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Carte Bosnie-Herzégovine

Bosnie-Herzégovine

Traversée de la Bosnie‑Herzégovine

A bord de notre camping-car, nous nous sommes arrêtés par deux fois en Bosnie-Herzégovine :

La première fois en 2011 : depuis le Sud de la Croatie, nous sommes entrés dans le pays par la frontière la plus proche de Mostar, ville située au sud du pays, . Cela faisait 3 mois que nous étions sur les routes et après avoir séjourné en Turquie, c'est sur le chemin du retour que nous sommes passés par la Bosnie-Herzégovine, notre itinéraire ayant été le suivant : Allemagne (2 jours) - Autriche (4 jours) - Hongrie (4 jours) - Roumanie (7 jours) - Bulgarie (1 jour) - Turquie (36 jours) - Grèce (26 jours) - Albanie (7 jours) - Monténégro (8 jours) - Croatie (1 jour).

La seconde fois, en 2013 : nous sommes entrés en Bosnie-Herzégovine par une frontière située au nord du pays, et ce, depuis le Nord-Est de la Croatie. Après avoir passé l'Allemagne (2 jours), l'Autriche, la Slovénie (13 jours) et la Croatie (1 jour), nous avons rapidement passé la douane en présentant juste notre carte d'identité. De ce côté de la Bosnie-Herzégovine, le dépaysement est total car tout est très vieux et délabré, en commençant par le vieux pont qui traverse la rivière Save (ou Sava en bosnien ou en croate) et qui marque la frontière .

Bien que ce voyage ait été réalisé en camping-car, ce récit s'adresse à tout le monde, que vous soyez motorisé ou non...

L'itinéraire

Itinéiare de notre voyage effectué en 2013


Mode d'emploi de la carte
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Comment rejoindre la Bosnie-Herzégovine

Avec son propre véhicule :
Il n'y a pas de difficulté pour rejoindre la Bosnie-Herzégovine avec son propre véhicule, si ce n'est la distance importante qui sépare les deux pays. Les villes de Paris et Sarajevo sont distantes de près de 1 800 km (Sarajevo est la capitale de la Bosnie-Herzégovine). La Bosnie-Herzégovine ne fait pas partie de l'UE (Union Européenne), mais son accès ne pose généralement pas de problème. Il est nécessaire de vérifier si votre assurance automobile souscrite en France est valable pour la Bosnie-Herzégovine (présence du code BIH (non barré) sur votre carte verte), car ce n'est pas toujours de cas chez tous les assureurs français. Dans le cas contraire, voyez avec votre assureur ou souscrivez une assurance complémentaire pour ce pays, depuis la France ou sur place (à souscrire à la frontière). L'un des itinéraires les plus courts depuis Paris passe par l'Allemagne (UE), l'Autriche (UE), la Slovénie (UE) et la Croatie (UE). Attention toutefois si vous décidez de passer par l'Allemagne, car une règlementation stricte concernant les pneus neige y est appliquée durant la saison hivernale. Il est donc nécessaire de s'informer au préalable sur ce point-là avant de débuter son parcours. Il est également possible de passer par la Suisse et l'Italie.

En avion :
Il est bien entendu possible de rejoindre la Bosnie-Herzégovine beaucoup plus rapidement en avion.

Pour une raison de lisibilité de ce récit, nous placerons les lieux visités du nord au sud, chronologie qui correspond plutôt à notre deuxième voyage en Bosnie-Herzégovine (effectué en 2013).

Frontières, Douanes et Visa

Les pays frontaliers de la Bosnie-Herzégovine sont la Croatie (UE), le Monténégro et la Serbie. Les postes de frontière et de douane sont nombreux et existent avec tous ces pays frontaliers.

