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Carte Roumanie

Roumanie

Traversée de la Roumanie

C'est en prenant la direction de la Turquie à bord de notre camping-car, que nous avons visité la Roumanie. Ce pays se trouvant sur notre trajectoire, nous nous y sommes attardés durant 7 jours.

Même si nous étions véhiculés, ce récit s'adresse à tout un chacun. Que vous soyez en voiture, en camping-car, à moto ou en transport en commun, ce pays se parcourt aisément et notre récit vous apportera des informations pratiques sur quelques endroits à visiter en Roumanie, le tout illustré de nombreuses photos, de cartes et de coordonnées GPS.

Résumé du parcours

LES NUITS ET LES VISITES
1 étape nuit
1 nuit à Sighişoara
2 nuits à Bran (Citadelle de Râşnov - Château de Bran)
Sinaia (Château de Peleș - Château de Pelișor)
1 nuit aux Volcans de boue (Pâclele Mari - Pâclele Mici)
2 nuits à Bucarest
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L'aller

Nous habitons l'Est de la France et notre objectif étant d'atteindre la Turquie par la route, nous avons tout d'abord traversé l'Allemagne et effectué une visite rapide des châteaux de Schwangau, puis nous avons séjourné quelques jours à Vienne en Autriche et Budapest en Hongrie, avant d'entrer en Roumanie. Nous avons passé la frontière après le village hongrois d'Artànd . Quelques kilomètres après la frontière, se trouve la ville roumaine Oradea.





Comment rejoindre la Roumanie
Avec son propre véhicule :
Pas de difficulté pour rejoindre la Roumanie avec son propre véhicule, en dehors de la distance, soit environ 1800 km depuis Paris. La Roumanie fait partie de l'UE (Union Européenne) depuis 2007, mais ne fait pas partie de l'espace de Schengen (libre circulation des personnes), donc les contrôles douaniers aux frontières existent toujours. Il est nécessaire de vérifier que votre assurance automobile souscrite en France est valable pour la Roumanie (présence du code RO (non barré) sur votre carte verte). Dans le cas contraire, voyez avec votre assurance ou souscrivez une assurance complémentaire pour ce pays, depuis la France ou sur place à souscrire à la frontière. Attention toutefois si vous décidez de visiter ce pays en hiver en passant par l'Allemagne, car une règlementation stricte concernant les pneus neige est appliquée en Allemagne ! Il est donc nécessaire de s'informer sur ce point avant son départ.

En avion :
Bien entendu, il est possible de rejoindre la Roumanie beaucoup plus rapidement en avion.

Nous achetons la vignette obligatoire roumaine, puis passons la frontière. Nos passeports sont rapidement contrôlés et le douanier nous demande où nous allons. Nous lui expliquons notre parcours et il nous laisse entrer dans le pays. Aussitôt après, nous faisons le plein de gasoil, car le carburant est environ 0,10 EUR moins cher qu'en Hongrie ou en France. La qualité de la route devient médiocre, avec quelques nids-de-poules (trous dans la route) qu'il faut absolument éviter tellement ils sont profonds !

