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Carte Albanie

Albanie

Découverte de l'Albanie

L'Albanie est un pays peu visité et c'est pour cette raison que nous avons choisi de le découvrir ! L'objectif principal de notre voyage étant de rejoindre la Turquie par la route (au départ de la France), c'est sur le chemin du retour que nous avons visité l'Albanie, du sud au nord.

Egalement appelé République d'Albanie, ou "Shqipëria" en albanais (nom dérivé du mot "aigle", un aigle à deux têtes est d'ailleurs représenté sur le drapeau albanais ), ce pays a été peu visité jusqu'à présent, ceci étant principalement dû à son histoire. En effet, de 1944 à 1991, il était l'un des pays les plus fermés au monde ! Un régime politique sévère et un gouvernement communiste stalinien dirigé par Enver Hoxha en étaient la raison principale. Durant cette période, le tourisme en Albanie était inexistant.

Depuis la chute du régime communiste en 1991, les frontières se sont ouvertes petit à petit. Le pays a toutefois eu beaucoup de difficultés à passer du communisme au capitalisme et de nombreux albanais ont quitté leur pays. En 1998/1999, le pays était à la une des médias en raison du conflit en ex-Yougoslavie, un pays voisin. A ce moment-là, ce n'était pas l'Albanie qui était en guerre, mais ses habitants étaient très souvent cités en raison du conflit qui touchait, entre autre, une population albanaise établie en ex-Yougoslavie.

Malgré la guerre qui a fait rage aux portes de certaines de ses frontières, l'Albanie s'est doucement remise des lourdes années de dictature qui ont figé le pays. En 2009, l'Albanie dépose sa candidature pour entrer dans l'UE (Union Européenne). Au jour d'aujourd'hui (2013), elle n'en fait toujours pas partie. Il faut dire que le pays a une sombre réputation (corruption, mafia, etc.) dont il a du mal à en sortir !
Nous allons donc découvrir ce qu'il en est vraiment en traversant l'Albanie du sud au nord durant 1 semaine...

Pour ce séjour, nous étions simplement munis d'une carte routière de l'Albanie (carte Freytag & Berndt 1:400 000).

Itinéraire

LES NUITS ET LES VISITES
1 nuit à Ksamil (Butrint)
1 nuit à Gjirokastër
1 nuit à Apollonia
2 nuits à Berat
1 nuit à Tirana
1 étape nuit
Mode d'emploi de la carte
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L'aller

Nous voilà depuis déjà 80 jours sur les routes et c'est au retour de la Turquie que nous visitons l'Albanie. Notre itinéraire jusqu'ici a été le suivant : Allemagne (2 jours) - Autriche (4 jours) - Hongrie (4 jours) - Roumanie (7 jours) - Bulgarie (1 jour) - Turquie (36 jours) - Grèce (26 jours).







Comment rejoindre l'Albanie

Avec son propre véhicule :
Pour rejoindre l'Albanie avec son propre véhicule depuis la France, il faut parcourir environ 1 400 km de frontière à frontière. Plusieurs itinéraires sont possibles. Le trajet le plus court par la voie terrestre depuis Paris, passe par l'Italie (UE), la Slovénie (UE), la Croatie (UE), la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, ce qui totalise 2 000 km de Paris à la frontière albanaise et 130 km de plus jusqu'à Tirana, la capitale de l'Albanie. En prenant cet itinéraire, il est préférable de prendre son temps, car les routes de certains pays ne sont pas toujours de bonne qualité. De plus, à partir du milieu de la Croatie, il n'y a plus d'autoroute, mais seulement des routes nationales et quelques voies rapides.
Il faut compter au moins 2 jours de route, depuis la France, pour rejoindre l'Albanie.

Une autre option est de se rendre sur la côte adriatique italienne et d'emprunter un ferry jusqu'en Albanie (port de Durrës). Dans ce cas, le trajet sur la route peut alors être réduit à 1 300 km pour faire Paris-Tirana, soit 830 km de moins, mais cela oblige à effectuer 570 km à bord d'un ferry au départ de Ancona (Italie). Ou encore, 1 800 km de route + 220 km de ferry au départ de Bari (Italie). Les avantages de ce choix sont d'une part, de fréquenter de bien meilleures routes (autoroutes et voies rapides en Italie) et d'autre part, de rester dans l'Union Européenne (Italie). Le trajet en ferry de Bari, en Italie, jusqu'à Durrës, en Albanie, dure environ 5h. 40 km séparent Durrës de Tirana

Depuis l'Italie, il est également possible de rejoindre le port d'Igoumenitsa en Grèce, qui se trouve à seulement 30 km de la frontière albanaise. Dans ce cas, plusieurs ports italiens proposent cette traversée, comme Ancona, Bari ou encore Brindisi. Selon le port d'embarcation italien, les distances seront différentes à parcourir sur route et sur mer. Exemple, le trajet en ferry Ancona-Igoumenitsa dure environ 17h pour 750 km de navigation.

Par ailleurs, il est également possible de rejoindre le Monténégro depuis l'Italie par ferry.

L'Albanie ne fait pas partie de l'UE (Union Européenne), mais le passage avec son propre véhicule ne pose généralement pas de problème. Il faut toutefois vérifier si l'assurance automobile du véhicule est valable en Albanie (présence du code AL (non barré) sur la carte verte). Dans le cas contraire, il faut voir ce point avec son assureur pour souscrire une assurance complémentaire pour ce pays.

Concernant le coût du trajet total, il faut prendre en compte le carburant, les péages, les vignettes, le ferry, l'usure du véhicule et éventuellement le coût d'une assurance automobile supplémentaire si nécessaire (selon les pays traversés).

En avion :
Bien entendu, il est possible de rejoindre l'Albanie beaucoup plus rapidement en avion.

Même si nous étions véhiculés, ce récit s'adresse à tout le monde. Que vous soyez en voiture, en camping-car, à moto, en transport en commun ou en voyage organisé, nous essayons dans ce récit de donner le maximum d'informations pratiques pour tous les types de voyageurs, le tout illustré de nombreuses photos, de cartes et de coordonnées GPS.

Venant de Grèce, nous passons la frontière Grèce/Albanie la plus à l'ouest, à environ 30 km d'Igoumenista (Grèce). Depuis Igoumenista en Grèce, nous prenons la toute petite route en direction du nord qui passe par le village de Sagiáda (Grèce). Cette route, peu fréquentée, longe ensuite la mer sur environ 6 km, avant de pénétrer les terres. Encore 3 km et nous arrivons à la frontière albanaise.

Le passage de la douane grecque, puis de la douane albanaise se fait très rapidement, c'est-à-dire en 5 mn montre en main ! Un seul véhicule se trouve devant nous. C'est un drapeau avec un aigle noir à deux têtes sur fond rouge qui nous accueille à la frontière ! L'Albanie étant hors UE (Union Européenne), nous comptabilisons un tampon de plus sur nos passeports ! Nous laissons à nouveau l'Euro puisque les achats en Albanie se monnayent en Lek. Aucun visa n'est nécessaire et il n'y a aucune taxe à payer !

Frontière, douanes et visa

Les pays frontaliers de l'Albanie sont le Monténégro, le Kosovo (ou Serbie), la Macédoine et la Grèce. Les postes de frontière et de douane sont nombreux.

En venant de la côte Adriatique du Monténégro, il y a deux postes de frontière : l'un au nord du lac Skadar (ou Shkodra, ou encore Shkodrës), en venant de Podgorica (capitale du Monténégro), route SH1 indiquée en travaux lors de notre passage en 2011, et le second qui passe au sud du lac Skadar, par Ulcinj (Monténégro) et par la route SH41, assez étroite mais peu passante (frontière que nous avons passée pour quitter l'Albanie).

Depuis le Kosovo, le passage de la frontière avec l'Albanie est possible depuis 2009 (mais nous ne sommes pas passés par cette frontière). L'autoroute (ou voie rapide) qui est presque achevée, relie Prizren (Kosovo) à Kukës (Albanie). Pour information, le Kosovo est indépendant depuis sa déclaration unilatérale le 17 février 2008, mais son statut pose encore des problèmes puisque cette indépendance n'a pas été reconnue par tous les états du monde ! C'est pourquoi, pour certains, il s'agit d'une frontière avec le pays Kosovo, pour d'autres une frontière avec la Serbie !