La Bosnie-Herzégovine ne fait pas partie de l'UE (Union Européenne) mais son accès ne pose pas de problème pour les ressortissants français. Une carte d'identité ou un passeport suffisent et aucun visa n'est nécessaire pour les séjours inférieurs à 3 mois. Un passeport est cependant recommandé. Si vous entrez avec un passeport, vérifiez bien que le passeport ait été tamponné à l'entrée et à la sortie du pays ! Les passages de frontière se font généralement rapidement, avec parfois quelques questions des douaniers concernant l'objectif du voyage. Informations actualisées en 2014 ; pour obtenir une information récente : Ministère des Affaires étrangères.

Dès notre entrée dans le pays, nous effectuons le plein de gasoil car ici, le carburant est un peu moins cher qu'en Croatie. Lors de notre dernier passage en 2013, le gasoil était à 1,12 EUR/l, soit environ 0,20 EUR de moins qu'en France et 0,07 EUR de moins qu'en Croatie.

Monnaie
La Bosnie-Herzégovine a sa propre monnaie, le Mark convertible, codifiée par les lettres BAM ou KM. Comme dans la plupart des pays, il est toujours plus intéressant de payer avec la monnaie locale, plutôt qu'en Euro ou en Dollar américain. Il est en effet parfois difficile de payer les petits commerçants en Euro. Quant aux stations essences, elles acceptent généralement les Euros. Changer des Euros en Marks peut se faire à la frontière, à un aéroport ou dans une banque du pays.

La Bosnie-Herzégovine est un pays majoritairement musulman : une rencontre avec l'orient, marquée par les nombreux minarets et mosquées. La pauvreté est bien visible, ainsi que de nombreuses traces de la dernière guerre des Balkans.

Nous sillonnons des routes en bon état, surtout lorsque l'on reste sur les routes nationales principales. Grâce à une carte routière "Europe" et un GPS Tomtom sur iPhone, nous trouvons facilement la route à suivre.

Les routes bosniennes
Les routes principales bosniennes sont généralement en bon état. Les tunnels sont, quant à eux, très vieux, étroits et peu ou pas éclairés. Les quelques autoroutes sont à péage. Les limitations de vitesse sont les suivantes : 120 km/h sur les autoroutes, 80 km/h sur les routes nationales et 60 km/h en zone habitée. Le nom des villes sur les panneaux routiers est écrit en deux langues : l'une dans notre alphabet, l'autre en cyrillique et dans certaines régions nous avons pu constater que l'une des deux langues est parfois taguée. Attention à conduire avec prudence car les bosniens ont une conduite différente de celle des français.

Les paysages sont tout d'abord plats, puis deviennent montagneux. Sur la route, nous nous arrêtons pour déjeuner dans l'un des nombreux restoroutes fréquentés par les routiers et nous en profitons pour goûter quelques plats locaux.

Spécialités culinaires

La cuisine bosnienne est une cuisine méditerranéenne, influencée par la cuisine turque. Parmi les mets traditionnels, il y a le japrak (ou japraka, ou encore sarma), une feuille de vigne fourrée de riz et d'épices ; le ćevapi (ou ćevapčići) qui est un rouleau de viande hachée, servi avec des frites, légumes grillés et pain turc (qui peut se manger sous la forme d'un sandwich kebab) ; le burek (ou börek), un feuilleté garni de différents ingrédients (en général avec de la viande) ; le kačamak (ou kachamak, ou encore cicvara), un plat végétarien composé de semoule de maïs (polenta) ou de blé, lait, fromage et parfois des pommes de terre, servi chaud et avec du yaourt fait maison.

En dessert traditionnel, on trouve le baklava (ou baclava (d'origine turque ou grecque) ) qui est un feuilleté fourré de fruits secs finement moulus, souvent enrobé de miel, de caramel ou de citron ; le tufahija (ou tufahije) une pomme cuite au four ou une compote de pommes garnie de biscuits émiettés, de noix et de crème fouettée.