Route Les routes roumaines
Pour utiliser les routes nationales et autoroutes roumaines, il faut acheter une vignette, appelée "Rovignette" ou "Roviniete" ou encore "Rovinieta". Celle-ci est disponible à la frontière, dans certaines stations services ou en ligne sur roviniete.ro (site non testé). Attention, il n'y a aucun panneau vous indiquant qu'il faut en acheter une ! Le coût est dérisoire mais l'amende sera salée si vous ne l'avez pas lors d'un contrôle ! Au niveau de la frontière il y a de petites cabanes en bois, qui ne payent pas de mine, dans lesquelles on peut acheter sa vignette. Elle se présente sous la forme d'un ticket (sur lequel figure le numéro d'immatriculation de son véhicule) que l'on garde sur soi (il n'est pas nécessaire de le coller sur le pare-brise). Plusieurs tarifs sont proposés en fonction de 4 durées de validité. Exemples de tarifs relevés en 2012 pour une catégorie "voiture" : 3 EUR pour 7 jours ou 7 EUR pour 1 mois. Pour un camping-car, c'est 5 EUR pour 7 jours. Dans le cas d'une location de voiture, la vignette est normalement comprise et se trouve dans le véhicule. Les limitations de vitesse sont similaires à celles en France, à savoir, 130 km/h sur les rares autoroutes, 90 km/h sur les routes nationales et 50 km/h en zone habitée. Attention à la conduite car les roumains, et surtout les routiers, roulent quelque peu différemment qu'en France ! La qualité des routes nationales est très aléatoire : parfois excellente, parfois avec des nids-de-poule (trous dans la route). Les autoroutes sont bonnes en général. Attention aux 4 points suivants : l'allumage des codes est obligatoire jour et nuit ! le taux l'alcoolémie autorisé est de 0 gr, c'est-à-dire aucune consommation d'alcool n'est tolérée avant de prendre le volant ! les pneus cloutés sont interdits ! les permis de conduire international + national sont nécessaire !

Quelques kilomètres plus loin, nous traversons la ville d'Oradea, puis nous continuons sur la route nationale 1 en direction de l'Est. Nous sommes dans la région de la Transylvanie (nord-ouest de la Roumanie) et les paysages deviennent de plus en plus vallonnés. Les villages que nous traversons sont bien différents du début de notre voyage. Certaines maisons très colorées, aux toitures couleurs argents et chromes, jouxtent d'autres très vieilles maisons délabrées. Les églises et leurs clochers sont également typiques. Les villages sont souvent tout en longueur de part et d'autre de la route, avec des maisons accolées les unes aux autres, ce qui fait qu'il n'y a aucune rue ou ruelle perpendiculaire à la route principale... alors que d'autres villages sont construits autour de l'église et de loin, l'on pense souvent à nos villages alsaciens en les voyant !

Autant nous ressentions la Hongrie comme étant un pays économiquement très proche de la France, autant nous sentons qu'il existe, ici en Roumanie, un réel décalage. Jusqu'en 1989, la Roumanie était sous régime communiste, Ceaușescu étant le dernier dictateur dirigeant. Depuis, la Roumanie a changé. Certains "anciens" regrettent cette période, mais les jeunes sont ravis de l'entrée de la Roumanie dans l'UE (Union Européenne) le 1er janvier 2007car cela a apporté un renouveau pour ce pays. Nous avons pu constater que la Roumanie est en pleine évolution avec des constructions et des restaurations en cours financées en partie par l'Europe (comme l'indiquent les panneaux indicatifs placés devant les chantiers).

La population évolue également. Dans certains villages nous avons croisé des femmes tziganes à la peau halée, coiffées d'un foulard sur la tête et vêtues de longues jupes colorées... Dans d'autres villages ou villes, cette tenue vestimentaire s'est perdue, pour laisser place à une population vêtue à l'européenne, exactement comme en France ! Mais quelque soit le choix vestimentaire, tout le monde nous a paru sympathique !

Union européenne, Visa et Monnaie
La Roumanie fait partie de l'UE (Union Européenne) depuis 2007 ce qui permet aux ressortissants européens de voyager avec facilité dans ce pays (exemple pour les ressortissants français : pas de visa nécessaire pour les séjours inférieurs à 3 mois et une carte nationale d'identité en cours de validité suffit). Par contre, la Roumanie ne fait pas partie de l'espace de Schengen (libre circulation des personnes), ce qui implique que les contrôles douaniers aux frontières sont présents. Pour nous, cela s'est résumé par un passage rapide côté douane hongroise, puis par un contrôle des passeports suivi de la question "Où allez-vous ? " du côté de la douane roumaine. La Roumanie a gardé sa propre monnaie, le Leu roumain (ou au pluriel, la Lei roumaine), codifiée par RON. Comme dans la plupart des pays, il est toujours plus intéressant de payer dans la monnaie locale, plutôt qu'en Euro ou Dollar américain. Changer des Euros en Lei se fera aisément à la frontière, à un aéroport ou dans une banque du pays. Informations actualisées en 2013 ; pour obtenir une information récente : Ministère des Affaires étrangères