Depuis la Macédoine, deux postes existent autour du lac d'Ohrid, l'un au nord du lac et l'autre au sud. Leur passage ne pose pas de problème (testés par Soize et René, des amis camping-caristes).

Depuis la Grèce, la frontière la plus fréquentée est celle qui relie Ioannina (Grèce) à Gjirokastër (Albanie). Arrive ensuite la frontière de la route E86 qui relie Kastoria (Grèce) à Korçë (Albanie). Un autre poste de frontière, moins connu, est celui que nous avons utilisé pour entrer en Albanie et qui permet de rejoindre le sud-ouest de l'Albanie depuis Igoumenista en Grèce. La route n'est pas indiquée et est donc peu fréquentée. Elle passe par le village de Sagiáda (Grèce) , puis longe ensuite la mer. Le poste de frontière Grèce/Albanie se trouve 9 km après Sagiáda (Grèce). Ce poste de frontière est récent. La route côté Albanie est également récente et de ce fait excellente !

Il est également possible d'arriver par le port de Durrë, en provenance par exemple d'Italie. Et bien entendu, l'arrivée en Albanie par avion est également possible.

Le passage de la douane albanaise est en général rapide. Pour nous, cela a pris 5 mn. Il n'y a plus aucune taxe à payer (2011), comme c'était le cas il y a quelques années.

Pour un français et pour un séjour inférieur à 3 mois, il n'y a pas à effectuer de visa et une carte nationale d'identité en cours de validité suffit. Un passeport est cependant recommandé. Informations actualisées en 2013 (pour obtenir une information récente : Ministère des Affaires étrangères

Aussitôt après la frontière, nous trouvons une bonne route toute neuve (SH97) et bien meilleure que celle en Grèce avant la frontière !


Butrint

Après 7 km sur une route excellente, nous la quittons pour rejoindre Butrint (trajet le plus court). A partir de là, la route est assez mauvaise avec parfois des pistes, parfois une route asphaltée en mauvais état.

Bac du canal de Vivari

13 km plus tard, nous arrivons au canal de Vivari. Le site archéologique de Butrint se trouve en face. Pour traverser ce canal, c'est un "radeau" que notre fidèle camping-car doit emprunter ! Il s'agit en fait d'un bac très rudimentaire en bois, tracté par des câbles et piloté par de sympathiques albanais. La barrière de la langue ne nous permet malheureusement pas de discuter avec eux longtemps. Seuls quelques véhicules attendent leur tour. Dix minutes après notre arrivée, notre camping-car de 3,5 tonnes traverse le canal sous nous yeux mi-inquiets, mi-amusés par la situation pittoresque (coût : 5 EUR) !

Plus de photos du bac du canal de Vivari...

Site archéologique de Butrint

Après avoir traversé sans encombre le canal de Vivari par le bac, nous nous retrouvons devant le site archéologique de Butrint.

Comment rejoindre le site archéologique de Butrint

En venant du nord, il faut tout d'abord rejoindre la ville de Sarandë (ou Saranda), puis prendre la route SH81 jusqu'à Butrint (route excellente).

En venant du sud, depuis la frontière grecque, il y a plusieurs solutions pour rejoindre Butrint. En venant de la frontière grecque depuis Ioannina (Grèce), il faut prendre la route SH4, puis la route de montagne SH99 jusqu'à Saranda (ou Sarandë) et enfin l'excellente route SH81 jusqu'à Butrint. Un trajet d'environ 60 km de bonnes routes.

En venant du sud, depuis la petite frontière grecque à proximité d'Igoumenitsa (Grèce), frontière que nous avons passée pour entrer en Albanie, deux solutions s'offrent à vous :

  • La meilleure route, mais malheureusement la plus longue (environ 60 km) : depuis la frontière grecque, il faut rester sur l'excellente route SH97 jusqu'à la route SH99. La route SH97 est neuve, mais en 2010 elle n'était pas encore terminée ! En 2011, nous avons testé les 15 premiers kilomètres et ceux-ci étaient excellents. Aujourd'hui, cette route est certainement achevée (non vérifié). Une fois sur la route sinueuse SH99, rejoindre Sarandë (ou Saranda), puis redescendre par la SH81 jusqu'à Butrint (très bonne route).
  • L'autre itinéraire, celui que nous avons emprunté, est plus court (seulement 20 km depuis la frontière grecque). Cet itinéraire est cependant composé principalement de pistes. On commence sur l'excellente route SH97 sur environ 7 km puis, arrivé au village de Shkallë (ou Shkalla), il faut prendre sur la gauche la SH98 (non indiqué ; dans le village ou après le village comme nous l'avons fait ) qui devient une piste. Après 6,5 km il faut prendre à gauche en direction de Xarrë. 6 km après, la route s'arrête, au niveau du canal de Vivari. Il suffit alors de faire la queue pour emprunter le bac tracté par des câbles. Le canal de Vivari, relie le lac de Butrint à la mer Méditerranée, ou plus précisément la mer Ionienne. Le lac de Butrint fait 6 km de long et en moyenne 3 km de large. Ce bac offre un gain de temps considérable car il permet d'éviter de faire le tour du lac par la route, soit plus de 60 km ! Ce bac rudimentaire transporte aussi bien des personnes, des voitures que de petits camions. Notre camping-car de 3,5 tonnes est passé sans problème (5 EUR le camping-car) !

Vu l'heure avancée de la journée, nous repoussons la visite du site archéologique au lendemain, d'autant plus qu'à cette heure tardive et en raison du lac et des marécages avoisinants, nous sommes assaillis de moustiques voraces ! Pour cette première nuit en Albanie, nous hésitons à bivouaquer sur le parking du site attenant au bac. Craignant que la nuit soit bruyante, nous décidons de poursuivre un peu notre route pour rejoindre la ville de Ksamil, située à seulement 4 km de Butrint (excellente route). En arrivant à Ksamil, nous avons une vision apocalyptique de la ville : une dizaine de nouvelles constructions sont effondrées ici et là dans le village ! Nous pensons à un tremblement de terre mais après avoir questionné les villageois, il semblerait que les bâtiments ont été construits sans demande de permis puis détruits par le gouvernement ! Nous dînons dans un petit restaurant de la ville, "Hotel Jon" (4 EUR le repas complet avec boisson ; moyen). Ksamil semble être une petite station balnéaire au vu des hôtels jouxtant les plages aménagées. En cette saison (novembre), les plages sont désertes. Nous passons donc notre 1ère nuit au calme sur une petite plage .

Où dormir aux alentours de Butrint

A seulement 4 km du site archéologique, se trouve la ville de Ksamil dans laquelle quelques hôtels et campings se sont implantés. Une ligne de bus relie Ksamil à Butrint. La ville de Sarandë, plus importante que Ksamil, est située à 18 km du site archéologique.

Voici un camping situé à Ksamil :

  • "Ksamil Caravan Camping", testé par Soize et René, des amis camping-caristes (accès bien fléché ; à 100 m de la mer ; commerces et restaurants à proximité ; camping familial tout confort ; WiFi gratuit ; accueil très sympathique ; bus pour aller visiter Butrint ; discothèque à proximité bruyante ; 14 EUR la nuit ; ; www ) ;

Chiffre de la journée : 230 km parcourus (210 km en Grèce + 25 km en Albanie)

Le lendemain matin nous retournons à Butrint, visiter le site archéologique le plus important d'Albanie ; l'entrée est à 700 ALL ou 6 EUR.

Monnaie

En Albanie, la monnaie est le Lek (ou Lekë au pluriel en albanais), codifiée ALL. En novembre 2011, son taux de change est de 139 Leks pour 1 Euro. Il est cependant fréquemment possible de payer en Euro, mais comme toujours, nous recommandons de payer en monnaie locale, donc en Lek (ALL), afin de bénéficier d'un bon taux de change. Par exemple, pour l'accès au site archéologique de Butrint, les tarifs affichés sont 700 ALL ou 6 EUR. Si l'on convertit les 700 Leks en Euro avec le taux de change officiel, cela devrait donner 5,04 EUR et non 6 EUR ! Payer en Euro doit donc uniquement se faire si vous n'avez pas de Lek sur vous.