Maglaj

De la route, nous remarquons des ruines qui se dressent sur le sommet d'une montagne : il s'agit du fort de Maglaj (ou Trvdava Maglaj, Trvdava signifiant forteresse, bastion ou fort). Nous nous garons au bas de la forteresse. A pied, Gilles rejoint seul le fort par une ruelle très raide qui jouxte une ancienne mosquée rehaussée d'un minaret en bois. L'accès au fort (qui est partiellement aménagé) est gratuit. Il présente peu d'intérêt mais offre une belle vue sur la ville de Maglaj. Gilles a rencontré des locaux sur le site qui l'ont prévenu qu'il y a beaucoup de serpents dans la région et qu'il faut donc être vigilant !

Plus de photos de Maglaj...


Sarajevo

Nous continuons notre route vers le sud et empruntons notre première autoroute bosnienne, encore en construction, mais déjà empruntable sur certains tronçons (A1 ; péage). Les paysages deviennent toujours plus montagneux.

Nous arrivons à Sarajevo, la capitale de Bosnie-Herzégovine, qui est entourée de montagnes. Sarajevo a fait parler d'elle lors des Jeux Olympiques d'hiver de 1984 qui se sont déroulés à proximité de cette ville, mais aussi en raison de la guerre des Balkans (ou de Yougoslavie). Aujourd'hui, la Yougoslavie n'existe plus car elle a été démantelée en plusieurs pays, dont la Bosnie-Herzégovine.

De la Yougoslavie à la Bosnie-Herzégovine
La Bosnie-Herzégovine est un pays récent, issu de l'ex-Yougoslavie. Dans les années 1990/1991, la Slovénie et la Croatie se détachent de la Yougoslavie. Le gouvernement yougoslave refuse cette scission et s'engage alors dans une guerre. La Bosnie-Herzégovine se retrouve dans une situation délicate car la population est divisée entre ceux qui souhaitent rester attachés à la Yougoslavie (pour la majorité des serbes) et ceux qui souhaitent l'indépendance (pour la majorité des croates et des bosniaques). Un référendum a lieu en 1992, mais il est boycotté et aboutit à un résultat qui penche pour l'indépendance. Tout le monde ne l'entend pas ainsi et des milices se forment. La guerre ethnique et religieuse (musulmans contre chrétiens) est inévitable. Les bosniaques sont de majorité musulmane et les croates et serbes de majorité chrétienne, catholiques et orthodoxes. L'armée yougoslave se déploie à Sarajevo et dans d'autres villes pour protéger les serbes et isoler les musulmans : c'est le début de la guerre ! La guerre se généralise dans toute la Bosnie-Herzégovine. Dans les régions sous le contrôle des serbes, les bosniaques et les croates subissent l'apartheid ainsi que de nombreuses violences ! Dans d'autres régions, c'est l'inverse ! La violence se déchaîne aussi entre croates catholiques et bosniaques musulmans (combats de Mostar). L'ONU intervient. La Guerre durera environ 5 ans, fera environ 100 000 victimes, 2 millions de personnes déplacées et une Bosnie-Herzégovine indépendante. Ce pays est alors appelé Bosna i Hercegovina en bosnien (en français : Bosnie-Herzégovine, Bosnie-et-Herzégovine ou République de Bosnie-Herzégovine). Ce nom de pays unit deux régions : la Bosnie et la Herzégovine. Les habitants sont des bosniens. Ceux qui sont de tradition musulmane sont des bosniaques. Le terme bosniaque est cependant davantage utilisé. On y pratique trois langues : la langue bosnienne, la langue croate et la langue serbe.

Aujourd'hui, le pays s'est ouvert et il est possible de le visiter. Nous nous dirigeons donc vers le centre historique de Sarajevo. Pour cela, nous devons traverser toute la capitale en suivant les 10 km de l'artère principale de la ville, parcourus également par de nombreux tramway (ou tram).

Nous remarquons très vite les stigmates de la guerre des Balkans sur les vieux bâtiments encore debout, parfois encore habités, parfois abandonnés. La circulation dans la ville est assez importante.