Nous roulons une bonne partie de la journée tandis que notre compteur kilométrique affiche un tout petit 190 km pour le chemin parcouru ! Comme il ne s'agit que de routes nationales, nous roulons doucement et prudemment pour éviter les mauvaises surprises en raison du mauvais état de la route ! De plus, nous nous arrêtons très souvent pour prendre des photos des paysages qui nous entourent. Nous nous arrêtons d'ailleurs au bord de la route pour déjeuner dans le camping-car puisque nous n'avons vu aucune aire de pique-nique ou parking aménagé à cet effet. Le parking d'une station service désaffectée fait très bien l'affaire !



Comment se déplacer en Roumanie
Transport en commun :
Utiliser les trains (www) est la solution la plus économique pour se déplacer en Roumanie. Emprunter les bus (www) ou encore les maxi-taxis (mini-bus) est aussi une solution très abordable. Par ailleurs, utiliser les transports en commun est la solution idéale pour rencontrer les locaux.

Voiture :
Une voiture peut s'avérer utile pour voyager plus librement en Roumanie, mais cette solution sera plus onéreuse que l'utilisation des transports en commun. Le carburant devra être ajouté à votre budget (prix du litre un peu moins cher qu'en France). Louer une voiture se fait sans problème, mais il est généralement conseillé de réserver. Pour plus d'information sur les routes, le code de la route, les péages, lire "Les routes roumaines" et si vous désirez venir avec votre propre véhicule, lire "Comment rejoindre la Roumanie".

En fin de journée, nous stoppons dans un camping situé au bord de la route : le camping "El Dorado" (camping très propre ; sanitaires très propres ; petite piscine chauffée ; présence d'une aire de service pour camping-car ; situé au bord de la route nationale 1 très passante (peut ne pas être gênant si l'on choisi les emplacements à l'opposé, le camping étant très vaste) ; étang avec plage de sable ; machine à laver ; location d'appartements et de bungalows ; WiFi à l'accueil, mais très lent ; situé à 20 km de Cluj-Napoca ; ; www ; ).

Chiffre de la journée : 190 km parcourus (45 km en Hongrie + 145 km en Roumanie)


Sighişoara

Le lendemain, nous poursuivons notre route et 8 kilomètres après notre départ, nous empruntons la nouvelle et excellente autoroutes A3. Il s'agit du premier tronçon de seulement 50 km, de la future autoroute A3 ou Autoroute de Transylvanie (Autostrada Transilvania en roumain), qui traversera presque toute la Roumanie et permettra de rejoindre rapidement la capitale roumaine Bucarest depuis la Hongrie. Pour nous, l'autoroute s'arrête 50 km après et devons continuer sur l'ancienne route nationale jusqu'à Sighişoara, notre première étape "visite" en Roumanie. La mauvaise route et les nids-de-poule que nous avions après la frontière on maintenant laissé place à une route en très bon état ! Les paysages sont vallonnés avec de nombreuses forêts. Au bord de la route, nous croisons bon nombre d'autochtones autostoppeurs : il s'agit apparemment d'un moyen de locomotion courant dans le pays ! Une fois arrivés à Sighişoara, nous nous posons au "Pension Camping Piscine Aquaris".

Où dormir à Sighişoara

Le camping où nous avons logé :

  • "Pension Camping Piscine Aquaris" (grand camping ; quelques places pour camping-car à 9,50 EUR ; quelques chambres "pension" ; grande piscine également accessible pour les non-résidents, donc il y a beaucoup de monde ; à notre arrivée, l'eau de la piscine était trouble et de propreté douteuse ; situé au centre de la ville et à seulement 300 m de la vieille ville qui regroupe les principaux attraits touristiques de la ville ; ; www ; ).