En raison de son emplacement, Butrint (ou Buthrote, ou encore Butrinti) était autrefois une ville et une étape importante des routes commerciales. Située au bord du grand lac de Butrint et du canal Vivari (qui relie le lac à la mer Méditerranée, ou plus précisément la mer Ionienne), cette ville fût colonisée respectivement par les grecs, les romains, les byzantins et les vénitiens. Au Moyen Age, la ville de Butrint a été abandonnée en raison des marécages environnants. Aujourd'hui, ce site est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco www et est certainement le site archéologique le plus populaire d'Albanie. De nombreuses vieilles pierres sont effectivement submergées par les marécages, ce qui donne un charme certain au site que nous avons beaucoup apprécié !

Plus de photos de Butrint...

Après la visite, nous reprenons la route vers le nord, en direction de Sarandë (route excellente).

Prix du carburant

En octobre 2011, le prix le plus bas du litre de gasoil trouvé en Albanie, était de 1,20 EUR, donc moins cher qu'en France, Grèce et Monténégro !


Syri i Kalkër

Nous reprenons notre route pour nous diriger vers Syri i Kalkër (en français "Œil Bleu", en anglais "blue eye"). De Saranda (Sarandë), nous prenons la direction de l'Est (route SH99). Sur la route, il ne faut pas manquer de prendre à gauche la toute petite route située après le village Bistricë (en venant comme nous de Saranda), ou après le village Muzinë (en venant de l'Est). Un grand panneau nous souhaite la bienvenue ("Mirë de vini" en albanais), puis nous suivons la petite route... 500 m après, la route passe sur le haut d'une digue, avec sur notre droite un lac. Après la digue, la route se dégrade et est vraiment très étroite, mais fort heureusement, nous ne croisons aucun autre véhicule ! Deux kilomètres plus tard, nous arrivons sur un parking désert. Du parking, il nous faut encore parcourir 100 m à pied pour arriver à Syri i Kalkër . Un sentier plat longe tout d'abord une rivière d'un bleu limpide avant d'arriver à l'Œil Bleu (Syri i Kalkër). Il s'agit d'une source à fort débit qui surgit de la terre en pleine nature. Son contour bleu turquoise et son intérieur bleu foncé a donné son nom d'Œil bleu ! Cette grande quantité d'eau surgissant de la terre forme ici le début d'une rivière. La profondeur du trou semble infini, mais d'après un panneau, il ne ferait que 50 m. L'eau est très fraîche, environ 10°C, et nous n'hésitons pas à la boire tant elle est claire et limpide ! Le site est situé à environ 150 m d'altitude.

Plus de photos de Syri i Kalkër...

Nous reprenons la route vers l'Est, route sinueuse qui traverse une belle région montagneuse, jusqu'à la grande route E853 ou SH4.


Gjirokastër

Une fois sur la grande route E853 ou SH4, nous remontons vers le nord, jusqu'à la ville de Gjirokastër. Cette route est excellente.

A Gjirokastër, nous nous posons dans la vieille ville qui se trouve dans les hauteurs. Les ruelles sont extrêmement étroites et raides. De plus, elles sont revêtues de pavés qui semblent très glissants en cas de pluie. Nous arrivons tout de même à trouver un petit endroit pour stationner notre camping-car. Etant donné l'heure tardive, nous reportons la visite de la ville au lendemain ; nous passons donc la nuit garés au bord du trottoir, une nuit bruyante en raison du passage des voitures .

Où dormir à Gjirokastër

Plusieurs hôtels sont implantés à Gjirokastër.

Voici un hôtel dans lequel nous avons dîné :

  • "Hotel Cajupi Turizmi Gjirokaster" (www ; ).

Nous dînons dans le restaurant d'un hôtel de la ville, "Hotel Cajupi Turizmi Gjirokaster" (5,50 EUR le repas complet avec boisson ; voir ci-dessus "Hébergements à Gjirokastër"). Nous goûtons le Qifqi, une spécialité de Gjirokastër, ainsi que le Byrek aux épinards.

Spécialités culinaires

La cuisine albanaise a été influencée par l'histoire du pays. On y trouve donc des plats turcs, grecs, italiens et de tous les pays des Balkans. Le Dolma (riz entouré d'une feuille de vigne) et souvent appelé Sarma. Celui-ci peut également être fourré de légumes ou d'ingrédients divers. Exemples : une feuille de choux entourant du riz ou un poivron farci au riz, à la viande ou aux légumes, etc.. Une autre spécialité est le Byrek (ou Borëk) : il s'agit d'un feuilleté garni de différents ingrédients, par exemple d'épinards. Le Goulash est un plat de viande. L'huile d'olive se trouve dans bon nombre de plats. On trouve également des soupes sur les cartes de menu. Le Pita est un pain plat.

Certaines régions possèdent leurs propres spécialités. Exemple : à Gjirokastër, le Qifqi qui est une boulette faite avec du riz, des œufs et des légumes ou des herbes.

En dessert, on peut déguster le Baklava qui est constitué de fines feuilles de pâte fourrées de fruits secs finement moulus. Il est souvent enrobé de miel, de caramel ou de citron. N'oublions pas le Loukoum, d'origine turque, un petit cube gélatineux aromatisé qui contient parfois des morceaux de fruits secs. Les desserts albanais sont plutôt très sucrés !

Côté boisson, on trouve le Boza, une boisson fermentée, le Raki, une eau-de-vie ou encore le café turc.

Chiffre de la journée : 80 km parcourus

Nous avons choisi de nous arrêter à Gjirokastër (ou Gjirokastra) pour visiter sa vieille ville et son quartier historique, construits à flan de montagne. L'architecture, influencée par la culture et la tradition islamique de l'époque ottomane, est caractérisée par des maisons blanches aux toits recouverts de pierres grises, lourdes et plates (lauze). Vers le 17e siècle, Gjirokastër était célèbre pour son bazar où se commerçaient broderies et soieries. Aujourd'hui, cette ville ottomane est classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco et de nombreux touristes la visitent chaque année.

Gilles profite des services d'un barbier pour se faire raser à l'ancienne pour 200 ALL (soit 1,44 EUR) !

Au centre de la vieille ville et au sommet d'une colline se dresse fièrement la citadelle (forteresse) de la ville qui peut être visitée (200 ALL (1,44 EUR) ; ouverture à 9h ; ). Nous arrivons sur le site bien avant l'ouverture des caisses et comme l'accès à la citadelle n'est pas fermé, nous entrons sans rien payer. De là-haut, la vue sur la vieille ville et sur la vallée sont superbes ! Un musée militaire a été implanté au sein de la forteresse et de nombreux canons de la 2e Guerre Mondiale y sont exposés.

Plus de photos de Gjirokastër...


Nous quittons Gjirokastër en continuant sur la route E853 ou SH4 en direction du nord. Jusqu'à Tepelenë, la route est excellente. Jusqu'à Fier, la route est en travaux, donc parfois excellente, parfois avec d'énormes ornières, parfois sans revêtement (piste). C'est ici que nous verrons pour la première fois un panneau de limitation de vitesse à 5 km/h ! La route jouxte des champs pétrolifères d'un autre temps qui sont toujours en fonction ! Nous nous approchons des puits de pétrole et voyons nettement le pétrole fuir des pompes non étanches ! L'odeur environnante est infecte et fait penser à une fuite de gaz.

Ce tronçon est assez long, d'autant plus que la route est sinueuse.

Juste avant Fier, Emmanuelle aperçoit un panneau « Global Gaz ». Nous nous arrêtons et, ni une ni deux, un monsieur nous prend notre bouteille de gaz, la pèse, puis la remplit avec du propane pour la modique somme de 7 EUR et ce, sans un mot d'anglais !

Grande bouteille de gaz

Pour certains camping-caristes, voyager sous-entend avoir du gaz pour cuisiner, chauffer l'eau pour sa toilette et parfois avoir du chauffage. C'est une gestion toujours difficile lorsque l'on voyage à l'étranger. A notre arrivée en Albanie, notre bouteille de gaz était presque vide ! Déjà en Grèce, nous cherchions, sans succès, un endroit pour recharger notre bouteille de gaz de propane. Les questions sont toujours les mêmes : comment faire dans ce pays ? doit-on acheter une bouteille ? faudra-t-il un adaptateur ? y-a-t-il une consigne et où rendre la bouteille ? puis-je remplir ma bouteille actuelle ?

