
village à environ 11 km), pour 2,20 EUR/pers. Nous acceptons et je pars en
premier avec l'un d'eux sur environ 5 km, jusqu'à un poste de garde où se
trouve une autre moto. Le conducteur me dépose et fait demi-tour pour chercher Emmanuelle.
Lorsqu'elle
arrive enfin, nous repartons, mais cette fois sur 2 motos, jusqu'à Sempol, la
route étant dans un très bon état. A l'arrivée, nos conducteurs nous réclament le double du
prix convenu ! Si, au départ du trajet ils nous avaient réclamé cette somme, nous
aurions évidemment acquiescé. Mais demandé de la sorte, nous restons ferme. Après quelques sourires,
ils repartent sur leur moto... Qui ne tente rien n'à rien !
A Sempol, il semblerait qu'il y a un passage de minibus, mais rapidement,
nous négocions la descente en 4x4 (9 EUR le 4x4 ; 55 km). Cette fois, la route
se dégrade et devient vraiment mauvaise, bien plus mauvaise que la route que
nous avions pris pour monter du côté Est et nous ne regrettons pas d'avoir
choisi cette option ! Le 4x4 nous dépose comme convenu à la
gare routière de Bondowoso après 1h30 de route.
A Bondowoso, nous prenons un bus pour Probolinggo (2h45 ; 1 EUR/pers).
Bromo
A Probolinggo, de nombreux rabatteurs s'empressent de vous proposer un
transport ou un tour organisé pour visiter le Bromo ; de la même façon, de
nombreuses agences situées dans la gare routière
semblent proposer des formules que nous ne sentons pas ! Il y a de l'arnaque
dans l'air ! A l'extérieur de la gare routière, nous trouvons un bemo qui nous conduit dans la
région du Bromo et plus exactement au village de Cemoro Lawang (2h de trajet ;
1,70 EUR/pers.).
Nous arrivons de nuit et nous lançons à la recherche d'un hébergement.
|

|
HEBERGEMENT A CEMORO LAWANG
Voici quelques hébergements que nous
avons visités à Cemero
Lawang
:
- "Cafe Lava View Hotel" (9 EUR la chambre moyenne ; moyennement propre
; eau chaude ; petite terrasse ; petit déjeuner compris ; propose aussi des
chambres plus chères ; fait également restaurant) ;
- "Hotel Lava View Lodge" (chambre à partir de 15 EUR ; propre ;
petit déjeuner ; superbe vue sur la caldeira et le volcan Bromo ; même
propriétaire que le "Cafe Lava Hotel") ;
- "Bromo Permai Hotel" (chambre à 8 EUR, puis à plus de 22 EUR
négociables ; pas très belles ; chères pour le prix). |
|
Nous nous installons au "Cafe Lava View Hotel" (9 EUR la chambre ; pas très
propre ; douche dans un mauvais état ; eau chaude ; petit déjeuner
compris ; possède des chambres plus chères).
Nous dînons à notre hébergement qui fait aussi restaurant (repas très moyen
mais pas cher). Nous sympathisons avec un couple qui arrive tout juste en
Indonésie et décidons de réserver ensemble une Jeep avec chauffeur pour le
lendemain matin. Après quelques négociations, nous nous
mettons d'accord pour un départ demain matin à 4h afin d'atteindre plusieurs
points de vue (17 EUR la Jeep avec son chauffeur,
soit 4,30 EUR par pers., pour un trajet total de 4 à 5h).
Après une bonne douche bien chaude, nous nous couchons enfin bien fatigués (nous
nous sommes levés à 4h30s, couchés à 22h et demain, réveil à 3h30 !!!).
Dépenses de la journée : 18 EUR/pers.
(accès Kawah Ijen, trajet Kawah Ijen-Bromo, dîner, hébergement)
Le lendemain matin, réveil comme prévu à 3h30 ! A 4h, nous partons en Jeep
réservée la veille au soir. L'accès au Bromo est payant, soit 1,70 EUR/pers
(poste de contrôle situé dans le village même). Durant 45 mn, nous roulons de
nuit sur une piste défoncée tout en descente jusqu'au fond de la caldeira. En
arrivant au fond, nous roulons
à l'aveuglette dans un épais brouillard, sur une piste de sable ou de cendre. Puis, nous
remontons la caldeira par une route asphaltée vraiment très abrupte, jusqu'au
point de vue situé sur le mont Penanjakan (environ 2700 m d'altitude). Nous
arrivons à l'aube en même temps que de nombreuses autres Jeeps et même un minibus ! Il y a beaucoup de vent et il fait froid. Les
indonésiens se sont
organisés en implantant ici et là des magasins qui proposent des vêtements chauds,
gants et bonnets. Les derniers mètres sont à faire à pied. Le sommet est aménagé
pour accueillir sûrement jusqu'à 200 personnes.
Nous attendons maintenant que le soleil se lève. Nous nous posons un peu à
l'écart des autres personnes pour profiter dans le calme de la vue qui s'offre à
nous. A la lueur du jour, le paysage est déjà époustouflant de beauté, mais
lorsque le soleil commence à éclairer les sommets des différents monts
auxquels s'ajoutent les fumées qui se dégagent des cratères des volcans... c'est
carrément magique !!!
Devant nous, la caldeira s'étend sur un diamètre de 10 km ; au milieu, plusieurs petits
sommets, dont le volcan Bromo, duquel s'échappe une épaisse fumée blanche. Au loin, le
volcan Semeru explose toutes les 20 à 30 mn et expulse un gros panache de
fumée grise. Nous sommes émerveillés devant la force et la beauté de la
nature.