Nous arrivons au centre historique de Sarajevo, qui se trouve encaissé dans une vallée et nous stationnons notre camping-car sur l'un des parkings situé à deux pas du centre historique (parking ouvert ; 1 BAM/heure, à payer à la personne qui a une sacoche, soit 0,51 EUR/h ; payant de 7 à 20h ; situé devant la bibliothèque ; ; ). Nous demandons au gardien si nous pouvons passer la nuit sur le parking : celui-ci nous dit que c'est gratuit pour la nuit, mais qu'il n'y aura aucune surveillance, puisque qu'il rentrera chez lui à 20 h et que le parking n'est pas fermé. Il nous dit même qu'il faut bien fermer le camping-car et ne rien laisser de valeur. Le parking nous semble calme car la route passante est un peu plus loin et qu'il n'y a ni tramway, ni train à proximité, juste des minarets et des véhicules qui stationnent sur le parking jour et nuit. Nous sommes donc les seuls à dormir là et nous remarquons que les locaux sont surpris et curieux de nous voir ici ! Le parking est idéalement situé pour la visite du centre historique. Comme il est déjà 17h, nous ne payons que 3 BAM pour le temps passé jusqu'à 20h, puisque la nuit est gratuite. Dans un premier temps le gardien est assez froid, puis il devient sympathique et finit même par ne pas nous faire payer l'heure de stationnement du lendemain matin.

Il est déjà 17h, mais cette fin de journée nous suffit pour visiter le centre historique, ainsi que les hauteurs de Sarajevo.

Nous découvrons dans le centre historique de nombreuses mosquées, des églises, un marché couvert, la place aux pigeons ainsi que la bibliothèque. La visite de certains édifices est payante. Le centre historique est réservé aux piétons, ce qui rend sa visite fort agréable.

La bibliothèque Vijećnica était un bâtiment remarquable de Sarajevo, mais celle-ci a malheureusement été détruite durant la guerre des Balkans et plus de 2 millions de livres et journaux ont disparu dans les flammes (il y aurait eu un acharnement particulier à détruire ce bâtiment et son contenu). A notre passage, la bibliothèque était en cours de reconstruction.

A pied, nous nous dirigeons ensuite vers les hauteurs de Sarajevo où nous observons la ville au coucher du soleil. En montant, nous passons à proximité de l'un des nombreux cimetières musulmans de la ville. Nous nous arrêtons dans la montée au niveau d'un belvédère aménagé où de nombreux bosniens se retrouvent pour discuter . Nous avons une magnifique vue d'ensemble sur la ville, sur les nombreux minarets, mais aussi des cimetières et même une belle église.

Nous regagnons le centre historique avant la nuit car une fois la nuit tombée, les ruelles s'animent. Les locaux se retrouvent dans la rue pour se promener ou y dîner. De nombreux restaurants ont d'ailleurs disposé leurs tables dans les ruelles piétonnes et proposent des repas traditionnels.

Plus de photos de Sarajevo...

Ensuite, il est temps pour nous de nous coucher dans notre camping-car stationné sur le parking. Nous serons bercés par l'appel à la prière , puis la nuit sera calme.

Où dormir à Sarajevo

Pour les camping-cars, il y a la possibilité de passer la nuit sur un parking situé à côté du centre historique (parking ouvert ; 1 BAM/heure, à payer à la personne munie d'une sacoche, soit 0,51 EUR/h ; payant de 7 à 20h ; gratuit la nuit, mais il n'y a aucune surveillance ; le parking n'est pas fermé ; au calme, en dehors des voitures qui s'y garent le soir ; idéalement situé pour la visite du centre historique ; situé devant la bibliothèque ; ; ).


Le lac Jablanica et les Gorges de la Neretva

Tôt le matin, nous quittons Sarajevo et reprenons la route vers le sud. Nous sommes entourés de montagnes et le paysage devient de plus en plus beau. Nous longeons le grand lac artificiel Jablanica (ou Jablaničko jezero, "jezero" voulant dire "lac") à la couleur vert émeraude.