Finalement, nous avons choisi de faire remplir notre bouteille, mais cela n'est pas toujours facile selon le pays. En Albanie, nous avons trouvé très rapidement une usine de gaz et avons pu enfin faire remplir notre bouteille. Voici quelques endroits que nous avons repérés : au sud de Fier, l'usine "Global Gaz" , où nous avons rempli notre bouteille de gaz de 13 kg pour 7 EUR (ouvert tous les jours sauf le dimanche) sur la route Fier-Berat N°SH73, l'usine "Auto Gaz'80", entre les villages Roskovec et Strumë, , non testé, mais à priori le remplissage d'une bouteille de gaz est possible, après leur avoir demandé au préalable ; sur la route SH2 : "Royal Gaz" situé à 20 km avant d'arriver à Tirana (non testé).

Pour en savoir davantage sur l'acquisition du "gaz" dans un pays étranger, rendez-vous sur notre page : Voyager en camping-car

Arrivés à Fier, nous prenons la route SH94 qui part vers l'ouest. 7 km plus tard, nous tournons vers la gauche, sur la petite route SH66 qui mène au site d'Apollonia. De part et d'autre de la route, nous apercevons de nombreux vieux bunkers, vestiges du régime staliniste d'Enver Hoxha (dirigeant de l'Albanie de 1945 à 1985). Un total d'environ 800 000 bunkers sont abandonnés en Albanie. A l'époque du régime, le pays était complètement fermé et craignait les envahisseurs du monde extérieur !

Plus de photos de puits de pétrole, de bunkers et autres images insolites...


Apollonia

Nous arrivons ensuite à Apollonia qui se trouve en pleine campagne. Nous sommes accueillis par le directeur du site qui nous souhaite la bienvenue dans un français parfait ! Souhaitant bivouaquer devant le site, il nous confirme qu'il n'y a pas de problème pour dormir ici. Il nous remet ensuite la nouvelle brochure du site archéologique...en français (!) en nous faisant remarquer que nous sommes les premiers français à la découvrir ! Nous regagnons notre camping-car, ravis de cet accueil si chaleureux et passons une excellente nuit très calme. .



Langue, Contact, Communication et Sécurité

La langue parlée en Albanie est bien entendu l'albanais, avec quelques dialectes. Les albanais parlent rarement l'anglais et encore plus rarement le français. Cependant, l'italien est souvent pratiqué. Pour information, "bonjour" se dit "Mirëmengjes" (prononcé milemèndies) jusqu'à midi, "mirëdita" (prononcé miledita) l'après-midi. Durant notre séjour en Albanie, les albanais se sont montrés réservés, intrigués de notre présence, mais sympathiques. Ils pensaient souvent que nous étions italiens, mais lorsque nous leur indiquions que nous étions français, ils étaient très surpris et enchantés ! Parfois, nous avons tout de même eu la sensation d'être regardés bizarrement, comme des extra-terrestres ! Cela est certainement dû aux années noires communistes du pays, de la méfiance des étrangers, mais aussi du fait qu'il y a encore peu de touristes en Albanie. D'ailleurs, peu de touristes conduit à peu de délits envers les touristes. Nous nous sentions effectivement en sécurité partout, aussi bien à la campagne qu'en centre-ville et ce, malgré les mauvais clichés que l'on peut avoir de ce pays depuis chez nous. Sur les 8 nuits passées en Albanie, nous avons bivouaqué (camping sauvage) 7 nuits. Sur les routes, beaucoup de gens nous saluaient, surtout les jeunes. Un jour, une femme nous a même gentiment proposé d'aller cueillir des fruits à volonté sur son arbre à kakis (gratuitement bien sûr). Nous n'avons pas non plus ressenti de tentative d'arnaque, ou de tarifs gonflés pour un produit. Une seule fois, un jeune gardien de parking a gonflé exagérément le prix de la place de stationnement pour nous extorquer des deniers supplémentaires ! Conclusion, nous n'avons pas eu la chaleur d'accueil que nous avons pu avoir dans certains pays d'Asie (par exemple), mais cet accueil était bien plus chaleureux qu'en Grèce d'où nous venions. La police albanaise semble plutôt cool avec les étrangers.

Chiffre de la journée : 130 km parcourus

Tôt le matin, nous partons visiter le site antique d'Apollonia. La reconstitution du site est financée pour partie par l'UE et bon nombre de fouilles ont été effectuées par des français. Apollonia se trouve sur une colline ; d'après les plans, la ville antique nous semble immense et les fouilles n'en sont qu'à leur début ! Cette ville antique a été fondée en 620 av. J-C et a abrité jusqu'à 60 000 personnes ! Parmi les bâtiments restaurés, il y a un petit théâtre appelé l'Odéon et la belle façade du Bouleutérion (monument des Agonothètes) où se réunissait la boulê (le conseil). D'autres monuments, malheureusement très en ruine, sont également à voir, comme le Portique A, la Bibliothèque, le temple de Diane, le Prytanée, le Portique aux 17 niches (Stoa B), le Magasin et la Citerne, le Téménos, l'Obélisque, le Nymphée et bien d'autres. Il semblerait, d'après ce que nous avons pu observer, qu'une partie des ruines ont été détruites par la construction de bunkers durant la période de dictature !

Le site est ouvert de 8h à 20h d'avril à septembre et de 9h à 17h d'octobre à mars. Le prix est de 300 ALL (2,20 EUR) (entrée gratuite chaque dernier dimanche du mois, sauf les mois de juin, juillet et août). Juste à côté du site, se trouve un monastère qui fait office de musée. On peut se restaurer dans le restaurant qui se trouve dans l'enceinte du site.

Plus de photos d'Apollonia...


Depuis 2 nuits, nous avons quelques problèmes dans le camping-car ! Nous nous retrouvons sans lumière et sans chauffage, avec 11°C au matin à l'intérieur de l'habitacle ! Gilles diagnostique une panne de batterie. A proximité de Fier, nous trouvons facilement un magasin qui vend des batteries. Gilles démonte, aidé du vendeur, le siège avant sous lequel se trouve la batterie pour la retirer et la changer !

Nous faisons maintenant route vers Berat, via les routes SH73 et SH72.

Depuis notre arrivée en Albanie, nous voyons plein d'arbres remplis de kakis, un fruit que nous connaissons bien car nous l'adorons, bien qu'il ne soit pas très courant en France. En cette saison, début novembre, les arbres à kakis, appelés plaqueminiers, sont remplis de fruits ! Nous en achetons bien entendu sur les marchés chaque fois que l'occasion se présente. "Hurma" est le nom albanais du kaki. Sur la route vers Berat, nous nous arrêtons pour photographier de plus près ces arbres pleins à craquer de kakis oranges. C'est là qu'une albanaise me fait signe de monter à l'arbre pour en cueillir . Je grimpe à l'échelle déjà en place et après avoir cueilli quelques kakis, la dame m'apporte un sachet (une poche) et me suggère d'en cueillir bien plus (gratuitement bien sûr). Avec ce stock, nous nous régalerons durant plusieurs jours ! Les fruits ont cependant un goût différent de ceux que nous trouvons en France ou encore de ceux achetés sur les marchés albanais. En fait, ceux que je viens de cueillir sont plus astringents (et provoquent une crispation des muqueuses ce qui donne une sensation d'âpreté).

Kaki

Le kaki est un fruit du plaqueminier, de la taille d'une pomme et à la couleur orange, presque rouge, avec ou sans pépin selon la variété, et dont le diamètre est d'environ 10 cm. Le plaqueminier est un arbre de taille moyenne (comme un pommier). Ce fruit est originaire de Chine ; il a été largement importé et pousse aujourd'hui, dans de nombreux pays, comme l'Israël. Il porte donc des noms différents d'un pays à l'autre, comme le Plaquemine de Chine, le Plaquemine du Japon, la Figue Caque et bien sur, le Kaki, nom employé en France. Il est mûr en automne. D'ailleurs, l'arbre est parfois déjà sans feuille, alors que le fruit est toujours bien accroché aux branches, même lorsque les premières gelées arrivent. Le kaki est délicieux et nous en raffolons depuis longtemps !

Il y a plus de 800 variétés de kakis dont le goût diffère d'une variété à l'autre. Très souvent, on peut ressentir une astringence (crispation des muqueuses qui donne une sensation d'âpreté) qui peut être désagréable. Cette astringence est due à la présence de tannins. Aujourd'hui, diverses variétés sont produites et sont plus ou moins astringentes. En effet, des méthodes chimiques ou naturelles sont utilisées pour diminuer l'astringence (éthanol, gaz carbonique, chaux, sélection, etc.). Par exemple, le Sharon, est une variété de kaki sans pépin. Cette variété a la propriété de former un fruit, même si la fleur n'est pas fécondée (= la parthénocarpie), il en résulte un fruit sans pépin (= apyrène) et une astringence diminuée, voire supprimée par le biais d'un traitement supplémentaire. Autre exemple, le Fuyu, de forme aplatie, a un goût légèrement vanillé ; il est originaire du Japon, mais est largement cultivé en Espagne et en Italie. Le Fuyu serait une variété non astringente, mais aurait beaucoup moins de goût.