Après 1h30 d'observation, nous devons rejoindre notre chauffeur et l'autre
couple qui nous accompagne. Notre jeep rebrousse chemin et descend dans la
caldeira pour rejoindre le pied du volcan Bromo. D'après les médias
indonésiens, ce volcan est actuellement
très actif et menace d'exploser ; l'accès y est donc interdit ! Nous décidons de profiter
pleinement du site et informons l'autre couple et le conducteur du 4x4 que nous
ferons le chemin du retour à pied.
Nous ne sommes pas les seuls à tenter l'ascension du volcan, et ce, malgré l'interdiction
! De nombreux indonésiens proposent d'emmener les marcheurs à cheval
jusqu'à la moitié du parcours (0,90 EUR ; 15 mn). L'ascension débute par un large sentier très poussiéreux durant
environ une quinzaine de minutes. Puis un long et
abrupte escalier permet d'atteindre le sommet. Emmanuelle m'attend au bas des
marches car
l'odeur de soufre commence à la gêner.
Une fois au sommet, un sentier longe le bord du cratère. Le volcan dégage
beaucoup de fumée et à certains moments le vent la rabat sur moi et il
m'est alors très difficile de respirer. A d'autres moments, j'entends très bien le souffle grave du
volcan.

D'ici, le volcan Semeru n'est pas visible ; seules ses éruptions le sont.
Je redescends rejoindre Emmanuelle, puis nous entamons ensemble le retour à pied. Nous
marchons alors seuls dans le fond de la caldeira, sur un sol plat et poussiéreux
(pas exactement seuls, puisqu'un chien nous accompagne tout le long du chemin). Nous passons à côté d'un temple
hindou, construit ici pour apaiser l'ardeur du volcan.