Nous suivons maintenant le fleuve Neretva qui se faufile à travers les gorges et nous offre un magnifique panorama !

Nous passons plusieurs vieux tunnels assez étroits.

Plus de photos du lac Jablanica et des gorges de la Neretva...


Mostar

Nous arrivons ensuite à Mostar, une ville que nous avions déjà visitée en 2011. Nous nous garons sur le même parking qu'en 2011, du nom de "Campanile" (5,10 EUR/jour, voiture ou camping-car ; parking fermé par une barrière automatique avec ticket ; possibilité d'y passer la nuit (dans son camping-car) sans supplément de prix ; toilettes payantes ; restaurant ; WiFi gratuit ; situé à 10 mn à pied du centre historique ; repérable de loin grâce à un grand clocher d'église qui se trouve à côté du parking ; c'est un parking où stationnent les cars touristiques ; ; ). Il y a un autre parking, un peu plus proche du centre historique (1 EUR/h pour une voiture ; 1,50 EUR/h pour un camping-car ; possibilité d'y passer la nuit (dans son camping-car) pour 20 EUR ; ; )

Où dormir à Mostar

Pour les camping-cars, il y a la possibilité de passer la nuit sur un parking à Mostar. Le parking "Campanile" (5,10 EUR/jour les 24h ; parking fermé par une barrière automatique avec ticket ; toilettes payantes ; restaurant ; WiFi gratuit ; situé à 10 mn à pied du centre historique ; repérable de loin grâce à un grand clocher d'église moderne qui se trouve à côté du parking ; ; ). Un autre parking, un peu plus proche du centre historique : tarif à négocier, car visiblement fixé à la tête du client ; le gardien nous annonce 20 EUR pour 24h de stationnement (pour un camping-car), un tarif qui nous semble exorbitant en comparaison de ce que nous avons payé jusqu'à présent ! ; ; .

Mostar est certainement le lieu le plus touristique de Bosnie-Herzégovine et comme cette ville ne se trouve qu'à 44 km de la frontière sud de la Croatie, de nombreux tours, proposés en Croatie, incluent la visite de Mostar. Cette ville a un lourd passé suite à la guerre des Balkans, au début des années 90. Sans entrer dans les détails, on retient ici que la guerre a été sanglante. Aujourd'hui, on y vient surtout pour voir le Pont de Mostar. Le pont initial, appelé Vieux Pont (Stari Most en bosnien) a été construit en 1566. Ordonnée par le sultan Soliman le Magnifique, la construction du pont a été un symbole de paix et de tolérance réunissant l'Est et l'Ouest. Le Stari Most est d'architecture en dos d'âne, une technique utilisée à l'époque, lui conférant une grande solidité. Ainsi, le pont a résisté à (presque) toutes les guerres ainsi qu'aux forces de la nature, mais il est malheureusement détruit le 9 novembre 1993... il avait 427 ans ! Longtemps après la guerre, avec l'aide de l'Unesco, le pont a été reconstruit à l'identique, en réutilisant au maximum les pierres d'origine (voir l'histoire du pont de Mostar du dernier siècle en vidéo).

Outre ce pont magnifique, les maisons traditionnelles, placées sur les deux rives du fleuve, ont elles aussi une architecture exceptionnelle ! Ce quartier historique a été classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 2005. Lors de notre première visite, nous avions de belles couleurs automnales (novembre 2011). La deuxième visite se fait en plein été, avec une température bien plus élevée, mais surtout avec beaucoup plus de touristes (juillet 2013).

Les stigmates de cette terrible guerre sont encore visibles et l'on peut toujours apercevoir, sur certaines maisons, les impacts des tirs. D'autres maisons sont restées en l'état, inhabitées, le toit détruit et les murs impactés, comme pour nous rappeler les moments difficiles qu'à connu la population de cette ville, et ne pas oublier les dommages, aussi bien humains que matériels, que peuvent causer la guerre.