Selon la variété de kaki et sa maturité, il peut être consommé de plusieurs manières : lorsque sa chair est encore ferme, il se croque. Si la peau est trop dure, on l'épluche ; lorsque sa chair est très souple, il se mange à la cuillère. Nous en avons trouvé quasiment partout en Albanie et au Monténégro. Il est bien adapté au climat méditerranéen, mais est plutôt rare en France, car méconnu. De plus, l'arbre supporterait le gel jusqu'à -20°C. Par exemple, il en pousse un près de chez nous, en Alsace, et l'arbre donne beaucoup de fruits ! En France, vous en trouverez parfois aux rayons fruits des supermarchés ou sur les marchés.

La route reliant Fier à Berat est pénible ! Une route asphaltée, mais en si mauvais état que nous roulons tout juste à 10 km/h ! Nous évitons si possible les nids-de-poule ou plutôt les nids-d'autruche !

Etat des routes et conduite

Il s'agit là d'un élément crucial à prendre en considération pour un voyage en Albanie. En général, il est recommandé de parcourir ce pays en 4x4. Nous l'avons toutefois fait en camping-car et cela s'est bien déroulé ! Nous avons bien senti que l'Albanie est en plein changement, vu le grand nombre de travaux routiers. Nous avons découvert des routes excellentes et neuves ! Inversement, nous avons également parcouru des pistes ou des routes remplies de nids-de-poule et d'ornières ! Les travaux en cours étaient nombreux et nous obligeaient souvent à emprunter des déviations sur des terrains difficiles. De plus, nous ne connaissions jamais la longueur des travaux, qu'il s'agisse de 100 m ou 20 km ! Par ailleurs, les nids-de-poule ne sont pas indiqués ce qui nous a valu l'un ou l'autre bond mémorable à bord de notre camping-car ! Nous avons également découvert le panneau de limitation de vitesse à 5 km/h ! Il est souvent inutile de connaître les distances en kilomètres car il faudrait plutôt les compter en heure ! Quelques autoroutes ont été construites, surtout autour de la capitale, mais elles s'apparentent davantage à une voie rapide de France, avec des ronds points en plein milieu. La limitation de vitesse est généralement indiquée sur les panneaux.

Il n'y a ni vignette, ni péage à payer. Sans panneau de limitation, les routes nationales albanaises sont limitées à 80 ou 90 km/h pour une voiture (à vérifier) et à 40 km/h en zone habitée. La conduite des albanais est quelque peu différente de celle des français ! Ils peuvent dépasser n'importe où, et le klaxon est parfois utilisé pour vous prévenir de l'intention de dépassement. Sur les pistes, ils roulent parfois très vite et ne semblent pas se soucier de leur voiture. Cependant, nous n'avons pas remarqué d'agressivité sur les routes ou de queue de poisson. Le parc automobile est ancien, avec beaucoup de Mercedes. Nous avons d'ailleurs surnommé à ce moment-là l'Albanie « le pays aux Mercedes » ! C'est apparemment la marque préférée des albanais et nous en croisions des dizaines et des dizaines ! Certaines doivent avoir une quarantaine d'années alors que d'autres sont très récentes ! La pollution automobile est malheureusement importante. Les panneaux routiers et les clignotants ne sont pas toujours respectés. La police guette, mais reste assez sympathique et souple avec les étrangers. A Berat, nous nous sommes, par erreur, stationnés sur une zone piétonne interdite aux véhicules durant la nuit : la police faisait respecter cette zone aux albanais, mais ne nous a cependant rien dit concernant le stationnement de notre camping-car ! Un permis de conduire national est suffisant ! Attention, le taux l'alcoolémie autorisé est de 0 gr, c'est-à-dire aucune consommation d'alcool n'est tolérée avant de prendre le volant !!!


Berat

Nous arrivons enfin à Berat. Nous cherchons un endroit où poser notre camping-car pour la nuit. Après avoir fait plusieurs fois le tour du centre, nous nous posons sur un parking du centre-ville, entre la Mosquée et l'Eglise orthodoxe ; l'endroit est toutefois relativement calme car l'appel à la prière de la Mosquée est assez discret. En revanche, nous découvrirons plus tard que ce parking est interdit durant la nuit !

Mosquée et église

L'Albanie est un pays musulman à 70% ce qui explique que nous trouvons des mosquées presque dans chaque ville et village. Les mosquées et la religion musulmane côtoient les églises orthodoxes et catholiques. Beaucoup d'albanais considèrent l'islam albanais tolérant et pacifique. 20% de la population se disent chrétiens orthodoxes, 10% chrétiens catholiques. Les musulmans et les chrétiens semblent vivre dans un grand respect mutuel.

La ville est superbe et vaut vraiment le détour, et ce, malgré le mauvais état de la route pour l'atteindre ! Berat se mérite !

Les maisons blanches qui caractérisent la ville historique sont des chefs-d'œuvre de l'architecture ottomane. Cette partie de la ville est classée par l'Unesco. Elle est surnommée la ville au 1 000 fenêtres. Les deux quartiers historiques concernés, Mangalem et Gorica, sont séparés par une rivière et reliés par un pont. Le quartier Gorica se trouve sur la rive sud de la rivière et le quartier Mangalem sur la rive nord, au pied de la citadelle, du côté de la route principale et du reste de la ville. Nous nous promenons dans les ruelles étroites des quartiers. Sur les places, les joueurs de domino s'affrontent… avec le sourire !

Parmi les lieux à visiter que nous n'avons pas fait, il y a la plus ancienne mosquée d'Albanie. Nous faisons ensuite quelques emplettes dans les échoppes de la ville : les fruits et légumes sont à environ 0,50 € le kilo ! Nous achetons également des kakis... oui, encore des kakis ! Nous nous laissons tenter par du pop corn tout frais dont le grand sachet est à 0,15 € ! Durant notre séjour, comme nous l'avons déjà fait dans de nombreux autres pays, nous essayons de ne pas consommer de viande ; il est vrai que les abatages et dépeçages d'animaux dans la rue nous ont fait passer l'envie d'en manger ! Nous dînons dans l'un des nombreux restaurants de Berat, au "Mangalemi" (5,50 EUR le repas complet avec boisson ; très bon ; www ; )

Coût de la vie

La vie est nettement moins chère qu'en France. Voici quelques exemples de tarifs :

  • le kilo de fruits ou légumes = entre 0,30 et 1,10 EUR ;
  • le kilo de kiwis ou de cerises = 0,60 EUR ;
  • le kilo de tomates = 0,70 EUR ;
  • au restaurant, un repas complet + une boisson = 4 EUR/pers ;
  • le litre de gasoil = à partir de 1,20 EUR ;
  • un pain = 0,14 EUR ;
  • une pizza = 2,50 EUR ;
  • une glace = 0,50 EUR ;
  • un grand sachet de pop corn = 0,15 EUR ;
  • une bouteille d'eau d'1,5 L = 0,36 EUR ;
  • la visite d'un site touristique = de 1 à 5 EUR (tarif pour les étrangers).

En fin de journée, en retournant au camping-car, nous sommes surpris de découvrir un parking vide, notre camping-car se retrouve seul sur la place ! Nous comprenons alors qu'en soirée et durant la nuit, le parking, ainsi que la rue, deviennent une zone piétonne. La police est d'ailleurs là et n'hésite pas à renvoyer les véhicules qui ne respectent pas cette interdiction ! Aie !!! Cependant la police ne nous dit rien et nous laissons notre camping-car sur place en nous faisant tout de même très discrets ! Nous passons une nuit tranquille.

Où dormir à Berat

On trouve de nombreux hôtels à Berat.

Voici un exemple d'hôtel dans lequel nous avons dîné :

  • "Mangalemi" (il a visiblement beaucoup de succès et est très réputé ; www ; ).

Chiffre de la journée : 60 km parcourus

Le lendemain matin, la circulation est à nouveau présente sur la place.