Plus de
photos...
Nous remontons ensuite le cratère de la caldeira pour rejoindre le village de Cemoro Lawang (1h de marche du pied du Bromo jusqu'à Cemoro Lawang). Nous arrivons au village vers 8h30.
Nous hésitons quelques instants entre repartir ou passer une journée complète
dans cette région. Finalement, nous optons pour la première option et embarquons dans un bemo 1/2h après
(de nombreux bemos partent à 9h, mais il y en a d'autres plus tard). Notre
hébergement nous a préparé un petit déjeuner à emporter (5 tranches de pain de
mie, 1 dose de confiture et quelques bouts de papaye). Nous partons ainsi
jusqu'à Probolinggo (1h30 de trajet ; 1,30 EUR/pers).
A la gare routière de Probolinggo, dont l'accès est payant (0,02 EUR !), nous galérons pour trouver un bus pour Yogyakarta. De plus,
de nombreux
rabatteurs ne nous facilitent pas la tâche ! Nous avons vraiment l'impression
d'être de gros pigeons qu'il faut alléger ! Ici, aucun bus pour
Yogyakarta, alors nous poussons la porte d'une agence à l'extérieur de la gare
routière (sur les conseils de routards). Nous réservons un trajet direct
en bemo pour Yogyakarta (4,50 EUR/pers ; 7 à 8h de route ; agence : "Mitra Agen
Ticket"). Le départ est prévu dans le quart d'heure. Une demi-heure plus
tard, toujours pas de bemo en vue. Après 1h d'attente l'employé nous indique que
le véhicule est passé prendre d'autres touristes et qu'il n'arrivera pas avant
environ deux heures !!! Nous demandons à être remboursés car nous ne souhaitons
pas attendre ! Nous repartons à zéro !!!
Puisque la plupart des bus partent pour Surabaya, nous décidons de prendre
cette destination (1 EUR/pers). Une fois là-bas nous aviserons !
Après 2h de route, nous sommes complètement bloqués dans des bouchons de la ville
de Gempol ! Dans le bus, il fait vraiment très chaud, mais surtout,
nous sommes fatigués des deux derniers jours où nous avons très peu dormis !
Nous arrivons enfin à Surabaya, 3h30 après notre départ ! Comme il n'est
pas encore très tard, nous pensons à prendre un vol ! Pour commencer, nous prenons un
bus "Damri" jusqu'à l'aéroport (30 mn de trajet ; 0,86 EUR/pers). Contrairement
à ce que dit le "Guide du Routard", il y a des bus qui à l'aéroport !
A l'aéroport de Surabaya, nous partons en quête d'un vol. Nous devons
chercher parmi plus d'une dizaine de compagnies aériennes. Visiblement, seules
les compagnies "Lion Air" et "Batavia Air" font le trajet Surabaya-Yogyakarta,
mais malheureusement, il n'y a plus aucune place de disponible. Les tarifs d'un tel vol
vont de 30 à 43 EUR TTC/pers. Nous sommes physiquement et nerveusement épuisés
lorsque l'incroyable se produit ! Quelqu'un dans l'aéroport nous
propose bizarrement de nous revendre 2 billets pour 60 EUR TTC/pers. Nous négocions
et les obtenons pour 39 EUR TTC/pers ! Nous avons du mal à y croire, d'autant
plus que le départ de ce
vol est prévu dans 15 mn ! Emmanuelle est dubitative et très réticente ! D'après
cette personne, aucun problème ! J'accepte à la
condition de payer au moment de monter dans l'avion. Marché conclu ! Nous
courons, accompagnés de cette personne, faire enregistrer nos bagages ; nous
recevons 2 billets manuscrits et passons les postes de sécurité, toujours
accompagnés du même employé. Nous payons nos billets devant la porte
d'embarquement et embarquons sans problème dans l'avion. Il s'agit d'un vol
"Batavia Air", l'avion, un Airbus, décolle à l'heure à 16h20. Irréel !
Nous sommes encore tout éberlués de la situation que nous venons de vivre !
Reste à savoir si nos bagages arriveront tout comme nous à Yogyakarta !!!
Yogyakarta (ou Jogyakarta) (ou Jogjakarta)
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons sans encombres. Nos bagages sont
même les premiers à apparaître sur le tapis roulant ! Tout s'est parfaitement
"goupillé" et de plus, dans un temps record ! Nous prenons ensuite un taxi pour rejoindre l'un
des quartiers routards de la ville (Prawirotaman ; situé dans le sud de la
ville ; à 8 km de l'aéroport ; 3,50 EUR le taxi).
Ce quartier se compose essentiellement de 2 rues parallèles
(Jalan Prawirotaman I et Jalan Prawirotaman II) où se trouvent plusieurs
hébergements et restaurants bon marché. Il est situé en plein centre ville,
mais dans une rue au calme. Il a l'avantage d'être à proximité des lieux
à visiter dans la ville (voir plan).
Nous nous posons au "Prambanan Guesthouse" (9 EUR la chambre avec ventilateur ; très propre ; eau chaude ;
petit déjeuner compris ; café ou thé l'après-midi compris avec un petit encas ;
belle piscine ; service
impeccable ; accueil très sympathique).
|