On visite la ville de Sighişoara (nom roumain), ou Schässburg en allemand, ou encore Segesvár en hongrois, pour son centre historique (vieille ville) du XIIIe siècle, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Nous nous dirigeons à pied vers la vieille ville. Nos pas nous amènent à la magnifique église orthodoxe "Biserica Sf. Treime Sighişoara", très belle à l'extérieur comme à l'intérieur !

Puis nous traversons la rivière via une passerelle piétonne, avant de commencer à grimper la colline de la vieille ville. S'agissant d'une cité fortifiée, on y accède par l'une des portes. La porte sud-est semble la plus intéressante. L'intérieur de la cité renferme de belles maisons du moyen-âge, ainsi que la Tour de l'Horloge (Turnul Cu Ceas) construite au XIIIe siècle. Au point le plus haut de la colline se trouve l'église d'art gothique St-Nicolas, que l'on atteint par un incroyable escalier en bois qui date de 1642, composé de 172 marches et entièrement couvert : le Scara Scolli (Escalier de l'Ecole) !

Plus de photos de Sighişoara...

Pour finir, nous dinons sur la Place Cetăţii, place centrale du centre historique, sur laquelle se trouvent de nombreux restaurants qui servent des pizzas mais également des spécialités. Je choisis la polenta chaude avec du fromage salé et du yaourt (très bon !), une excellente spécialité du pays.

Chiffre de la journée : 170 km parcourus

Nous nous arrêtons fréquemment dans les centres des villages que nous traversons pour observer les nombreuses tours de l'horloge similaires à celles de Sighişoara. Nous nous arrêtons également pour effectuer quelques courses et téléphoner à nos familles.

Cabines téléphoniques
La Roumanie est équipée de cabines téléphoniques à carte. Des cartes à 10 RON ou 15 RON peuvent être achetées aux "Telecom" que l'on trouve dans les centres villes. Nous en avons acheté une à Sighişoara.
SupermarchéS
On trouve sans problème des supermarchés ou hypermarchés en Roumanie. Les enseignes sont souvent similaires à celles que l'on peut trouver en Allemagne. Pour notre ravitaillement de tous les jours, nous avons donc fait des courses dans des Cora, Kaufland et Penny-Markt.

Citadelle de Râşnov

15 km après la ville de Braşov, nous arrivons à Râşnov. Nous souhaitons visiter sa citadelle, fortification construite au XIVe siècle. De Râşnov la vue sur la citadelle est superbe. Nous roulons encore 1 km jusqu'au parking situé au pied de la colline au sommet de laquelle se trouve la citadelle. Le parking est normalement payant, mais ce jour là les barrières d'accès étaient ouvertes ! Il reste ensuite à gravir un chemin en pente douce sur une distance de 500 m, ou emprunter un tracteur qui tire une remorque équipée de sièges (0,70 EUR aller-retour). L'accès à la citadelle coûte 2,50 EUR. L'intérieur des fortifications est vraiment en ruine, en-dehors d'un petit secteur qui a été très bien restauré. Les travaux de restauration sont apparemment en cours et sont financés par l'UE. La vue sur la vallée est belle.

Quelques de photos de Râşnov et sa Citadelle...


Château de Bran

En fin de journée, nous rejoignons la ville de Bran et nous nous posons au camping "Vampire".

Où dormir à Bran

Le camping où nous avons logé :

  • Camping "Vampire" (au calme ; 14 EUR/nuit avec un camping-car ; situé à 1,5 km du château ; WiFi à l'accueil ; ; www ; ).