Nous laissons donc notre véhicule au même endroit et partons visiter les lieux. Nous grimpons à pied jusqu'à la citadelle qui surplombe la ville (l'entrée se trouve presque en-haut, au nord de la citadelle ; environ 100 m de dénivelé ; entrée à 100 ALL (0,72 EUR/pers.) ; ouvert de 8h à 20h d'avril à septembre et de 8h à 17h d'octobre à mars). Là aussi, nous remarquons les panneaux indiquant le financement de la restauration par l'UE. La citadelle est entourée de remparts et est toujours habitée. A l'intérieur, les mêmes magnifiques maisons traditionnelles de Berat, ainsi que plusieurs anciennes églises, mosquées, et aussi des musées. Nous visitons le musée Onufri (1,40 EUR/pers.). A l'extrémité sud de la citadelle, un point de vue donne sur les toits des magnifiques maisons blanches des quartiers historiques Mangalem et Gorica.

Nous découvrons encore une fois et avec regret des décharges d'ordures sauvages juste derrière le mur de la citadelle, pourtant celle-ci est classée par l'Unesco !!!

Dans l'après-midi, nous déambulons encore une fois dans le quartier de Mangalem, car nous ne nous en lassons pas ! Le soir venu, comme le soir précédent, nous dînons dans l'un des nombreux restaurants de la ville, puis nous retrouvons notre camping-car, qui se trouve à nouveau tout seul sur ce parking transformé pour la nuit en zone piétonne. Encore une fois, nous nous couchons discrètement et la nuit sera calme.

Plus de photos de Berat...

Chiffre de la journée : 0 km parcourus

Ce matin, nous quittons Berat et prenons la direction de Tirana (ou Tiranë). Tout d'abord, nous revenons sur nos pas durant 16 km, par la route SH72. Puis au lieu de prendre la direction de Fier, nous rejoignons directement Lushnjë, une route qui s'avère bien meilleure que celle de Fier !

Services pour campings-cars

Les aires de services pour camping-cars sont inexistantes en Albanie. Parfois, quelques terrains de camping proposent une bouche d'égout pour faire la vidange des eaux grises. Sans camping, nous faisions les vidanges des eaux grises au-dessus d'une bouche d'égout d'une ville. Pour les eaux noires, c'était si possible dans des toilettes. Dans tous les cas, nous n'utilisons que des produits écologiques (liquide vaisselle, gel douche, savon, produit pour les toilettes chimiques, etc.), afin de ne pas impacter l'environnement. Pour le remplissage de l'eau, c'était plutôt facile, car dans beaucoup de ville ou village, il existe des fontaines où les gens viennent remplir leurs bouteilles. Munis de notre tuyau, nous faisions le remplissage à ces fontaines , sans oublier d'y ajouter un produit désinfectant. Il est apparemment possible de s'approvisionner en eau dans les stations services, mais nous ne l'avons pas testé.

En ce qui concerne le gaz, lire "Grande bouteille de gaz".

Pour en savoir plus sur les aires de services pour camping-cars, rendez-vous sur notre page : Voyager en camping-car

Après Lushnjë, nous trouvons une excellente voie rapide (SH4) qui se transformera plus loin en nationale, car l'autoroute n'est pas encore achevée. En arrivant à Durrës, il y a beaucoup de travaux sur la route. Durrës est la ville portuaire principale d'Albanie et c'est ici qu'arrivent (ou partent) les ferries d'Italie. Tirana n'est plus qu'à 35 km de Durrës et les deux villes sont reliées par l'excellente autoroute (ou voie rapide) SH2.


Tirana

A l'approche de la ville, d'immenses panneaux publicitaires d'enseignes mondialement connues bordent la route (marques de boissons, d'automobiles, de fastfoods, de banques, etc.). Des stations services toutes neuves alimentent en carburant de gros 4x4 tout neufs. La société de consommation est en marche... Nous repérons un grand centre commercial "City Park" et nous y arrêtons pour faire quelques courses, car c'est le premier hypermarché que nous rencontrons depuis notre entrée dans le pays ! Il est 11h et nous en ressortirons vers... 17h avec 2 chariots remplis de courses, 4 grands sacs de vêtements ainsi qu'un aspirateur ! Les prix sont tellement attractifs qu'il est difficile de ne pas se laisser tenter ! Plusieurs enseignes connues se trouvent dans ce centre commercial, comme par exemple "Intersport", où nous achetons 3 ensembles de ski que nous devions renouveler (vestes, pantalons, gants et bonnets) à environ moitié prix des tarifs pratiqués dans la même enseigne en France ! Vu l'heure tardive et comme il fait déjà nuit, nous demandons à l'accueil du centre commercial s'il est possible de rester dormir sur le parking . Après quelques minutes d'attente, la hiérarchie donne son accord. Nous finissons donc la soirée dans le centre commercial qui ferme ses portes à 22h, ce qui nous permet de dîner au fastfood du centre commercial (repas complet avec boisson à 5 €), de profiter du WiFi gratuit et Yann est ravi de pouvoir se défouler dans les grandes aires de jeux pour enfants ! La nuit, le parking est fermé et est gardé. Pour information : 1 an après, suite à nos conseils, Soize et René, des amis camping-caristes ont également souhaité y passer la nuit, mais cela leur a été refusé. Ils se sont finalement placés sur le parking de l'université "Vitrina", situé à côté du centre commercial.

Chiffre de la journée : 110 km parcourus

Nous nous rendons en camping-car au centre de Tirana (ou Tiranë), la capitale de l'Albanie. Cette grande ville albanaise n'attire pas vraiment les touristes et fait pâle figure devant Berat ou Gjirokastër. Nous n'y avons passé qu'une heure, mais la ville nous a semblé agréable avec ses nombreux parcs et étonnamment propre par rapport au reste du pays ! Comme dans de nombreuses capitales, elle est un mélange de bâtiments anciens et de constructions récentes et modernes.

Où dormir à Tirana

En tant que capitale, Tirana est bien fournie en hébergements de tous genres.

Place Skanderbeg

Nous garons notre camping-car à côté de la place Skanderbeg ou (Sheshi Skënderbej) . Malheureusement, la place est en plein travaux. Ces derniers ont apparemment débuté en mars 2010 et sont toujours en cours en novembre 2011... Nous faisons tout de même le tour de la place à pied, à travers les gravas. Nous nous dirigeons ensuite vers la Tour de l'Horloge construite en 1821, puis vers la mosquée Et'Hem Bey située juste à côté de la Tour de l'Horloge. Malheureusement pour nous, des échafaudages masquent complètement la grande mosaïque qui décore la façade du Musée National Historique . Au centre de la place se trouve une statue équestre en bronze de Skanderbeg. De jolis bâtiments sont colorés en rouge, jaune et blanc. Non loin de la place, il y a une spectaculaire cathédrale orthodoxe moderne qui vaut le coup d'œil.

La Pyramide

A 500 m de la place Skanderbeg se trouve un monument en forme de pyramide . Ancien mausolée d'Enver Hoxha, la Pyramide est aujourd'hui utilisée comme salle d'exposition. Quant à la sépulture d'Enver Hoxha, elle se trouve dans une simple tombe au cimetière des martyrs de la nation. Les jeunes s'amusent à escalader la Pyramide, ou plutôt, ils montent à pied la pente raide et une fois en-haut, la descente est en général acrobatique car cela glisse beaucoup. Initialement, du marbre recouvrait la Pyramide et c'était encore plus glissant !

Plus de photos de Tirana...


Kruja

Nous quittons Tirana par la route SH1 en direction du nord. A Fushë-Kruje, nous prenons la nationale SH38 jusqu'à Kruja (ou Krujë). La route est sinueuse. Une fois arrivés dans la ville, nous souhaitons rejoindre le château de Kruja . Pour y accéder, la route grimpe sérieusement dans la ville et nous devons faire attention aux nombreux sens unique ! Au château, nous constatons que le stationnement est très limité, mais trouvons, grâce à des panneaux, un petit parking privé payant et tenu par un jeune albanais . Celui-ci nous annonce le tarif de 1000 ALL, soit 7 EUR mais à ce prix-là, nous préférons trouver un autre stationnement. Au moment de redémarrer, le jeune descend son tarif à 500 ALL (3,50 EUR)... Nous acceptons mais il nous annonce que c'est le prix pour 1 heure de stationnement ! Autrement dit, un tarif plus cher que chez nous en France ! Nous savons que nous sommes des touristes, mais tout de même... Nous refusons et il cède à 500 ALL pour 3 heures. Nous acceptons sans gaieté de cœur car cette négociation ne s'est pas faite avec le sourire (et le prix nous paraît encore excessif). C'est la première fois que nous ressentons cela en Albanie, alors que partout ailleurs, on nous avait annoncé des prix qui nous semblaient corrects et non le prix des touristes à plumer !