Nous retournons déjeuner dans le même restaurant qu'il y a deux ans, certes touristique, mais bon. Il s'agit du "Šadrvan" (propose de nombreux plats et notamment des mets locaux ; situé à coté du pont de Mostar ; www ; ).

Avant de quitter Mostar, nous nous arrêtons dans un supermarché (déjà repéré il y a deux ans de cela) pour y faire quelques courses et nous approvisionner pour la suite du voyage. En effet, il est intéressant de faire des achats en Bosnie-Herzégovine, car c'est moins cher qu'en Croatie et surtout beaucoup moins cher qu'en France ! Il s'agit d'un supermarché "Interex" à côté duquel se trouve un magasin "Obi" dans lequel nous avions acheté, il y a 2 ans de cela, des guirlandes de Noël ! Nous effectuons également des achats alimentaires dans les différents marchés des villes et villages, au gré du hasard, ou tout simplement sur le bord de la route, où de petits stands proposent des produits locaux à des prix défiant toute concurrence !

Plus de photos de Mostar...


Blagaj Tekija

En 2011, nous nous étions rendus à Blagaj, citée médiévale située à seulement 11 km de Mostar. Juste à côté du village, une magnifique maison datant du 16e siècle est ouverte aux visiteurs. Cette "Maison des Derviches", appelée Tekija, est d'architecture ottomane et semble accrochée à la falaise, ce qui confère au site un charme tout particulier. Tout à côté, la rivière Buna s'écoule d'une grotte où elle prend sa source.

Plus de photos de Blagaj Tekija...

Pour la nuit, nous nous posons dans le village même de Balgaj, au camping "Mali Wimbledon". Nous sommes seuls sur le camping, et en ce mois de novembre, la température du soir est négative ; nous nous revigorons grâce aux bonnes douches chaudes !

Où dormir à Blagaj

Il y a plusieurs campings à Blagaj :

  • "Mali Wimbledon", où nous avons logé (très bon accueil ; bien équipé ; terrain de tennis ; ; ) ;
  • "Aganovac River Camp" ;
  • "AutoCamp Blagaj"
  • "AutoCamp Paradise Blagaj" .
Pour les camping-cars, il y aurait la possibilité (moyennant quelques Marks) de passer la nuit sur le parking situé à côté de Tekija (non testé).

Počitelj

En 2011, nous avions également visité le village de Počitelj. Situé à seulement 14 km de la Croatie, ce beau petit village se trouve sur la route en direction de Mostar. Difficile à manquer car il est repérable par son ancienne tour et ses belles maisons aux toits couverts de lourdes pierres grises. Nous passons 2 bonnes heures à découvrir le bourg qui a été construit à flanc de montagne... donc ça grimpe beaucoup ! L'accès est gratuit. D'en-haut, la vue sur le fleuve Neretva est magnifique !

Plus de photos de Počitelj...


Nous arrivons au sud de la Bosnie-Herzégovine. La délimitation des frontières est curieuse mais compréhensible car elle permet à la Bosnie-Herzégovine d'avoir un accès à la mer, avec environ 20 km de côtes. Pour rejoindre cette côte, nous devons faire un bout de route en Croatie. Le passage de la frontière Bosnie-Herzégovine/Croatie se fait sans problème.

Nous arrivons dans le delta de la Neretva (Croatie). Le fleuve Neretva prend sa source en Bosnie-Herzégovine et se jette ici en Croatie, dans l'Adriatique. La route rejoint ensuite les hauteurs et offre une belle vue sur le delta. Un peu plus loin, nous rentrons en Bosnie-Herzégovine. Cette configuration des frontières coupe la Croatie en deux, reliant les deux points par une route passante de 9 km.


Neum

A mi-chemin de la route reliant les deux parties de la Croatie, se trouve la ville de Neum, la seule ville maritime du pays et la seule station balnéaire de Bosnie-Herzégovine !