Chiffre de la journée : 140 km parcourus

Le lendemain matin, nous rejoignons en camping-car le centre ville de Bran pour visiter le célèbre château de Bran, encore appelé le château de Dracula (5 EUR/pers. + parking payant) ! Quelle déception pour Emmanuelle ! Elle qui pensait trouver un château lugubre, perdu dans le brouillard, avec des corbeaux croassant tout autour, s'est trouvée sous un grand ciel bleu devant un magnifique château avec des pièces claires peintes en blanc comme les haciendas espagnoles ! Et, de surcroit, aucune trace de cercueil nulle part ! La légende du comte Dracula est en fait une pure fiction qui a été créée en 1897 par l'écrivain irlandais Bram Stoker. Ce dernier s'est inspiré de la vie de Vlad Tepes, surnommé "L'Empaleur", qui était un comte sanguinaire et qui a résidé au 15ième siècle dans ce château.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site officiel du château de Bran : www

Plus de photos de Bran et de son château...

Devant le château, nous ne manquons pas de racheter la délicieuse pâtisserie que nous avions découvert en Hongrie, appelé ici en Roumanie le kurtos colac (ou kurtos colaci) , une pâte enroulée sur un cylindre en bois, puis cuite au four ou sur des braises, pour enfin être enrobée soit de sucre à la cannelle, soit d'amandes ou encore de noix de coco. Nous nous régalons une nouvelle fois ! Nous dinons ce soir dans l'un des nombreux restaurants qui se trouvent devant le château.

Nous restons 2 nuits à Bran car le camping est calme et très agréable et Yann est de surcroit malade (maux de ventre).


Sinaia

Le lendemain, nous reprenons la route vers le sud-est. Nous quittons la région de la Transylvanie et entrons en Valachie. 50 km plus loin, nous faisons un stop à Sinaia pour visiter le superbe château de Peleș.

Château de Peleș

Construit entre 1873 et 1883, c'est un véritable chef-d'œuvre, au style néo-renaissance allemand, avec ses tourelles, ses bois sculptés et ses magnifiques fresques murales. A voir absolument ! Les jardins et alentours du château sont également très agréables à parcourir.

Plus de photos de Peleş...

Nous ne visitons pas l'intérieur du château, converti en musée, mais cependant de nombreuses salles peuvent être visitées hors musée, ainsi qu'une importante collection de peintures avec près de 2 000 tableaux.

Château de Pelișor

Juste à côté, le château de Pelișor est également immanquable ; il abrite aussi un musée que nous ne visiterons pas.

Plus de photos de Pelişor...

Il y a d'autres jolis bâtiments sur le site, certains ayant été transformés en hôtel et en restaurant.

Où dormir à Sinaia

Volcans de boue de Berca

Dans la même journée, nous roulons pour rejoindre un site naturel surprenant. En effet, à 150 km de Sinaia, se trouvent des "volcans de boue" (ou "vulcanii noroioşi" en roumain) ! Pour y accéder, nous rejoignons tout d'abord la petite ville de Berca, située au nord de la grande ville de Buzău. De Berca, il nous faut encore parcourir 14 km sur de petites routes pour atteindre les volcans de boue. Nous traversons de petits villages puis une vaste zone de pâturage vallonnée et ne croisons aucun autre véhicule, mais seulement des vaches, leur bergère et quelques enfants qui courent parfois derrière notre camping-car ! La route nous mène tout d'abord à une bifurcation ( ; ). En prenant vers la gauche, on rejoint Pâclele Mari. En allant tout droit, on atteint Pâclele Mici. En effet, il y a 2 sites de volcans de boue, distants de 2,5 km : Pâclele Mari et Pâclele Mici. Nous décidons de gagner tout d'abord Pâclele Mari (par la gauche).

Pâclele Mari

"Pâclele Mari" signifie en roumain "grands brouillards". Nous arrivons en fin d'après-midi à Pâclele Mari (ou Piclele Mari) et parquons notre camping-car sur le parking gratuit pour y passer la nuit ( ; ). Le site est en pleine nature, au calme ; d'ailleurs, nous sommes seuls ! Depuis le parking, il y a seulement 100 m à parcourir (à pied) pour se retrouver dans la zone volcanique. Nous avons le temps de découvrir un peu le site avant la tombée de la nuit, mais reportons la véritable visite au lendemain matin. Un peu plus tard, une famille allemande, à bord d'un camion aménagé, nous rejoint sur le parking pour passer la nuit à nos côtés.