Nous nous promenons une petite heure dans l'enceinte du château ! Juste à côté, une ruelle piétonne est remplie de boutiques artisanales. Nous déjeunons dans l'un des 3 restaurants rattachés au château (5 EUR le repas complet avec boisson ; ).

Plus de photos de Kruja...


Nous quittons Kruja par la même route jusqu'à retrouver la route SH1, puis roulons plein nord, car nous nous apprêtons à quitter l'Albanie. Nous passons Lezhë. Plus au nord, nous nous posons pour la première fois dans un camping afin de profiter des douches et du WiFi ! Jusqu'à présent, nous prenions nos douches à l'extérieur de notre camping-car, en utilisant la douchette de l'espace salle de bain. Avec le grand soleil de ces derniers jours, c'était bien agréable ! Pour la première fois, il commence à pleuvoir. Donc, nous savourons la douche bien chaude du camping ! Il s'agit du camping "Albania" (camping aux normes européennes, tenu par des hollandais, Helen et Dick ; très propre ; piscine ; restaurant avec animation ; WiFi gratuit ; 12,50 EUR ; de nombreux coqs et poules se promènent dans le camping, de bons réveille-matin :o) ; situé dans le village de Barbullush, à l'écart de la route SH1 et à 25 km du Monténégro ; ; www ; ).

Climat en Albanie

En Albanie, les mois les plus secs et les plus chauds sont juillet, août et septembre. En été, il n'est pas rare que la température atteigne les 40°C ! Durant les autres mois, il pleut davantage qu'en France sur les mêmes mois. Cependant, durant les mois d'hiver, le froid est nettement moins rigoureux qu'en France. La meilleure période pour visiter l'Albanie est donc l'été ou autour de l'été pour éviter la chaleur. Pour davantage de précision sur le climat, vous pouvez consulter notre fiche climat de l'Albanie.

Chiffre de la journée : 120 km parcourus

Nous venons de passer 1 semaine en Albanie, un pays qui nous était inconnu et qui nous apparaît comme étonnamment pauvre par rapport aux pays voisins. Nous n'avons rencontré aucun autre camping-car et que très peu de touristes (novembre). Il faut savoir que généralement, les touristes qui rejoignent par la route la Grèce ou la Turquie, sont réticents à traverser l'Albanie et préfèrent passer par l'Italie, puis prendre un ferry qui les débarquera directement en Grèce !


Autres lieux à découvrir !

Nous n'avons pas tout visité en Albanie et nous n'avons pas parcouru les régions montagneuses de l'Est du pays ou celles très montagneuses du nord du pays. Voici une petite liste de lieux que nous n'avons pas visités, mais qui sont certainement à découvrir, aux dires d'amis voyageurs :

La Riviera Albania, ou côte ionienne, avec ses nombreuses plages aux eaux turquoises. Cette magnifique côte se situe au sud de l'Albanie, allant de Vlora (ou Vlorë) jusqu'à la frontière grecque. La route SH8 longe toute la Riviera Albania et passe même un spectaculaire col à 1000 m d'altitude en plein Parc National Llogara. Après le col, en direction du sud, il y le village de Palasa avec une belle plage ; puis Dhermi dans un cadre magnifique de montagne et de mer ; la ville de Dhermi est belle et mérite une visite ; le joli village de Vuno situé en montagne, également ; la plage réputée de Jala, ainsi que la station balnéaire Himara (ou Himarë) et ses nombreuses plages ; en continuant vers le sud, Porto Palermo et la citadelle d'Ali Pasha ; vient ensuite le vieux village (quasiment abandonné avec environ encore 20 habitants) de Qeparo qui est apparemment à découvrir absolument : ce vieux village se trouve en hauteur , tandis que le nouveau Qeparo se trouve au bordure de la route et au bord de la mer (une route étroite en béton permet de rejoindre le vieux village, route certainement difficile pour un camping-car !) ; puis les villes de Saranda (ou Sarandë) et Ksamil. ; pour finir en beauté par le site archéologique de Butrint.

Le site archéologique de Byllis situé entre Gjirokastër et Fier : de magnifiques ruines de la ville antique de Byllis du 3e siècle avant J.-C., situé sur une colline à 500 m d'altitude. Malheureusement, son accès est difficile (piste).

Le monastère d'Ardenica (ou Ardenicës) , situé à quelques kilomètres de Fier.

Le lac Ohrid, marquant la frontière avec la Macédoine : faire le tour du lac en passant les deux postes de frontières Albanie/Macédoine est apparemment intéressant, en raison des beaux paysages de montagnes et du lac, mais aussi les petits villages rencontrés, dont le village typique de Lin , côté albanais. Voici même un terrain de camping sur les rives albanaises du lac : "Camping Peshku", testé par Soize et René (situé au bord du lac Ohrid ; plage ; patron sympathique, aux petits soins avec les clients ; sanitaires assez moyens ; WiFi gratuit, mais ce jour-là elle ne fonctionnait pas ; 10 EUR ; ). Le côté macédonien du lac Ohrid semble très intéressant touristiquement, alors pourquoi ne pas faire une incursion en Macédoine. Les tarifs en Macédoine semblent similaires à ceux en Albanie. Exemple d'une visite en Macédoine, à 900 m après la frontière, il y a le monastère Saint-Naum .

La ville de Shkodar (ou Shkodër) , où les habitants aiment circuler à vélo, est très agréable à visiter. Sa citadelle Rozafa est intéressante . A l'Est de la ville, se trouve le grand lac Skadar (ou Shkodra, ou encore Shkodrës), qui marque la frontière avec le Monténégro.

Les Alpes albanaises, pour les amoureux de la montagne et de la randonnée, se trouvent dans l'extrême nord du pays. En pleine montagne, il y a aussi le Parc National de Thethi et le Parc National de la Vallée de Vallbona ; ou encore, une navigation sur le lac Koman , un lac artificiel formé dans une vallée étroite (entre 50 et 800 m de large) et très longue (plus de 30 km). Le lac Koman est utilisé pour relier deux lieux distants de plus de 30 km, via un ferry : une navigation certainement inoubliable qui dure environ 2h pour 3,50 EUR. Malheureusement, l'infrastructure routière des Alpes albanaises est dans un mauvais état et ce sont généralement des pistes. Un 4x4 est donc recommandé pour visiter cette partie du pays, aussi bien que pour rejoindre les Parc Nationaux que le lac Koman.


La suite de notre voyage

Nous quittons aujourd'hui l'Albanie sans omettre d'effectuer, au préalable, le plein de gasoil à 1,20 EUR le litre, car nous savons qu'au Monténégro, le prix du litre sera un peu plus élevé (aux alentours de 1,27 EUR). Nous faisons également le plein de fruits et de légumes.

Pour rejoindre le Monténégro, il y a deux postes de frontières. Le premier se trouve au nord du lac Skadar (ou Shkodra, ou encore Shkodrës), en direction de Podgorica (Monténégro), mais cette route nous a été indiquée en travaux. Le second poste de frontière se trouve au sud du lac Skadar, en direction d'Ulcinj (Monténégro) via une petite route. C'est cette seconde alternative que nous choisissons. Nous rejoignons tout d'abord la route SH1 puis, avant la ville de Shkodër (ou Shkodar), nous traversons un fleuve pour atteindre la petite route SH41. Cette route est étroite, relativement mauvaise, mais fort heureusement peu passante ! 12 km plus tard, nous arrivons à la frontière Albanie/Monténégro .

A la douane monténégrine nous devons nous acquitter d'une écotaxe de 10 EUR (une vignette à coller sur le pare-brise). Après que le douanier nous ait demandé où nous allons, nous passons cette frontière en 2 minutes chrono. Nous nous demandons alors où pouvait être la douane albanaise car nous venons d'entrer au Monténégro alors que nous n'avons eu aucun tampon de sortie d'Albanie sur nos passeports ! Concernant l'écotaxe de 10 EUR, nous avions eu connaissance de cette taxe à payer mais nous avions toutefois entendu dire que certains camping-caristes avaient été amenés à payer 20 EUR, alors même qu'il avaient un camping-car de moins de 3,5 tonnes (poids identique au nôtre) !