|
HEBERGEMENTS DANS LE QUARTIER PRAWIROTAMAN A
YOGYARKARTA
Voici deux hébergements situés dans
le quartier de Prawirotaman à Yogyakarta :
- "Prambanan Guesthouse" (9 EUR la chambre avec ventilateur ; 13
EUR la chambre climatisée ; très propre ; eau chaude, petit déjeuner compris
; café et thé l'après-midi compris avec un petit encas ; belle piscine ; service impeccable ; accueil
très sympa ; proposent des tours organisés et ne sont pas du tout insistants
; vous délivrent des plans de la ville ; tout le personnel est vraiment très
attentif ; laundry
service ; 14 Jala
Prawirotaman I ; tél. (62-274)376167 ; www.prambanangh.be) ;
- "Wisma Gajah" (13 EUR la chambre climatisée ; un peu moins bien
que le précédent ; eau chaude ; petit déjeuner compris ; piscine).
Il y d'autres hébergements dans ce quartier
et beaucoup d'autres dans le reste de la ville. |
|
Pour dîner, là aussi, beaucoup de choix. Nous testons le "Via Via"
(très bon service ; très bons plats ; propose 3 plats indonésiens différents par
jour et d'autres plats plus traditionnels à la carte ; pas cher, soit un plat
indonésien entre 1,30 et 2,10 EUR ; ou un "Rijsttafel", un mélange de plat
indonésien à 13 EUR pour 2 personnes, à réserver la veille ; jus de fruit à 0,70 EUR ; musique ; propose
des cours de cuisine et des tours organisés ; (62-274)386557 ;
www.viaviacafe.com).


Dans cette ville, pas question d'oublier que l'on se trouve dans le plus grand pays musulman du
monde ! Plusieurs fois par jour, l'appel à la prière se fait entendre par les
haut-parleurs des nombreuses mosquées réparties dans la ville. Mais nous avons maintenant pris l'habitude
de cet appel, enfin, sauf peut-être celui de 4h du matin
!
Après une bonne douche, nous nous endormons, quelques secondes après avoir
mis le pied dans le lit ! ;o)
Dépenses de la journée : 50 EUR/pers.
(Jeep+chauffeur au Bromo, accès Bromo, trajets Bromo-Surabaya,
vol Surabaya-Yogyakarta, taxi, dîner, hébergement)
Yogyakarta, surnommé Yogya, est une grande ville d'environ 1 000 000
d'habitants, mais on s'y sent bien ! Il y a 4 mois, soit le 26 mai 2006, cette ville a
malheureusement subit un terrible
tremblement de terre ! Aujourd'hui, malgré les gravats des maisons démolies qui
jonchent certains trottoirs, nous voyons surtout de nombreux bâtiments en
reconstruction. D'autres, comme notre guesthouse ou notre cantine (le "Via
Via"), arrangent au mieux ce qui est resté debout de façon très esthétique. En
tous cas, la vie continue... Les gens sont adorables, toujours avec le sourire,
et engagent souvent la conversation. Certaines femmes sont voilées (juste un
voile sur les cheveux et non devant le visage), d'autres sont les cheveux aux
vents et d'autres encore portent harmonieusement ce chapeau pointu si typique. Il n'y a quasiment pas de
mendicité et les rues sont propres. Au loin se dessine la silhouette du volcan Merapi, qui a fait
il y a encore
quelques semaines, de nombreuses de victimes lors de ses éruptions.


Ce matin, après une bonne grasse matinée bien méritée, nous savourons un bon
petit déjeuner, juste à côté de la piscine de notre guesthouse (petit déjeuner compris,
à commander la veille).
Nous prenons ensuite un becak (pousse-pousse à vélo, prononcé "betchak")
jusqu'au Kraton (0,86 EUR le becak, mais cela nous semble cher !).

Le Kraton (ou Keraton) désigne le palais du Sultan, situé au milieu de la
ville de Yogyakarta (entrée à 1,10 EUR/pers guide inclus ; 0,09 EUR pour un
appareil photo et encore une fois autant pour un caméscope). Le prix de l'entrée
inclut un guide, si possible dans la langue du visiteur. Le nôtre est une
femme qui parle assez bien le français. Elle nous apprend qu'elle était
professeur de français. La visite dure environ 1h et ne peut
se faire que le matin.
A l'entrée du palais, se trouve une grande salle ouverte où de nombreux musiciens
jouent des airs de musique tr