Chiffre de la journée : 200 km parcourus

Au petit matin, nous revisitons le site avec les belles couleurs du lever du soleil. Sur des dizaines d'endroits, l'activité volcanique froide se caractérise soit par de petits pétillements, soit par de grosses bulles, en cracha épais ou encore en coulées de boues plus ou moins liquides qui s'écoulent des mares de boues. Ce site s'étend sur environ 200 m sur 200 m. L'accès coûte moins de 1 EUR par personne.

Plus de photos de Pâclele Mari...

Pâclele Mici

"Pâclele Mici" signifie en roumain "petits brouillards". Pour rejoindre ce deuxième site, nous rebroussons chemin jusqu'à la bifurcation que nous avions prise le jour d'avant ( ; ) et prenons cette fois la direction de Pâclele Mici (ou Piclele Mici). Aussitôt après, nous arrivons sur un parking aménagé dont le tarif d'accès est de 0,50 EUR par voiture, le billet d'entrée pour accéder aux volcans de boue étant inclus. Depuis le parking, il nous faut encore marcher 600 m en pente montante pour arriver sur le site. Spectacle magique, vraiment fabuleux, si on aime ce genre de géologie. "Mici" signifie "petit" et pourtant ce site est 2 fois plus grand que le précédent, soit environ 400 m sur 400 m ! Yann est très intrigué par cette "effervescence" qui anime le lieu !

Ici, le parking payant (0,50 EUR par voiture) fait office de camping ce qui permet d'y passer la nuit (les camping-cars ou tentes sont les bienvenus ; l'endroit est en pleine nature, donc très calme ; tenu par Sorin, un sympathique roumain qui tient également un petit snack ; toilettes propres ; ).

Plus de photos de Pâclele Mici...


BUCAREST

Le lendemain, nous prenons la route vers Bucarest (ou București en roumain), la capitale de la Roumanie. En arrivant, nous nous posons 2 nuits au camping "Casa Albă".

Où dormir à Bucarest

Le camping où nous avons logé :

  • Camping "Casa Albă" (situé au nord de la ville et à 100 m du parc "Casa Albă" ; ; www).

Chiffre de la journée : 145 km parcourus

C'est donc en bus (arrêt de bus devant le camping ; bus numéro 301 jusqu'au terminus "Piata Romana"), puis le métro (ligne M2 direction Berceni, jusqu'à la deuxième station Urini) que nous visitons Bucarest durant toute une journée. Il est certain que cette ville n'a pas le faste des capitales comme Vienne ou Budapest, que nous avons visitées la semaine précédente, et beaucoup vous dirons que c'est une ville triste ! Il est vrai que les communistes ont détruit plus de 25% des bâtiments historiques pour construire des logements pour le peuple (merci à Sabina pour ses informations :o)) Par ailleurs, les transports en commun sont anciens et contrastent avec le parc automobile de la population qui est très récent, même si nous avons croisé quelques véhicules Dacia ou Lada qui doivent avoir une quarantaine d'années !

Certains quartiers sont vétustes, avec de nombreux bâtiments détruits ou grisâtres. D'autres quartiers sont neufs et modernes. Le charme de cette ville est difficile à décrire. Nous avons tout de même vu de belles et larges avenues, dont le boulevard Unirii, des parcs arborés et ornés de magnifiques jets d'eau, mais surtout de beaux bâtiments anciens, dont le superbe Palais du Parlement (ou Palais du Peuple, nom qu'il portait avant la chute de Ceaușescu en 1989) qui fait la fierté des roumains. Le Palais du Parlement est composé d'environ 1 000 salles monumentales sur 350 000 m² habitables. Il est l'un des plus grands bâtiments d'Europe (et le deuxième plus grand du monde) ; il abriterait même un abris atomique ! Quelques salles sont visitables et la visite dure environ 1h. Pour les enfants, une immense aire de jeux a été construite sur le côté nord du Palais du Parlement (toboggans, tourniquets, etc. ; ).