Côté Monténégro, la route SH41 devient la E851 et se trouve être encore plus étroite qu'en Albanie ! L'état de la route est, quant à lui, tout aussi mauvais qu'en Albanie ! De plus, la route devient de plus en plus sinueuse jusqu'à Ulcinj (Monténégro).

Pour connaitre la suite de notre aventure : Le tour du Monténégro

Chiffre de la journée : 70 km parcourus (30 km en Albanie + 40 km au Monténégro)


Informations complémentaires

Hébergements en Albanie
Billet d'avion pour l'Albanie
Liens et remerciements
  • Pour en savoir plus sur les camping-cars, depuis l'achat jusqu'au voyage : Voyager en camping-car
  • Nous remercions chaleureusement Soize et René, des amis camping-caristes rencontrés au Maroc, pour nous avoir communiqué leurs aires de stationnement et commentaires suite à leur voyage en Albanie qui s'est déroulé un an après le nôtre. Ils avaient eux-mêmes utilisé nos informations pour effectuer leur voyage.




Tourisme en Albanie et hébergements

L'Albanie nous a semblé en pleine émergence. Les plages et les sites touristiques sont aujourd'hui principalement fréquentés par les touristes albanais, kosovars ou macédoniens, dont les pays sont privés de mer. Toutefois, l'Albanie nous a semblé s'ouvrir au monde et attirer d'autres touristes étrangers ce qui lui permet d'accroitre son parc hôtelier qui devient de plus en plus fourni.

La chambres chez l'habitant se développent, comme c'est également le cas pour les auberges de jeunesse. Il existe quelques campings, mais la plupart restent très sommaires. Nous ne nous sommes posés qu'une seule fois sur un terrain de camping, le reste du temps, c'était en bivouac, au gré de nos envies ! Toutefois, il est à noter que le camping sauvage est officiellement interdit en Albanie !

Voici quelques emplacements de bivouacs (camping sauvage pour la nuit) repérés ou testés :

  • à Butrint, non testé (sur le parking en face du site archéologique et à côté du bac ; l'emplacement semble être sans problème, mais bruyant en raison des véhicules qui klaxonnent pour avertir le bac de leur intention de traverser ; attention aux moustiques en raison des marécages environnants ; ; ) ;
  • à Ksamil, testé par nous-mêmes (sur le bord d'une plage et proche des habitations ; nuit très calme ; ; ) ;
  • à Sarandë, testé par Soize er René, des amis camping-caristes (parking de l'hôtel "Mediteranea" ; simple parking avec eau et électricité ; à 300m de la mer ; vidange dans une bouche d'égout avec l'accord de la direction ; accès à la superbe piscine de l'hôtel ; bon restaurant ; WiFi gratuit ; 15 EUR la nuit ; ) ;
  • à Syri i Kalkër (Œil Bleu), non testé (plusieurs petits parkings ; certainement un bon emplacement pour un bivouac ; sûrement beaucoup de moustiques en raison des marécages environnants ; ) ;
  • à Gjirokastër, non testé (présence d'un parking dans la vieille ville ; route passante ; ) ;
  • à Apollonia, testé par nous-mêmes (sur le parking ou comme nous, sur un terrain vague à côté du parking avec l'autorisation du très sympathique directeur francophone du site archéologique ; nuit très calme ; ; ) ;
  • à Berat, repéré, et testé par Soize et René (petit parking à côté de l'entrée de la citadelle ; gratuit ; attention, pour y accéder, prendre la route du nord, car la route sud (celle qui longe la citadelle) est trop étroite, raide et glissante ; ) ;
  • à Berat, non testé (place de parking en bordure d'une route passante et de la rivière ; ) ;
  • à Tirana, testé par nous-mêmes, mais un an plus tard, Soize et René n'ont pas pu y bivouaquer (parking du centre commercial "City Park", après avoir demandé l'accord à la direction via le point info à l'entrée et à l'intérieur du centre commercial ; nuit calme ; situé à 12 km du centre de Tirana ; ; ) ;
  • à Tirana, testé par Soize et René (parking de l'université "Vitrina", situé à côté du centre commercial "City Park" ; avec l'accord des vigiles ; quelques aboiements de chiens errants pendant la nuit, quelques bruits de voitures, mais sinon pas de problème ; gratuit ; situé à 12 km du centre de Tirana ; ).


Transports en commun et voiture

Pour se déplacer à travers le pays ou dans les villes, il y a :

Le Bus :
Utiliser les transports en commun est la solution idéale pour rencontrer les locaux et se mêler à la population. Prendre le bus est la solution la plus économique pour se déplacer en Albanie. Les bus sont généralement très vieux et sont très souvent des 2e main récupérés dans les pays européens. Les trajet urbains sont très bon marché (20 ALL, soit 0,14 EUR).

Le Fourgon :
Le fourgon (ou furgon) est un moyen de déplacement interurbain et urbain très répandu en Albanie. Il peut s'agir d'une grande voiture, d'une camionnette ou d'un minibus, ces véhicules étant plus récents que les bus. Pour savoir où trouver un fourgon, demandez aux habitants. La destination d'un fourgon est généralement écrite sur un petit panneau placé derrière le pare-brise, ou alors elle est criée par le chauffeur ou son coéquipier. Pensez toujours à demander le tarif avant de monter à bord. Le fourgon part en général lorsqu'il est plein. Il n'est pas rare que l'on entasse les gens dans ce type de transport.

Le Taxi :
Le réseau de taxi est bien développé en Albanie. Pensez toujours à demander le tarif avant de monter à bord.

La Voiture :
Louer une voiture ou venir avec son propre véhicule est certainement la solution idéale pour visiter l'Albanie, si l'on n'a pas peur de conduire en Albanie. Les routes ne sont pas très bonnes et les albanais ne conduisent pas comme en France - lire "Etat des routes et conduite" - en dehors de cela, le prix du carburant est bon marché - lire "Prix du carburant". Louer une voiture se fait sans problème et n'est pas très cher. Si vous désirez venir avec votre propre véhicule, lire "Comment rejoindre l'Albanie". L'utilisation d'un 4x4 apportera un certain confort de conduite compte tenu de l'état des routes et vous permettra d'accéder à des lieux difficiles d'accès à bord d'un véhicule ordinaire.


Données clés du voyage

Pays visité : Albanie
Villes ou villages visités : Gjirokastër - Berat - Tirana - Kruja
Sites visités : Butrint - Syri i Kalkër - Apollonia
Le voyage : du 31 octobre au 7 novembre 2011 (7 jours)
Hébergements : Bivouac - Camping
Moyen de transport : Camping-car
Nombre de personnes : 3 (Emmanuelle, Gilles et Yann (4 ans) )
Langues utilisées : Anglais
Taux de change moyen au moment du voyage : 1 EUR (Euro) = 139 ALL (Lek) = 1,40 USD (Dollar américain)
Distance parcourue : 560 km

Conclusion - Pourquoi aller en Albanie ?

L'Albanie est à découvrir et nous sommes très heureux d'avoir parcouru ce pays méconnu. L'Albanie est un petit pays qui de ce fait a peu à offrir aux touristes, mais certains de ces endroits valent largement le voyage, je pense par exemple à Berat. Ce que nous avons aimé, c'est la possibilité de bivouaquer facilement et sans être inquiétés, mais également le coût de la vie largement inférieur à celui en France, en Grèce (pays voisin) ou au Monténégro (pays voisin). Ce que nous avons moins aimé, ce sont les décharges sauvages que nous avons vues un peu partout dans le pays (bord de route, lit de rivières, dans les villages), ou encore les poubelles qui débordent , et ce, même au pied de la citadelle de Berat, Patrimoine Mondial de l'Unesco . Cette situation est un réel problème pour le pays et nous espérons que cela changera dans les années à venir. Nous gardons également en mémoire de belles images insolites comme la rencontre avec des gardiens de dindons, d'anciens tracteurs ou encore des champs pétrolifères d'un autre temps, toujours en fonction !

J'espère que le résumé de notre voyage vous aura donné envie de découvrir ce très joli pays, encore méconnu et pourtant si proche de chez nous ! Si vous souhaitez d'autres précisions pour vos futurs voyages n'hésitez pas à poser vos questions dans notre forum !

Merci de votre intérêt et bon vent !

Gilles

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