Où dormir à Neum

Neum se trouve à seulement 64 km de Dubrovnik (Croatie). Nous traversons par 3 fois cette partie bosniaque et à chaque fois, nous en profitons pour faire le plein de gasoil, car n'oublions pas que le carburant est moins cher en Bosnie-Herzégovine qu'en Croatie (payable en Euros ou en Marks). Quoique, s'agissant d'un lieu très passant (et obligatoire de la côte Adriatique) tous les tarifs sont plus élevés que dans le reste du pays ! Le prix du carburant se rapproche de ce fait de celui de la Croatie ! Payer en Euro est possible, mais le change plombera encore un peu davantage le tarif, ce qui conduira finalement à payer le même prix qu'en Croatie !

Nous ne faisons que passer à Neum en nous arrêtant tout de même pour prendre quelques photos.

Plus de photos de Neum...


Autres lieux

Nous n'avons passé que 2 x 1 nuit en Bosnie-Herzégovine et nous nous sommes contentés de visiter les principaux sites touristiques du pays. Toutefois, d'autres beaux endroits sont encore à découvrir comme les Chutes de Kravica (qui ressemblent aux chutes de Krka en Croatie), les Chutes de Jajce, le Lac Ramsko Jezero, ou encore le Parc National Una...


La suite de nos voyages

En 2011, arrivés par le sud du pays, nous sommes retournés sur nos pas pour regagner la Croatie et entamer notre retour en France.
En 2013, arrivés par le nord, nous avons traversé tout le pays pour nous rendre dans le Sud de la Croatie.

Pour connaitre la suite de nos aventures : Les incontournables de la Croatie.


Informations complémentaires

Hébergements en Bosnie-Herzégovine
Billet d'avion pour la Bosnie-Herzégovine
Liens

Données clés du voyage

Pays visité : Bosnie-Herzégovine
Villes et sites visités : Maglaj - Sarajevo - Lac Jablanica - Gorges de la Neretva - Mostar - Blagaj Tekija - Počitelj - Neum
Les voyages : du 16 au 17 novembre 2011 (1 nuit, lors du retour d'un voyage en Turquie)
du 24 au 25 juillet 2013 (1 nuit, lors d'un voyage en direction de la Croatie)
Hébergements : Camping - Bivouac
Moyen de transport : Camping-car
Nombre de personnes : 3 (Emmanuelle, Gilles et Yann (4 ans en 2011, 6 ans en 2013) )
Langues utilisées : Anglais
Taux de change moyen au moment du voyage de 2013 : 1 EUR (Euro) = 1,96 BAM (Mark convertible) = 1,32 USD (Dollar américain)
Distance parcourue : 87 km en 2011 ; 400 km en 2013

Conclusion

Nous n'avons visité qu'une petite partie de la Bosnie-Herzégovine et nous nous sommes concentrés sur les principaux sites qui nous semblaient intéressants. En dehors de Mostar, le tourisme est encore peu développé dans le pays.
La Bosnie-Herzégovine est pauvre et la population réservée et peu souriante. Nous avons souvent acheté des fruits et légumes sur des stands situés au bord de la route, et même là, les mercis et les sourires des locaux étaient rares.
L'empreinte de la guerre est certainement encore bien présente dans les esprits de chacun mais de nombreuses nouvelles constructions montrent que la vie du pays et les mentalités sont en train de changer.
Il nous a été difficile de nous faire une idée d'ensemble de la Bosnie-Herzégovine en si peu de temps, mais le pays mérite que l'on s'y attarde !

J'espère que ce pays méconnu touristiquement vous aura plu ! Si vous souhaitez d'autres précisions pour vos futurs voyages n'hésitez pas à poser vos questions dans notre forum !

Merci de votre intérêt et bon vent !

Gilles

Toutes les photos de la Bosnie-Herzégovine...