Non loin du Palais du Parlement, nous nous promenons dans le quartier du magnifique petit monastère orthodoxe Biserica Stavropoleos , puis nous déjeunons non loin de là. De nombreuses ruelles sont en travaux, ce qui laisse présager un embellissement de la ville dans les années à venir !

En fin de journée, nous retournons au camping pour y passer la nuit.

Plus de photos de Bucarest...


La suite de notre voyage

Le lendemain, nous prenons la route vers le sud, direction la Bulgarie. Après 90 km de route, nous arrivons à Giurgiu qui se trouve à quelques kilomètres de la frontière bulgare. Avant la frontière, la circulation est complètement arrêtée et nous devons attendre environ 1/2 heure avant de redémarrer. Puis, nous nous acquittons des 6 EUR pour emprunter le grand pont qui traverse le Danube et qui marque la frontière entre les 2 pays .

Pour connaitre la suite de notre aventure : Traversée de la Bulgarie

Chiffre de la journée : 210 km parcourus (90 km en Roumanie + 120 km en Bulgarie)


Informations complémentaires

Hébergements en Roumanie
Billet d'avion pour la Roumanie
Liens

Données clées du voyage

Pays visité : Roumanie
Villes visitées : Sighişoara - Bucarest
Sites visités : Citadelle de Râşnov - Château de Bran - Château de Peleș - Château de Pelișor - Volcans de boue Pâclele Mari - Volcans de boue Pâclele Mici
Le voyage : du 22 au 29 août 2011 (7 jours, lors d'un voyage en direction de la Turquie)
Hébergements : Camping - Bivouac
Moyen de transport : Camping-car
Nombre de personnes : 3 (Emmanuelle, Gilles et Yann (4 ans) )
Langues utilisées : Anglais
Taux de change moyen au moment du voyage : 1 EUR (Euro) = 4,25 RON (Lei roumaine) = 1,44 USD (Dollar américain)
Distance parcourue : 900 km

Conclusion

La Roumanie mérite que l'on s'y attarde... Une à deux semaines de plus auraient été nécessaires pour visiter d'autres régions du pays comme la Bucovine, le Maramures, l'embouchure du Danube ou encore la côte de la mer Noire. Cela fait maintenant 2 semaines que nous n'avons pas eu une seule goutte de pluie. En Roumanie, en cette fin du mois d'août, la température moyenne a été de 33°C !

Climat en Roumanie
Le climat de la Roumanie est proche de celui du nord-est de la France. Il est cependant un peu plus continental, donc il peut faire un peu plus froid en hiver et un peu plus chaud en été. Les pluies ne sont pas plus abondantes qu'en France. Les mois les plus pluvieux vont de mai à août. Les côtes de la mer Noire sont quant à elles moins pluvieuses que l'intérieur du pays en été. La Roumanie se visite donc plutôt en été, d'avril à octobre, en raison des températures froides, voire très froides durant les autres mois de l'année, avec parfois beaucoup de neige (sauf si c'est le but recherché). Les mois de juillet et août peuvent être assez étouffants, sauf sur les côtes de la mer Noire ! Pour davantage de précision sur le climat, vous pouvez consulter notre fiche climat de la Roumanie, détaillée selon la région.

J'espère que le résumé de notre voyage vous aura donné envie de découvrir ce pays, plutôt méconnu et qui vaut pourtant la peine d'être visité ! Si vous souhaitez d'autres précisions pour vos futurs voyages n'hésitez pas à poser vos questions dans notre forum !

Merci de votre intérêt pour PartirOu.com et bon vent à vous !

Gilles

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